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ENSEMBLE 05 - Page 6

  • absentéisme, symptôme de la souffrance au travail.

    Pourquoi l'absentéisme du personnel de la ville de Gap (CCAS et communauté d'Agglo compris) pousse Roger Didier et son équipe à lancer « un plan de lutte contre l'absentéisme » ? Parce que les chiffres ont augmenté depuis 2011 et que nous sommes au-dessus de la moyenne de la strate des villes équivalentes.

    Deux points de vue sont possibles :

    - On peut penser à une dégradation importante des conditions de travail et essayer de les améliorer.

    - On peut entrer dans le jeu du dénigrement systématique, style « ils-elles se la coulent douce », « ils-elles ne sont pas vraiment malades » etc.. et être dans la suspicion de fraude.

    Ces deux attitudes engagent une conception de la nature de l'être humain. La première pense que les personnes veulent se réaliser dans leur travail et en retirer des satisfactions : si elles sont malades, c'est qu'elles souffrent au travail. Nous nous situons dans cette perspective.

    La deuxième croit que les personnes ne travaillent que parce qu'elles y sont contraintes et qu'elles n’attendent rien de leur travail : si elles sont absentes, c'est qu'elles fraudent...

    Qu'est ce qui fait qu'un-e fonctionnaire territorial-e va s'impliquer dans son travail et qu' il/elle  ne va pas être absent-e ? Et s'il y a des absences comment appréhender leurs causes ?

    Quelle est la situation à la ville de Gap ? Nous examinerons quatre points, le statut des fonctionnaires, leur temps de travail, le contenu de leur travail et la question du salaire.

    1 - Son statut : si elle est titulaire, la personne sera plus sécurisée.

    Or à la ville de Gap (CCAS et Communauté d'Agglo compris) nous constatons  :

    - Le recours systématique à du personnel d'intérim du Centre de gestion : ceux-ci sont payés à la journée et subissent des mois incomplets.

    - Il reste du personnel contractuel notamment dans la communauté d'agglomération.

    2 – Son temps de travail : s'il/elle a des horaires fixes, il/elle sera stabilisé-e; s'il/elle peut choisir d'avoir un temps partiel à 80% et à 90% rémunéré correctement, il/elle pourra travailler et élever ses enfants. Si il/elle peut choisir son heure d'arrivée et de départ, il/elle pourra habiter hors Gap et cesser d'être la cause des "embouteillages"...

    Or à la ville de Gap (CCAS et Communauté d'Agglo compris) on constate :

    - La multiplication des horaires coupés : le/la salarié-e précaire vient travailler 3 fois 1h ou 2 h par jour.

    - Un temps de travail qui est changé arbitrairement et successivement dans certains services comme à l’État civil et au guichet unique.

    - Que la possibilité d'avoir un temps partiel rémunéré correctement a été supprimée.

    - Les horaires sont rigides

    3 – Le contenu de son travail : s'il-elle aime ce qu'il-elle fait, n'est pas harcelé-e par un supérieur hiérarchique ou par un-e élu-e qui fait régulièrement le point sur ses tâches, est formé-e à sa demande, a une progression salariale, est reconnu-e pour ses compétences : il/elle ne sera pas absent-e.

    Or à la ville de Gap (CCAS et Communauté d'Agglo compris) :

    - Les promotions ne sont pas claires et les critères subjectifs.

    - Les formations sont de moins en moins possibles (la compression du personnel entraîne un déséquilibre chaque fois qu'une personne part en formation).

    - Les services tournent à flux tendus : ceci entraîne parfois des exigences de la part des chefs de services irréalisables pour les salarié-es.

    - Le personnel est parfois dénigré par les chefs (H ou F) de services et par les élu-es. (Il y a actuellement des problèmes importants dans les EPHAD)

    4 – Les salaires : ils ne sont pas très élevés pour les catégories les plus basses, mais ils peuvent être améliorés par des primes.

    Or à la ville de Gap (CCAS et Communauté d'Agglo compris):

    - La prime de fin d'année qui était égale au SMIC n'a jamais été re évaluée et les contractuel-les ne la perçoivent qu'au bout de 5 ans.

    - Certain-es salarié-es n'ont pas de véhicules de fonction et se déplacent avec leur propre véhicule : ils/elles ne sont pas indemnisé-es.

    - Participation forfaitaire à la mutuelle santé : la ville de Gap n'y participe pas alors que le conseil départemental par exemple participe à hauteur de 10€ nets par mois. Dans le privé la participation est obligatoire.

    Le plan de Lutte contre l'Absentéisme ajoute à la dégradation des conditions de travail. Il met inéxorablement le feu aux poudres !

    Il veut traquer les absences abusives à l'intérieur de la catégorie des arrêts maladie ordinaires. Il jongle entre le flicage et la menace (suppression des indemnités), entre la délation encouragée et l'écoute (cabinet privé qui répondra au téléphone). S'il n'est pas dans l'illégalité, il est dans la suspicion et la répression systématique.

    Roger Didier, sous le prétexte de faire des économies, lutte contre les avantages acquis, multiplie les mises au placard, ne remplace pas le personnel sortant ou malade. Il n'a pas confiance dans son personnel, à part à quelques proches qui multiplient les fonctions. Ses remèdes pour lutter contre l'absentéisme vont aggraver la situation actuelle. Nous ne pouvons l'admettre !

     

    Joël Reynier , conseiller municipal et Communautaire « tous Capables Gauche »

     

     

  • LA FORTUNE DES 10 FRANCAIS LES PLUS RICHES A TRIPLE EN HUIT ANS

     

    Scandaleux ! La fortune des 10 Français les plus riches a triplé en à peine 8 ans...

    De gauche à droite voici le classement 2017 des Français les plus riches:

    1. Bernard Arnault (LVMH) : 38,6 milliards d’euros

    2. Liliane Bettencourt (L’Oréal) : 36,7 milliards d’euros

    3. Serge Dassault (Groupe Dassault) : 14, 9 milliards d’euros

    4. François Pinault (Kering ex-PPR) : 14,6 milliards d’euros

    5. Patrick Drahi (Altice) : 12 milliards d’euros

    6. Gérard Wertheimer (Chanel) : 10,9 milliards d’euros

    7. Alain Wertheimer (Chanel) : 10,9 milliards d’euros

    8. Emmanuel Besnier (Lactalis) : 10,5 milliards d’euros

    9. Xavier Niel (Iliad) : 7,5 milliards d’euros

    10. Vincent Bolloré (Groupe Bolloré) : 4,8 milliards d’euros

    TOTAL 161,4 milliards d’euros

    Dit autrement : 161 400 000 000 €

    Celles et ceux qui réfutent l’existence de la haute bourgeoisie n’ont qu’à bien se tenir. En pleine période de crise économique, entre chômage record et récession de la production, les Français les plus riches ont vu leur fortune littéralement exploser. La vitesse inouïe à laquelle le grand capital se développe creuse le fossé entre les classes sociales et confirme la domination de la caste des milliardaires sur l’outil productif français. Les ennemis du progrès social ont un visage, et le faire connaître relève d’un intérêt supérieur pour la nation et son avenir.

    Et ils ne s’en cachent même plus. Les Français les plus riches voient leur fortune gonfler à vue d’œil, tandis que la morosité imbibe toujours l’économie nationale. Sorti au début du mois dernier, le classement annuel du magazine Challenges étale les richesses d’une petite caste, si gigantesques qu’elles sont une injure pour le commun des travailleurs. En décryptant ces chiffres, la société française apparaît sous son vrai jour : un système capitaliste dans l’intérêt exclusif de la haute bourgeoisie, qui tire toujours ses abondantes ressources de l’exploitation de la classe ouvrière, donc vous...

    On nous parle de crise depuis des années, que la classe moyenne doit se serrer la ceinture et sacrifier nos vies à enrichir celles d'une minorité toute puissante. Que nous sommes responsables de l'évaporation de notre argent publique pendant qu'ils s'exilent dans les paradis fiscaux.

    En France, une PME est assujettie à 33,33% d’impôt sur les sociétés, elle en paye généralement 28% réellement, après application des crédits d’impôts ou abattements légaux ; alors qu’une entreprise du CAC 40 émarge en moyenne à 8% seulement. Dans ce cas précis ce n'est pas une crise mais un hold-up, un racket organisé et légalisé purement et simplement, disons les choses telles qu'elles le sont réellement !

    "Que les riches vivent plus simplement, afin que les pauvres puissent simplement vivre..."

    PS : N'hésitez pas à partager l'information autour de vous afin que cette réalité soit exposée au plus grand nombre, c'est juste plus possible qu'une poignée d'hommes et de femmes se gavent sur la misère du reste du monde... Nous comptons sur vous.

     

  • Demander le programme (extraits de « l’avenir en commun »)- 2,85 € dans toutes les bonnes librairies.

    Parmi les déferlantes qui tombent sur Mélenchon, susceptible de se qualifier pour le second tour, la critique de la fiscalité est l’une des plus importantes.

    Qu’en est-il ?

    Le programme prévoit bien une hausse des prélèvements de 120 milliards mais étalées sur 5 ans, soit 24 milliards par an. Idem pour l’investissement et les dépenses publiques 265 milliards (53 milliards /an) décomposés en 20 milliards d’investissement, équivalent au CICE et 33 milliards pour les nouvelles dépenses, soit moins que le pacte de responsabilité : 41 milliards.

    Ce plan de relance pèse 2,4 du PIB bien loin de la collectivisation massive de l’économie. Projet d’inspiration Keynésienne et non marxiste.

    Mais pour quoi faire ?

    • Engager un plan de relance de l’activité et de l’emploi au service de la transition écologique. (Mesure 18).

    • Mobiliser l’argent pour financer les petites et moyennes entreprises (mesure 21)

    • Protéger et généraliser l’économie sociale et solidaire et l’économie collaborative (22)

    • Augmenter les salaires, SMIC à 1326 € pour 35 heures. (30)

    • Restaurer le droit à la retraite à 60 ans, augmenter les petites pensions. Minimum vieillesse = seuil de pauvreté environ 1 000 €.(31)

    • Réprimer les inégalités hommes/femmes (32)

    • Eradiquer la pauvreté (33)

    • Créer 3,5 millions d’emplois (300. 000 économie de la mer-300 000 dans l’agriculture paysanne et bio, 900 000 par la transition énergétique et 2millions par la relance de l’activité et l’emploi public.

    Qui doit payer ?

    • IRPP (14 tranche au lieu de 5 aujourd’hui)- Toute personne qui gagne moins de 4 000 €/mois paiera moins qu’aujourd’hui. Entre 4 000 € et 6 000 € stabilité. Au-delà de 6 000 € augmentation. Dernière tranche à 90% pour les salaires > à 33 000 euros mois ce qui représente 0,05 de la population. Il convient de préciser que ces derniers bénéficieront des taux de chacune des tranches intermédiaires.

    • Evaluer chaque niche fiscale, il y en a 451, elles représentent 60 à 70 milliards d’euros et supprimer celles qui sont injustes, inefficace socialement ou nuisibles écologiquement.

    • Renforcer l’impôt de solidarité sur la fortune.

    • Refonder l’impôt sur les sociétés pour établir l’égalité entre les PME et les grands groupes.

    • Augmenter les droits de succession sur les gros patrimoines > 33 millions d’euros…36

    • La fraude et l’évasion fiscale représentent 80 milliards d’euros.

    Compensations

    • Baisse de la TVA sur les produits de première nécessité.

    • Taux majoré sur les produits grands luxes.

     

    Fait le 14/4/2017 A Embrun

     

    Gérard LADOUX

     

  • Mesdames Messieurs les Elus de la Ville de Gap, de son CCAS et de la Communauté d’agglomération Gap Tallard Durance.

    27364_100001115076350_6844_n.jpgAdresse des SYNDICATS CFDT, CGT et FSU de la ville de GAP

    STOP à l'explosion des arrêts de travail dans nos collectivités,
    OUI à l'amélioration des conditions de travail,
    NON à la répression sur nos rémunérations
    Le dernier CT réuni le 07 avril a été une mascarade, un dialogue de sourds !!!
    Nous, représentants syndicaux, dénonçons et refusons la méthode de travail qui nous est imposée lors des instances.
    Nous exigeons de la collectivité que les décisions importantes impactant la vie professionnelle et en conséquence nos vies personnelles, soient travaillées au préalable, en concertation avec les
    représentants du personnel par la création de groupes de travail, comme cela était d’usage dans nos collectivités. Nous rappelons la circulaire du 28 mai 1982 modifié en 2014 sur le renforcement de la qualité du dialogue social qui réaffirme l'importance de l'association des personnels aux évolutions en cours, pour une meilleure gestion des ressources humaines préservant l'intérêt des usagers et promouvant de meilleures conditions de travail.
    Lors des débats en séances, malgré des arguments précis et chiffrés de vos représentants, les élus passent leur dossiers, en force.
    Comme souvent, lors de ce dernier CTP, nous n'avons pas pu aborder nos questions, notamment celles concernant les conditions de travail déplorables de certains services tels l'EHPAD ou l'état civil...
    Vendredi dernier la collectivité nous a présenté notamment :
    - un plan de formation, totalement différent du précédent que nous avions co-construit avec les élus et la DRH. La collectivité nous a demandé de le voter en l'état et de le modifier après !!!!
    - un plan de lutte contre l'absentéisme basé principalement sur la stigmatisation et la répression des agents malades . La collectivité, dès le 1er mai 2017 :
    * supprimera le régime indemnitaire dés le premier jour d'absence au prorata de la durée de
    l'arrêt de travail
    * supprimera le versement de la prime de fin d'année dès le 20ème jour d'absentéisme
    * répercutera l’absentéisme sur l’avancement de la carrière professionnelle
    * créera une Commission de Retour à l’Emploi devant laquelle vous aurez tout le loisir de
    demander un recours gracieux à l'employeur, qui l'examinera : Commission constituée du DRH, d’élus du CHSCT, du médecin du travail, de la psychologue du travail et du supérieur hiérarchique . Comme l'indique la circulaire ministérielle, nous soutenons qu'il faut une politique s'appuyant sur des démarches d'amélioration des conditions de travail et de qualité de vie au travail. Nous avons nous même, à de nombreuses reprises, alerté sur l'état de santé (physique et psychologique) des agents, sur l’augmentation inquiétante des arrêts de travail.
    Les chiffres parlent d'eux-mêmes: sur la période 2001-2009 la maladie ordinaire représentait 9,71 jours d'absence par an et par agent alors que la moyenne nationale sur cette période représentait 12,95 jours d'absences dans les collectivités de la même grandeur.
    En 2011 la maladie ordinaire de nos collectivités bondit à 14,81 jours pour une moyenne nationale de 13,78 jours par an et par agent, pour une valeur à ce jour de 25 jours ... Mais que s'est il donc passé !!
    Nous soutenons que la collectivité créée elle-même les causes des arrêts de travail et veut punir
    ensuite les agents en souffrance.
    La maladie n'est pas un choix! STOP au « fonctionnaire bashing »
    Les représentant syndicaux ont donc, à l'unanimité, voté CONTRE tous ces textes car ils sont
    un nouveau recul sur les avancées sociales. Nous refusons de laisser les choses en l'état,
    nous refusons que ces textes passent en Conseil Municipal et y soient adoptés après une
    deuxième séance du CT qui sera aussi stérile que la première …. Cela suffit!!!!!!
    Nous présentons donc à la collectivité les demandes suivantes pour réponses avant le 25 Avril 2017:
    • L’abandon de ce plan de lutte contre l'absentéisme
    • Un bilan en 2017 sur toutes les préconisations soulevées par l'étude RPS (risques
    psychosociaux) du cabinet CATEIS
    • Une nouvelle étude sur les conditions de travail et les RPS auprès des 3 collectivités au
    même titre que celle demandée pour les EHPADs en CHSCT dés cette année
    • La création immédiate d'un groupe de travail en vue de l'amélioration de l'absentéisme
    dans nos 3 collectivités
    • L’arrêt des changements arbitraires et successifs du temps de travail, précédemment
    validés en CT après concertation des personnels notamment pour les services de l'état
    civil, du guichet unique…
    • Le rétablissement, dés septembre, des temps partiels à 80% et 90% pour ne plus
    pénaliser les agents (majoritairement des femmes) qui souhaitent travailler ET élever
    leurs enfants, comme la loi l'a prévu
    • la suppression immédiate des cycles de 35h pour les nouveaux embauchés et les
    mutations internes et le retour à l'application du protocole d'accord sur le temps de travail
    • La titularisation sans délai des contractuels restant dans le cadre de la loi Sauvadet
    • L’arrêt des horaires coupés jusqu‘à 3 fois par jour pour les agents les plus précaires qui
    viennent travailler pour 3x1 ou 2h par jour
    • La suppression des contrats sous statut « centre de gestion » au profit des contrats
    « Mairie »
    • le versement de la prime de fin d'année pour les contractuels dés la 1ere année de
    présence dans la collectivité, dés 2017
    • la participation forfaitaire de la collectivité à nos cotisations pour la mutuelle santé et/ou
    pour la garantie maintien de salaire des agents à hauteur d'une cotisation d'un agent au
    SMIC, dés 2017
    • Le paiement des heures supplémentaires faites à la demande de la collectivité dés
    aujourd’hui
    • La mise en place d’horaires variables
    • De la clarté sur les avancements et promotions basée sur des critères objectifs et connus
    et des explications sur les non promotions
    • La mise en place d'une solution (dédommagement financier, participation assurance,
    indemnité...) pour les agents se déplaçant avec leur véhicule personnel
    • L’augmentation de la prime de fin d'année à hauteur du SMIC dans l'esprit de sa création
    par la création d’une prime complémentaire dés la fin de cette année
    • Le respect des droits syndicaux
    • Le respect des instances paritaires et des représentants du personnel
    Une Assemblée Générale aura lieu le 27 Avril 2017 à 17h45 aux Services Techniques pour rendre compte aux agents de ces réponses
    La ville DOIT « mettre le paquet »
    pour son personnel municipal « emblématique » !!!!
    (cf DL du 11 avril 2017)
    On est tous des RAPACES