Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

ENSEMBLE 05 - Page 3

  • le n°8 du Jour d'après a commencé

    Bonjour à toutes et tous,

    LIRE ICI et ci-dessous le 8 du Jour d'après a commencé, lettre électronique à l’initiative des collectifs d’Ensemble ! de l'Ain, des Alpes Maritimes, du Calvados, des Côtes d’Armor, du Doubs, des Hautes Alpes, de Saône et Loire ; du comité local de Marseille 15/16 ; de militant·es des Bouches-du-Rhône, de Côte d’Or, du Finistère, du Gard, de l’Hérault, d'Ille-et-Vilaine, du Nord, de Paris 5-13, de Paris 11, de Paris 20, du Rhône, de Seine Saint Denis, du Var et de l'Yonne.

    Si vous voulez participer à l'élaboration de la Lettre, n’hésitez pas à nous contacter : ensemble-lejourdapres@mailo.com

     

     

    page 1.jpg
    page 2.jpg
  • Histoire d’un procès stupide

    (toute ressemblance avec l’actualité n’est pas dénuée de raison)

    Parfois, je rêve d’un monde « normal » sans stupidité, un monde clair ouvert sur la reconnaissance réciproque d’actions positives avec en filigramme l’amitié comme fondement de la société ainsi que le pensait Aristote.

    Les violences faites aux femmes ont augmenté pendant le confinement, les violences subies par les enfants également. La monstruosité de notre monde malade du covid accroît la désespérance des êtres fragilisées.

    Le numéro de téléphone 3919 dédié à ces violences faites aux femmes doit être popularisé, parce qu’il n’est ne fait pas l’objet d’une publicité dans cette ville.  C’est une exigence morale, juridique et politique. Mais si ce numéro n’est pas connu à qui va-t-il servir ? Le faire connaître  sera utile. 

    Sitôt pensé, aussitôt fait. J.B. inscrit ce numéro sur les panneaux vides réservés aux affichages municipaux. Rien que de très « normal ». Et pour que ce numéro ne soit pas effacé rapidement, J.B. inscrit ce numéro à la peinture. Il s’agit là d’une action d’utilité publique qui vient renforcer la lutte de l’État et des associations féministes contre les violences subies par les femmes. 

    « De la peinture sur « mes panneaux », le sang du maire ne fait qu’un tour ! Il intente un procès à l’individu qui a osé peinturlurer ses blancs panneaux. 

    Qu’importe le motif de ces inscriptions ! Qu’importe qu’il s’agisse de venir en aide aux femmes battues ! Qu’importe qu’en portant plainte, il nie l’existence des cris et des coups que subissent les personnes violentées. Le contenu de ce qui est écrit ne compte pas, il s’en fout . Il affirme : « Je veux un procès ! je suis dans mon droit ! » Ainsi parfois le bon droit commet un grand tort ! 

    Gap, plus d'une centaine de manifestants pour soutenir Joël, syndicaliste sud.

    Un procès stupide, politiquement abject, s’est tenu en apparence pour dégradation de matériel municipal, en réalité contre la lutte des femmes pour plus de sécurité. Une voix féminine s’est-elle faite entendre dans la majorité municipale pour dire que cette procédure était idiote et renforçait le machisme dont elles sont victimes. Au Conseil communautaire, dont le maire de la ville est Président, une seule vice-présidente sur l’ensemble des 13 vices présidences !! La parité, avec ce personnage, n’a pas de beaux jours.  Alors un numéro de téléphone..

    Et le résultat du procès ? J.B. risquait gros, jusqu’à 75 000 euros d’amende et 5 ans de prison, c’est la loi républicaine. Embarras des juges : la médiocrité du délit fera une publicité ridicule à la justice si elle condamne ! Mais si elle ne condamne pas, la ville pourra faire appel et en  prime les juges auront droit au mépris du premier magistrat, alors que leurs relations ne sont pas bonnes depuis l’affaire du squat autorisé à rester en place durant deux ans. La justice va faire a minima, en espérant que le bruit autour de cette mascarade judiciaire menée par le Maire retombe, l’accusé sera condamné à l’amende la plus simple.

    Cette minuscule histoire montre que la bêtise peut sévir à n’importe quel niveau de la hiérarchie sociale. Intenter, aux frais des contribuables, un procès ridicule qui vous place dans le camp des machistes en ces temps de luttes féministes intenses, c’est être aveugle au  monde en train de naître et déclarer publiquement qu’on est d’un monde ancien. Quant aux juges, iels se seraient grandi.es en acquittant le poursuivi, tant était noble la cause qu’il défendait. 

    Pour Aristote, l’amitié est la base de la démocratie, cette historiette montre simplement que nous ne vivons pas en démocratie mais en « absurdie ».

    Jean-Paul Leroux

  • CERISES la coopérative numéros de Juin

    Bonjour,

    Voici le numéro de juin de Cerises, la coopérative.

    J'appelle, tu appelles, elle appelle... ils et elles appellent... La multiplicité d'appels, de tribunes sur "le jour d'après" nous interroge. Cet émiettement ne produit-il pas une certaine impuissance?  Cerises la coopérative interpelle 10 signataires pour tenter de contribuer à dépasser les sujets de dissensus et pour élargir le cercle des acteurs/actrices de ce débat.

    Oui "prenons la parole", propose l'édito de Pierre Zarka, pour que les grandes manœuvres engagées par les tenants du pouvoir ne se limitent pas à des mesures à doses homéopathiques... Ou pour qu'elles ne s'enferment pas dans une fausse alternative, par exemple entre écologie ou emploi? "Les deux et l’autogestion en prime !" proclame Benoit Borrits.

    Hors numéro, mais en pleine actualité, Sylvie Larue, Catherine Destom-Bottin, Henri Mermé et Pierre Zarka évoquent les manifestations monstres au USA après la mort de George Floyd. "I can't breath!" reprennent en écho en France les mobilisations en souvenir de la mort d'Adama Traoré et contre toutes les violences policières.

    Enfin, si vous avez la chance de partir en vacances, jetez un œil sur quelques annonces de livres (Miss Islande, par exemple). Et n'oubliez pas que des livres, il y en a eu des dizaines dans tous les "délicieux" de cette année.

    Cerises la coopérative sera présent cet été avec un numéro spécial préparant la rentrée.

    Bonne lecture et bonnes vacances

    L'équipe de rédaction

  • [8h/9 juin/Gap] « Pour l’égalité femmes hommes, contre les violences conjugales et la répression militante »

    Pendant la période de confinement, le secrétaire départemental de l’union syndicale Solidaires 05 a fait l’objet d’une plainte de la municipalité de GAP pour avoir inscrit à la peinture, sur un panneau municipal d’affichage «libre» et sur le bitume du parking devant le tribunal, des messages contre les violences conjugales, lutte déclarée grande cause nationale dans le quinquennat Macron. 

    Dans ce contexte particulier, Marlène Schiappa, la secrétaire d’État chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes annonçait une hausse de 36% des signalements en gendarmerie pour violences conjugales. Le gouvernement mettait également en place des dispositifs de renforcement, durant le confinement, pour combattre les violences conjugales (possibilité de signalement dans les pharmacies et mise en place du 114 par SMS). Ces dispositifs étant très peu relayés dans les médias locaux et aucunement par les administrations locales, notre camarade, dans son message inscrit à la peinture, rappelait les numéros d’appel 3919, le nouveau numéro 114 et le 119, numéro d’enfance en danger. 

    Ce militant est connu pour être actif dans les luttes et engagé dans le combat féministe depuis de nombreuses années, mais également comme un opposant de longue date aux politiques du maire de Gap. En portant plainte, la mairie de Gap fait le choix de la répression politique en engorgeant encore un peu plus la justice. Cette justice qui pourtant n’a cessé de se durcir envers le monde militant ces derniers temps, a seulement qualifié les actes faisant l’objet des poursuites de « dégradations légères ». Avec 151 féminicides en 2019, le message porté relève pourtant bien de l’utilité publique. Malgré tout, l’auteur des faits encourt 5 ans de prison et 75000 euros d’amende. Le refus du prélèvement ADN de la part de ce militant peut être considéré comme un nouveau délit qui pourrait s’ajouter à sa peine. 

    Pour l’égalité femmes hommes, contre les violences conjugales et la répression militante, nous appelons à nous rassembler devant le tribunal de Gap le 9 juin à partir de 8h en soutien à notre camarade (sans négliger les gestes de précaution sanitaires). 

    Appel soutenu par :

    Union Syndicale Solidaires,

    Solidaires Finances Publiques

    Union Syndicale Solidaires du 04, 05, 06, 13, 38, 45, 56, 83 et 84

    Morgane Guessant pour la commission Femmes de Sud PTT Noura Damerval pour la Fédération Sud PTT.

    Annick Depoues, commission femmes Solidaires 30

    FSU05,

    CGT05,

    ATTAC05

    Nous Toutes05

    Planning Familial05

    Soupes et Bobines

    NPA05

    PACG-Ensemble05

    PCF05

    Fédération PS05

    Les élu-es d'opposition du groupe APG à la mairie de Gap,

    Groupe d'action France insoumise de Gap, 

  • Dialoguons (#16 Cerises, la coopérative)

     

    J’appelle, tu appelles, elle appelle… ils et elles appellent… La multiplicité d’appels, de tribunes sur « le jour d’après » nous interroge. Cet émiettement ne produit-il pas une certaine impuissance?  Cerises la coopérative interpelle 10 signataires pour tenter de contribuer à dépasser les sujets de dissensus et pour élargir le cercle des acteurs/actrices de ce débat. Le numéro 16 est ici !

    Oui « prenons la parole« , propose l’édito de Pierre Zarka, pour que les grandes manœuvres engagées par les tenants du pouvoir ne se limitent pas à des mesures à doses homéopathiques… Ou pour qu’elles ne s’enferment pas dans une fausse alternative, par exemple entre écologie ou emploi? « Les deux et l’autogestion en prime ! » proclame Benoit Borrits.

    Hors numéro, mais en pleine actualité, Sylvie Larue, Catherine Destom-Bottin, Henri Mermé et Pierre Zarka évoquent les manifestations monstres au USA après la mort de George Floyd. « I can’t breath! » reprennent en écho en France les mobilisations en souvenir de la mort d’Adama Traoré et contre toutes les violences policières.

    Enfin, si vous avez la chance de partir en vacances, jetez un œil sur quelques annonces de livres (Miss Islande, par exemple). Et n’oubliez pas que des livres, il y en a eu des dizaines dans tous les « délicieux » de cette année.

    Cerises la coopérative sera présent cet été avec un numéro spécial préparant la rentrée.

    Bonne lecture et bonnes vacances

    L’équipe de rédaction