Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

ENSEMBLE 05 - Page 2

  • Des jeunes mineurs en errance dans les Hautes-Alpes : quelle hospitalité pourrions-nous leur offrir ?

     

    par Lec

    Cécile Leroux est engagée dans l'accueil des migrants dans notre département. Pour tous ceux qui souhaitent comprendre la situation, elle dresse dans Alp'ternatives un état des lieux de ce qui est une "crise" de l'accueil et non une "crise des migrants". Bonne lecture.

     

    Lorsque la vallée de la Roya a été cadenassée par la PAF, l'armée, la police, que toutes les gares ont été bloquées, que les militants ont été arrêtés, nous nous étions dit : « par où vont passer les migrants ? » Et bien maintenant nous le savons : par le col du Montgenèvre d'abord puis par le col de l’Échelle depuis le début de l'année 2017. Contrairement à la première migration qui venait essentiellement des pays en guerre (Érythrée, Soudan, Syrie...) et qui se composait plutôt d'adultes, de familles aujourd'hui ce sont essentiellement des mineurs qui viennent de l'Afrique de l'Ouest (Guinée Conakry, Cameroun, Ghana...)  qui arrivent dans les Hautes Alpes.

    Pour ceux qui parlent français, ils pensaient arriver dans le pays des droits de l'homme, du droit d'asile et y être accueillis correctement après leurs périples affreux par les déserts , les geôles de la Libye, les canots de la Méditerranée…Mais comme l'a affirmé aux Restos du Cœur Emmanuel Macron : « On ne peut pas prendre toute la misère du monde» reprenant une phrase malheureuse de Michel Rocard. Et il rajoute « je ne suis pas le Père Noël » : ça dépend pour qui !

    Alors officiellement que leur offrons-nous ?

    Si « l'accueil » des pouvoirs publics est insuffisant et parfois en dehors de la loi,  celui des « milivoles » (un concentré de militant et bénévoles inventé par les premiers touchés par cette migration à Calais !) est toujours aussi réactif.

    Une chasse à l'homme dans les montagnes.

    Le col de l’Échelle commence à être cadenassé par les forces de l'ordre (application de l’état d'urgence), obligeant les jeunes à prendre des chemins de plus en plus périlleux à partir de Bardonnechia. Ne pas oublier qu'ils ne sont pas équipés du tout pour affronter le froid et la neige !

    Alors des maraudes sont organisées dans différents coins de la montagnes : dépôts de couvertures dans des cabanes, passage régulier de bénévoles pour recueillir ceux qui appellent au secours (et oui des n° de téléphones circulent malgré nous...Et c'est tant mieux pour la solidarité !) et courageux de la part de ceux qui le font.

    Pour ceux qui arrivent dans la Clarée de nombreuses portes sont ouvertes à un premier accueil : se réchauffer, manger, dormir. Puis Briançon prend le relais.

     

    Des interpellations et des reconduites à la frontière illégales.

    Comme les derniers reportages l'ont raconté, les voitures ayant à leur bord des jeunes migrants sont arrêtées : les forces de l'ordre invitent les conducteurs à se présenter au commissariat en leur précisant qu'ils sont considérés comme passeurs. Alors qu'ils font de l'aide humanitaire et du sauvetage en montagne. Et les jeunes interpellés, après un tour au commissariat ou dans le camion de la gendarmerie, sont ramenés sur la route, parfois de nuit et sans avoir été nourris, avec pour ordre de rejoindre à pieds l'Italie ! Précisons qu'on leur fait signer un papier de 4 pages dans lequel il y a deux cases à cocher : « je n'accepte pas de retourner en Italie » ou « j'accepte de retourner en Italie » : c'est cette case qui est pré-cochée !

    On assiste ici  à une notion de frontière élastique : les Points de Passage Frontaliers (PPF) une ligne frontière prolongée de 20 km par les accords de Schengen. Et les Points de Passages Autorisés (PPA) : la procédure de non-admission, instaurée en novembre 2015, permet de considérer qu'un étranger en situation irrégulière contrôlé à l'un des points de passage autorisés (PPA) du département n'est pas entré en France et peut donc être remis directement aux autorités du pays dont il provient, en l'occurrence l'Italie.  Il semblerait qu'il y ait un seul PPA dans les Hautes-Alpes au col du Montgenèvre (et donc pas au col de l’Échelle). Ils sont donc maintenant posés à la PAF de Montgenèvre qui peut ainsi les renvoyer en Italie.   Ceci permet aux forces de l'ordre d'interpeller les bénévoles ou les jeunes migrants sans qu'ils soient au courant de l'endroit où ils se trouvent et de cette situation. Question existentielle dans la Clarée : suis-je en France ou ne le suis-je pas ?

    Rappelons par ailleurs que les migrants se déclarant mineurs doivent obligatoirement (d'après le droit international) être accueillis en France et pris en charge par le Conseil Départemental. C'est la même chose pour les mineurs et les majeurs qui demandent le droit d'asile.

      

    Un accueil dépourvu d'empathie et de professionnalisme au Conseil départemental : celui-ci doit accueillir les mineurs  et les évaluer.

    Il y a une procédure très stricte pour cette évaluation qui ne semble pas être parvenue dans le 05. Il faut d'abord des professionnels spécialisés et formés à cet accueil. Il serait souhaitable qu'ils aient un minimum de connaissances géographiques, historiques et politiques sur ce qui se passe dans les pays d'origine de migrants. Un minimum d'empathie avec ces jeunes souvent très inquiets serait apprécié. Enfin on peut imaginer qu'il n'y ait pas de pression sur eux pour qu'ils « déminorisent » le plus de jeunes possible. Les comptes rendus d'évaluation contiennent des perles d'inculture et une méconnaissance flagrante des caractéristiques de cette population adolescente et traumatisée.

    Un toit, un droit

    Avant d'être évalués les jeunes doivent être mis à l'abri, ce qui a fini par se faire dans plusieurs lieux.

    Les lieux d'accueil des mineurs sont gérés par France Terre d'Asile ou par l'APASE (qui gère le 115) ou directement sous la responsabilité du Préfet (un prix de journée et une prise en charge des jeunes qui diffèrent ainsi que l'accueil). Dans certains de ces lieux officiels (comme celui de la Baie de Chanteloube), il n'est pas possible de rentrer (en tant que bénévoles) pour animer des activités, faire de l'alphabétisation ou juste rencontrer des jeunes qu'on connaît…

    S'ils sont reconnus comme mineurs, ils doivent avoir une ordonnancement de Placement Provisoire (OPP) dans un département :  le nombre de ces places par département est géré au niveau national : mais c'est mal fait et certains départements ne mettent pas beaucoup de bonne volonté dans l'accueil. C'est ce qui se passe au Conseil Départemental des Bouches-du-Rhône : les jeunes mineurs reviennent à Gap faute de places, quand ils ne errent pas dans les rues de Marseille.

    Lorsque les jeunes ne sont pas reconnus comme mineurs ils sont mis à la rue. Ils peuvent faire appel de la décision du conseil départemental auprès de la juge pour enfants. Ou alors ils doivent alors essayer de demander le droit d'asile ou un titre de séjour.

    Ce sont principalement ces jeunes déminorisés et non placés qui ont été accueillis dans la salle Saint André à Gap, au Chum à Veynes, à la maison de Marcel ou à la CRS à Briançon (La maison Cézanne à Gap étant plutôt destinée à l'accueil des familles). Tous ces lieux tiennent grâce aux bénévoles qui commencent à fatiguer. De plus certains doivent fermer ou réduire le nombre de personnes accueillies. Ces lieux ne vivent que grâce à l'aide matérielle et financière des personnes volontaires : pas de prix de journée pour ces espaces !

    Aujourd'hui la salle Saint André doit être rendue à l’Évêché car elle est vendue. Aucune solution n'ayant pu être trouvée auprès des paroisses, une rencontre entre l’évêque et le préfet a permis que des nouvelles places soient ouverte au 115 pour accueillir la quinzaine de jeunes restants qui le souhaitent.

    Mais comment suivre ces jeunes s'ils sont dispersés dans plusieurs lieux ?  Qu'adviendra-t-il des nouveaux arrivants qui seront déminorisés ? Et des OPP qui ne sont pas placés ? En attendant un accueil de jour sera proposé au Secours Catholique mais l'après midi.

    Il est certain que ce lieu d'accueil chaleureux va manquer dans la ville préfecture.

    Pourrions-nous essayer de réfléchir ensemble à Gap sur le devoir d'hospitalité et trouver des nouvelles solutions concrètes d'hébergement avec ou sans les autorités ? Nous nous heurtons depuis le début de l'été à un manque de reconnaissance du travail des associations et des bénévoles : ce serait peut être le moyen d'y parvenir.

    C'est en tout cas ce sujet de l'hospitalité qui sera traité à Briançon les 16 et 17 décembre 2017 pour la journée internationale des migrants et les États généraux des migrations avec un certain nombre de jeunes migrants, d'artistes, de bénévoles, de personnalités et d'élus.

     

    A bientôt de nouvelles informations…

     

    Cécile Leroux, le 30 novembre 2017   

     

  • Les TER sur la ligne des Alpes Encore une réduction de l’offre

    4584_Gleise.jpgL’annonce a été faite hier, le conseil régional, dit AOT (Autorité Oganisatrice des Transports) a décidé de ne plus mettre en service les trains dit 880 000 entre Gap et Briançon.
    En effet, 5 circulations entre Gap et Briançon seront supprimés non pas au changement de service mais dès le lendemain de la réouverture de la ligne Embrun/Briançon (25/11/2017). Pour rappel, cette partie de ligne a été fermé pendant plus de 80 jours pour des travaux de modernisation.
    Cette annonce aura un impact important sur les usagers du département car ces trains permettaient aux travailleurs et au étudiants de se rendre avant 08H00 à Gap comme à Briançon quotidiennement. Un autre impact sera non négligeable celui de l’emploi. En effet, avec 5 trains en moins par jours, que deviendront les agents qui manoeuvre les trains, ceux qui entretiennent le matèriel, les contrôleurs, les conducteurs, ceux qui assurent le nettoyage à bord des trains et le personnel des gares.
    Pour la CGT, c’est une attaque supplémentaire de la part de nos décideurs politiques sur le transport public ferroviaire. Pour la CGT c’est la mort annoncée de la Ligne des Alpes. La région politique fait la part belle au tout routier au détriment de l’écologie. Quid de la sécurité routière dans le département ?
    Nous invitons les usagers mécontents de ces suppressions à participer massivement au comité de ligne organisé par la région qui se tiendra le 16 novembre prochain à partir de 17H30 au centre social La Luysanne, 18 avenue Emile Didier à Gap.

  • Alimentation en eau potable: Joël Reynier écrit au maire de Gap

    boire_eau_robinet_3002003.jpgMr le Maire,

    Nous demandons d'urgence une réunion du Conseil Municipal  pour envisager les solutions à court terme et à long terme au problème récurrent de l'approvisionnement en eau de notre ville.

    cordialement

    Joël Reynier,conseiller municipal et communautaire de GAP

  • Les Gapençais(es), vont-ils manquer d'eau ?

    !cid_006101ccc9f6$48840090$0a01a8c0@guiol43398db73.gifLa situation de l'approvisionnement en eau de notre ville devient préoccupante. Il y a trois semaines, il était annoncé que la ville n'avait plus que 55 jours d'approvisionnement devant elle. Le temps passe et la pluie n'est toujours pas de retour. Les solutions à court terme pour pallier ce déficit ne sont toujours pas opérationnelles. Il est prévu des prélèvements supplémentaires dans la nappe d'accompagnement des Ricous pour recharger la réserve d'eau potable (Le Dauphiné du 8 novembre 2017, page 4). Cette solution semble risquée et insuffisante.
    La possibilité d'une situation aussi tendue est prévue depuis de longues années. Roger Didier et sa majorité n'ont pas su ou pas voulu anticiper un tel événement. Le Maire de Gap préfère s'occuper de trouver des sources pour un plan d'eau ubuesque et s'engager dans un bras de fer juridique avec l'association syndicale autorisée (ASA) pour le prix de l'eau mais surtout pour une question de prestige personnel. Pendant ce temps, la question de l'accroissement de la ville de Gap reste en plan. Le PLU prévoit bien l'augmentation de la population en 10 ans de 5700 habitants mais la question de l'approvisionnement en eau n'y est pas traité à la hauteur des enjeux.
    La question de l'eau devrait être pourtant une question centrale pour une politique municipale qui vise le bien-être de ses concitoyens. Il n'en a rien été, ni lors de la reconduction de la délégation de service public de l'eau à Véolia, ni lors du long temps passé à élaborer le PLU, ni lors des débats municipaux sur le plan d'eau. Les inquiétudes de l'opposition ont toujours été tournées en dérision. L'aggravation de la question climatique a été largement sous-estimée par la majorité alors même que les stations de ski de moyenne montagne sont hypothéquées depuis longtemps (Céüze par exemple). Aujourd'hui l'incurie de Roger Didier et de son équipe sur le problème de l'eau est manifeste.
    Nous demandons depuis plusieurs années que la nappe phréatique des Choulières dans le Drac soit utilisée : tous les partenaires sont d'accord sauf le maire de Gap.
    Nous, membres élus de l'opposition municipale, demandons d'urgence une réunion du Conseil Municipal pour envisager les solutions à court terme et à long terme au problème récurrent de l'approvisionnement en eau de notre ville.
    Si notre demande n'est pas acceptée, nous demanderons à Monsieur le Préfet des Hautes-Alpes de provoquer cette réunion .

    Joël Reynier conseiller Municipal et communautaire « tous Capables Gauche »

     

    et  “Pour une Alternative citoyenne à Gauche (PACG) - Ensemble05”

  • Le 16 novembre, tous ensemble contre la régression sociale !

    L’ABONDANCE POUR LES RICHES...

    La politique libérale menée par Macron vise à accroître les inégalités au profit d’une minorité. Avec la fin de ISF, les 1% les plus riches, ceux qui détiennent le capital, vont recevoir des chèques jusqu’à 1 million d’euros.

    DU SANG ET DES LARMES POUR LES AUTRES.

    TOUT le monde est touché :

    • · salariés du public comme du privé, retraités, sans emploi, jeunes.
    • · Les lois travail qui détruisent les droits des salariés-es
    • · Les risques qui pèsent sur les droits des salariés-es et demandeurs d’emploi en matière d’assurance chômage et de formation professionnelle.
    • · Des mesures précarisant toujours un peu plus l’emploi et l’insertion des jeunes sur le marché du travail.
    • · La remise en cause des droits à l’avenir des jeunes par l’instauration d’une sélection à l’entrée de l’enseignement supérieur.
    • · Les salaires et pensions trop faibles pour vivre dignement et l’augmentation de la CSG (fausse bonne idée pour redonner du pouvoir d’achat aux actifs : cela va réduire encore le financement de la Sécurité Sociale et peser sur des retraités déjà pressurés).
    • · Des atteintes au service public (un plan social de 120 000 emplois publics, les services de proximité sont visés...) et à un droit à la protection sociale pour tous (moins 4 milliards pour la sécu alors que la population vieillit et que l’hôpital est au bord de la rupture)

     RASSEMBLEMENT PLACE LADOUCETTE A GAP JEUDI 16 NOVEMBRE A 11H30 SUIVI D'UNE MANIFESTATION.