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ENSEMBLE 05 - Page 2

  • "Provisoire"

    Sur terre, tout est provisoire, le cosmos change sans arrêt, la terre autrefois n’avait pas d’oxygène, l’empire romain a fini par disparaître, la vie est passagère, et le soleil s’éteindra dans 20 milliards d’année, et voilà qu’Édouard Philippe, ce grand métaphysicien du temps qui passe, propose de retirer l’âge pivot de façon « provisoire »,.. et devient l’auteur d’une farce pas même moliéresque. Au premier rang, les culs bénis ébahies applaudissent, ils attendaient que l’auteur de ce bon mot devienne le Berger du troupeau, « Bée, bée, bée,.. » chantent en chœur ces moutons en allant à l’abattoir. « Provisoire, provisoire , on a gagné ! »
    L’éducation nationale a dû mal faire son métier !

    Mais sur ma droite, on est furieux « le gouvernement s’est couché devant la rue, tout le monde sait que « provisoire veut dire définitif, une fois votée la loi devient imprescriptible », Ah bon ! En voilà une nouvelle, il est vrai que les promesses n’engagent que les imbéciles qui y croient. Ce représentant des Républicains a dû avoir un coup de sang. Mais nous, pauvres ignorants que nous sommes, nous savons que « provisoire » est un mot genre « drapeau rouge » devant le taureau. Le drapeau rouge l’excite, agitez « âge pivot », retirez-le vivement, recommencez plusieurs fois, puis enlevez le « provisoirement ».. puis surprise, portez l’estocade, remettez le définitivement. Ah ! le bon tour que je suis en train de leur jouer se flatte un certain E.P.

    La ficelle est si grosse, le mépris pour les « petites gens » est si fort, l’annonce est si faible par rapport aux attentes, qu’il nous faut cent fois dans la rue remettre la manifestation de notre exigence : RETRAIT DÉFINITIF DE CETTE LOI INFÂME !


    Ensemble!05-PACG


    12 janvier 2020

  • Communiqué intersyndical interprofessionnel national du 9 janvier

    36 jours sans trêve, on continue !

    Une nouvelle fois, la mobilisation ce 9 janvier a été exceptionnelle par son ampleur et son caractère interprofessionnel. Elle s’inscrit dans une mobilisation lancée par la grève depuis trente-six jours partout en France.

    Cette situation démontre le rejet massif et croissant du projet de régime unique de retraites par points voulu par le gouvernement et refusé par la majorité de la population.

    La grève et les mobilisations continues depuis le 5 décembre ont contraint le gouvernement à des reculs, et notamment à concéder le maintien de dispositions spécifiques dans plusieurs secteurs et professions. La prétendue universalité de cette réforme n’existe donc plus.

    Les organisations syndicales CFE-CGC, CGT, FO, FSU, MNL, Solidaires, UNEF, UNL réaffirment que le projet de régime unique par points conduirait inévitablement au recul des droits à la retraite tant en termes de niveau de pension que d’âge auquel les salarié-es d’aujourd’hui et de demain pourront bénéficier d’une retraite décente.

    C’est pourquoi nos organisations appellent, dès demain et dans les jours qui suivent, l’ensemble du monde du travail et la jeunesse à poursuivre et renforcer la grève, y compris reconductible là où les salariés le décident, pour maintenir et augmenter le rapport de force. Elles appellent à faire du samedi 11 janvier une journée de manifestation et de mobilisation massive de toute la population, pour obtenir le retrait de ce projet et l’ouverture de véritables négociations sur l’emploi, les salaires, les cotisations et l’amélioration du droit à la retraite dans le cadre du système par répartition et solidaire et des régimes existants.

    Les organisations syndicales CFE-CGC, CGT, FO, FSU, MNL, Solidaires, UNEF, UNL appellent le 14 janvier à une journée de grève et de convergence interprofessionnelle localement dans tout le pays qui s’inscrit dans la continuité d’actions et d’initiatives déclinées sous toutes les formes les 15 et 16 janvier. Elles appellent à réunir partout les assemblées générales pour mettre en débat les modalités permettant de poursuivre la mobilisation dans le cadre de la grève lancée le 5 décembre.

    Elles décident de se revoir dès le samedi 11 janvier 2020 au soir.

    Paris, le 9 janvier 2020

  • 9 et 11 janvier 2020 : de la réforme des retraites au retrait de la réforme

    La Fédération des mutuelles de France appelle les mutualistes à participer massivement, jeudi 9 et samedi 11 janvier 2020, aux 36e et 38e jours de la mobilisation initiée le 5 décembre dernier contre le projet gouvernemental de réforme des retraites.
    Rarement un gouvernement a refusé à ce point d’entendre le rejet d’un projet par la société française. Face à un mouvement interprofessionnel qui mêle, entre autres, les cheminots, les avocats, des salariés du privé, les enseignants, les personnels de l’hôpital public, des professions libérales, les camionneurs, les électriciens, les gaziers, le gouvernement est parti puis revenu de vacances. Il met à présent en scène une concertation en forme de leurre. Le projet de loi déconstruisant notre système de retraites a été confié en catimini au Conseil d’État afin qu’il l’examine. Le conseil de la Caisse nationale d’assurance vieillesse, où siègent les partenaires sociaux, a été contourné. L’examen en Conseil des ministres est annoncé pour le 22 janvier. Quel compromis sincère peut émerger de ces subterfuges ?
    La Fédération des mutuelles de France réaffirme son opposition à la méthode, inacceptable, mais aussi au fond. Ce projet pénalise la retraite de tous, notamment de ceux qui connaissent des carrières hachées, des travailleurs précaires, des fonctionnaires et des femmes. C’est, au contraire, en préservant et en améliorant notre système de retraite qui a fait ses preuves que la justice sociale progressera.
    En étant 75% à demander, selon une enquête Odoxa pour France Info, la modification ou le retrait du projet, la population ne marque pas son « inquiétude », ses « peurs », ses « angoisses », comme l’a déclaré avec condescendance le président de la République le 31 décembre. Elle refuse un projet qui tourne le dos à ses besoins et à ses aspirations au progrès social.


    À Montreuil, le 8 janvier 2019