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ENSEMBLE 05 - Page 2

  • Les fossoyeurs de la liberté

    Le tandem Macron/Darmanin, leurs godillots dont nos député.es des Hautes-Alpes, ont voté en première lecture la loi dite de « sécurité globale ». En fait de « sécurité globale », il s’agit d’interdire de diffuser des photos des forces de l’ordre en train de commettre des exactions. La sécurité globale est donc celle de la police et derrière elle, celle de nos gouvernants qui mènent une politique anti-populaire. Cette loi aurait dû se nommer « impunité globale » pour le pouvoir et ses forces de répression. Elle cible surtout le travail des journalistes. Elle est une attaque directe contre la liberté de la presse si chèrement acquise. Si on ajoute que le ministre de la sécurité des riches désire que les journalistes qui couvrent les manifestations se fassent connaître auprès des préfectures, on comprend la colère qui gronde dans toutes les rédactions. Darmanin veut des journalistes à genoux, une presse officielle en quelque sorte. Si on laisse faire ces fossoyeurs, une liberté constitutionnelle, celle de la presse disparaîtra. Nous dénonçons cette attaque gravissime et soutenons l’ensemble des rédactions en lutte contre cette ignominie.

    PACG-Ensemble!05

  • Le jour d'après a commencé N°15

    Bonjour à toutes et tous,

    LIRE en cliquant ICI le n°15 du Jour d'après a commencé, lettre électronique à l’initiative des collectifs d’Ensemble ! de l'Ain, des Alpes Maritimes, du Calvados, des Côtes d’Armor, du Doubs, des Hautes Alpes, de Saône et Loire ; du comité local de Marseille 15/16 ; de militant·es des Bouches-du-Rhône, de Côte d’Or, du Finistère, du Gard, de l’Hérault, d'Ille-et-Vilaine, du Nord, de Paris 5-13, de Paris 11, de Paris 20, du Rhône, de Seine Saint Denis, du Var et de l'Yonne.

    Si vous voulez participer à l’élaboration de la Lettre, n’hésitez pas à nous contacter : ensemble-lejourdapres@mailo.com

     

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  • Ne confiner ni nos réflexions ni nos exigences !

    logo.pngDéclaration d’Ensemble !

    L'ampleur de la deuxième vague de l'épidémie en France et en Europe oblige à des mesures drastiques, dont un nouveau confinement afin d’éviter l’effondrement de notre système hospitalier et une forte augmentation du nombre de morts. Contrairement à ce qu’affirment Emmanuel Macron et ses ministres, tout n’a pas été fait depuis la fin du confinement du printemps pour enrayer l’épidémie : obligation tardive du port du masque (et refus de la gratuité), politique de tests erratique, manque de préparation de l’hôpital à la deuxième vague, notamment par des recrutements massifs…

    Les conséquences en sont dramatiques en termes de privations de libertés, de risques sanitaires accrus avec la surcharge des hôpitaux, d'effondrement de l'économie qui vont aggraver chômage, précarité et misère.

    A une telle situation il faut répondre par la solidarité sociale. D'abord solidarité avec celles et ceux qui à nouveau se trouvent en première ligne : soignants, enseignants, travailleurs sans possibilité de télétravail. Des négociations doivent s’ouvrir sur les secteurs économiques prioritaires et ceux qui peuvent attendre, tels Amazon et autres hypers. Les jeunes sont mis en difficulté pour leurs études et dans leurs conditions de vie.

    La santé publique ne se gère pas  par des décisions verticales, dont Macron refuse de sortir. Elle nécessite une confiance et l’implication des populations par la transparence des mesures prises, le débat, l’association des premiers intéressés, leur mobilisation et leur organisation... Il faut une véritable démocratie sanitaire.
    La dégradation de l’hôpital public est le résultat d’années de destruction du fait de la politique libérale des divers gouvernements, pour lesquels l’austérité budgétaire passait avant la santé.

    En ce domaine la responsabilité des gouvernements et du président de la République sont entières : le macronisme est d’abord l’accentuation des politiques libérales.

     

    Des mesures d’urgence sociale indispensables

    La crise actuelle est mondiale et exige une rupture totale avec les règles économiques et sociales jusqu’ici dominantes. Oui, la santé, la vie humaine, les droits sociaux doivent prévaloir sur l’économie capitaliste et les profits privés.

    Avec les syndicats et associations du collectif Plus jamais ça, avec les forces de gauche, écologistes et citoyennes, il convient de proposer la planification de mesures d’urgence :


    * renforcement immédiat des services publics avec une aide immédiate aux hôpitaux en s’engageant à satisfaire les revendications posées depuis des années (100 000 embauches et une augmentation substantielle des rémunérations des infirmièr.es  et aides-soignant.es).


    * Pour donner confiance à la population : abandon immédiat de toutes les mesures antisociales : annulation de la réforme de l’assurance-chômage, du projet de réforme des retraites.


    * « Quoiqu’il en coûte » il faut immédiatement annoncer que personne ne doit vivre en dessous du seuil de pauvreté, à 75% du SMIC, et simultanément que tous les salaires doivent être garantis à 100% autour d’une sécurité sociale universelle.


    * Alléger et/ou exonérer de leurs loyers tous ceux qui sont touchés par une suspension totale de leur activité et ceux qui sont touchés par une baisse de leurs revenus.


    * De la même façon, envisager des annulations de cotisations et de dettes pour ceux qui sont obligés de cesser leur activité.


    * Les travailleurs et travailleuses doivent pouvoir exercer un veto suspensif sur les plans de licenciements, avec un droit à des propositions alternatives, incluant une réduction massive du temps de travail (32 heures ou moins).


    * Application sans délai des mesures de la conférence citoyenne pour le climat et des 34 mesures du collectif Plus jamais ça


    * En direction de toute l’Europe, les pouvoirs publics doivent exiger une mutualisation des dettes, une monétisation des dépenses publiques sous la garantie de la Banque centrale européenne dont il faut reprendre le contrôle.

    La société française est en état de choc avec l’aggravation de la crise épidémique et après le nouvel attentat de Nice. On entend encore une fois à l’extrême-droite des paroles de « guerre ».
    Il faut réagir collectivement, mais avant tout en suscitant l’apaisement, la démocratie et le respect des droits humains:


    * L’apaisement en arrêtant immédiatement les projets qui fracturent la société, en commençant par l’annulation de la loi « séparatisme ».


    * Les droits humains en amplifiant la protection contre les effets de l’épidémie.

     

    L'Equipe d'Animation Nationale d'Ensemble, le 30 octobre 2020

  • Tribune : « La France ne doit pas tomber dans le piège tendu par les terroristes »

     Tribune

    Récusant les « anathèmes » prononcés même au sein du gouvernement, plus de cinquante personnalités appartenant à différents courants de la gauche française appellent à « reconnaître les manquements du passé » et à se mobiliser ensemble autour des principes laïques et républicains.

    Tribune. Le moment est grave, il ne quittera pas nos mémoires. Samuel Paty, professeur d’histoire et de géographie, a été assassiné par un terroriste islamiste. A Nice, un autre crime ignoble a été commis. Ces actes monstrueux ont pour but de semer la haine et la terreur.

    Pourtant, cette fois, les appels à l’unité n’ont pas suffi à limiter les tensions au sein de la société française. En démocratie, le débat est souhaitable après de tels évènements. Mais depuis la tragédie du 16 octobre, certains, parfois même au sein du gouvernement, se sont engagés sur la voie des anathèmes et des accusations délirantes. Ils prennent la lourde responsabilité d’affaiblir le pays face aux terroristes en dressant les Français les uns contre les autres. Les assassins et ceux qui les ont encouragés auraient-ils déjà gagné ?

    Il est urgent de nous mobiliser ensemble autour des principes laïques et républicains. Si nous échouons, l’islamisme radical aura remporté, avec l’extrême droite, une victoire décisive en faisant de la question religieuse, et plus précisément de l’islam, le pivot de la politique française, au détriment des urgences sociales, écologiques et démocratiques. Pire, il aura installé des germes durables de guerre civile.

    Pour avancer, il importe d’abord de reconnaître les manquements du passé. Combien d’atteintes à la laïcité et à la liberté d’expression et d’enseignement restées sans réponse ? Combien d’appels au secours ignorés, qu’ils viennent d’enseignants et d’autres agents des services publics devant la dégradation de leurs conditions de travail, ou d’habitants des quartiers populaires devant l’absence de l’Etat, notamment sur le terrain de la sécurité ? Combien de discriminations à l’égard de musulmans ou de ceux qui sont supposés l’être, laissées impunies ?

    Une insuffisance de moyens

    Manifestement, le gouvernement considère que l’on pourrait lutter efficacement contre l’islamisme radical sans combattre en même temps, à la racine, le racisme, les discriminations et les déchirures sociales et urbaines des territoires abandonnés. Il feint également d’ignorer qu’existent au sein de l’islam, en France et ailleurs, des forces prêtes à combattre les influences mortifères. Cette absence de vision globale donne toujours une victoire symbolique aux islamistes radicaux. Elle a depuis longtemps favorisé leur implantation.

    Oui, les manifestations agressives d’une idéologie totalitaire allant jusqu’au terrorisme doivent être combattues sans trêve ni repos dans le cadre de l’Etat de droit. Pour cela, de nombreux leviers juridiques existent déjà. Il faut résister à la tentation de réagir à chaque attentat par une loi supplémentaire ou des gesticulations spectaculaires. Les carences relèvent surtout d’une insuffisance de moyensde renseignement et de coordination, notamment dans le suivi des réseaux sociaux.

    Le combat contre l’islamisme radical, les pressions qu’il exerce à l’école et ailleurs pour restreindre les libertés, notamment celles des femmes ou des personnes LGBTI +, appelle des actions construites, déterminées et proportionnées. Ces politiques doivent être conduites dans la durée et mises en œuvre sans faiblir dans un cadre légal défini et protecteur des libertés. Pour être efficace, il nous faut combattre l’intégrisme islamiste en priorité sur le terrain éducatif, social et politique. Là où les fondamentalismes tentent de faire primer le dogme religieux sur les lois de la République, la fermeté de l’action publique est indispensable.

    L’école doit être aux avant-postes de ce combat. Mais elle ne peut pas être laissée seule. Celles et ceux qui y enseignent doivent être reconnus, soutenus et protégés au quotidien, et pas seulement passagèrement au lendemain des drames, particulièrement par un accompagnement humain en cas de difficultés, des outils et une formation pédagogiques renforcés pour permettre à tous les acteurs de l’école de savoir réagir.

    Assauts répétés des obscurantismes

    La laïcité définie par la loi de 1905 n’est pas une option : elle est et doit rester la loi de la République. Elle a traversé le XXe siècle, faisons-la vivre en garantissant effectivement la liberté de croire, notamment pour les musulmans, ou de ne pas croire. Plus qu’à la multiplication de lois nouvelles, veillons à l’application effective de celles qui existent déjà.

    La République, promesse inachevée, doit repenser sa présence dans tous les territoires pour faire exister l’égalité réelle par des politiques publiques offensives, avec des moyens humains et financiers substantiels, notamment dans le cadre de la mise en œuvre d’une transition écologique juste. Elle doit, conformément à sa devise, garantir l’absence de toute discrimination et chercher à réduire toutes les inégalités dans un esprit de fraternité.

    Pour nous, il n’y a pas de fatalité à ce que la France tombe dans le piège tendu par les terroristes. Nous ne cesserons jamais de vouloir tisser des liens entre tous les humains, malgré les assauts répétés des obscurantismes. Nous continuerons de lutter partout et toujours contre toutes les formes de racisme, d’antisémitisme et d’intolérance.

    Nous avons parfaitement conscience qu’il existe des désaccords entre nous sur ces sujets et que beaucoup reste à faire pour consolider ces réponses : ce texte se veut d’abord un appel à la gauche, aux écologistes et, au-delà, à tous les républicains, à engager ensemble ce travail à un moment où l’essentiel est en danger.

    Parmi les premiers signataires : Arié Alimi, avocat ; Clémentine Autain, députée ; Manuel Bompard, député européen ; Laurence De Cock, historienne ; Cécile Duflot, ancienne ministre ; Guillaume Duval, ancien journaliste ; Aurore Lalucq, députée européenne ; Pierre Laurent, sénateur ; Philippe Martinez, syndicaliste ; Jean-Pierre Mignard, avocat ; Béligh Nabli, universitaire ; Matthieu Orphelin, député ; Christian Paul, ancien ministre ; Eric Piolle, maire ; Thomas Piketty, économiste ; Sandra Regol, militante écologiste ; Aïssata Seck, élue ; Sophie Taillé-Polian, sénatrice ; Benoit Teste, syndicaliste ; Aurélie Trouvé, responsable d’ONG.