04.07.2009
Lettre N° 7 du groupe d'opposition G.A.U.C.H.E. conseil municipal de la ville de Gap
08:14 Publié dans La lettre du groupe d'opposition G.A.U.CH.E. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : gap
03.07.2009
Rechauffer la banquise
19:17 Publié dans Au jour le jour... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Les trois coups de la rentrée?
Curieuse année 2009! Combien de militantes et de militants sont déjà en train de penser à la «rentrée sociale»? La masse d'abstentions aux européennes permettant à l'UMP de se placer en tête et à Sarkozy de recommencer le parcours du sacre de l'Empire pour les dix ans à venir, nous sommes une majorité à ne pas l'accepter.
Deux réponses semblent inséparables.
Oui, il est possible de construire les convergences pour provoquer une confrontation sociale qui impose un changement de politique. Mettre fin aux destructions de postes dans les services publics, à la privatisation de la Poste et au bradage de la recherche au profit des spéculateurs; utiliser l'argent public et tous les fonds donnés aux banques pour leurs actionnaires dans un pôle financier public permettant le maintien dans leurs emplois des salariés quand des reconversions s'imposent et la création des activités utiles sur le plan écologique et environnemental: n'allons pas énumérer tous les objectifs qui convergent comme beaucoup le savent et le disent. Il en est de même de la nécessité de rejeter les lois répressives - plus de 20 en cinq ans - avec le projet d'un Code pénal pour les enfants qui s'annonce en octobre. Dans une société riche comme la nôtre, le gouvernement développe une politique de la peur afin de diviser la population, afin de détourner des alternatives possibles.
Oui, agir ensemble est nécessaire. La Fédération pour une alternative sociale et écologique l'a proposé à toutes et tous dans les termes suivants: «Nous nous adressons à toutes les personnes et à toutes les forces sociales qui partagent ces objectifs. Au NPA, au PCF, au PG, à tous leurs militant-e-s comme aux écologistes opposé-e-s au libéralisme, aux associations solidaires, altermondialistes, progressistes, nous lançons cet appel: construisons l'alternative sociale et écologiste, féministe et antiraciste. Pour ne pas subir les crises, ensemble créons les conditions d'une dynamique politique. Construisons immédiatement un cadre commun de mobilisation politique, autour de ce qui nous rassemble, dans les mobilisations comme dans les élections Abordons ainsi les prochaines élections régionales. Donnons-nous les moyens de changer les rapports de force tout en débattant de la nécessaire transformation sociale et écologique».
Ne séparons pas les exigences dans les luttes et celles pour une alternative dans les élections, comme certains l'ont fait, à tort, pour les européennes. Pour ne pas donner des victoires à un gouvernement qui poursuit ses offensives contre toutes les formes de solidarité et gère pour les plus riches, il faudra faire de la campagne pour les régionales la poursuite des exigences politiques portées par les mobilisations.
La Fédération pour une alternative sociale et écologique sera partie-prenante au premier tour des Régionales de listes de transformation sociale et écologique, indépendantes du Parti socialiste.
Pour le second tour, elle se battra pour un accord de l'ensemble de la gauche permettant de constituer des majorités populaires répondant aux exigences sociales, écologiques et démocratiques en rupture avec le libéralisme.
A défaut d'un tel accord politique, elle défendra le principe d'une fusion démocratique entre toutes les listes de gauche afin de battre la droite et d'assurer une juste représentation de ces listes dans les Conseils régionaux.
Des contacts ont été pris avec les diverses forces concernés. Nous nous félicitons de toute avancée et nous en rendrons compte.
Construisons la dynamique d'une rentrée sociale qui mette en échec Sarkozy, ses politiques de répression qui développent l'insécurité, et son système de profiteurs.
La Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique.
13:13 Publié dans Au jour le jour... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01.07.2009
Déclaration commune du NPA et du PG
21:05 Publié dans Elections régionales | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Supprimer le juge d’instruction ? Le « coup de gueule » d’Eva JOLY Ancienne magistrate
Monsieur le président,
Supprimer le juge d'instruction ne constitue pas une simple réforme de notre système pénal, mais porte atteinte au plus haut de nos principes, celui de la séparation des pouvoirs et de l'indépendance de la justice à l'égard du pouvoir politique.
Votre discours ne mentionne aucune garantie d'indépendance pour les enquêtes.
Ce silence, dans un domaine qui constitutionnellement vous échoie, porte la marque du stratagème politique.
Mais le verbe haut et toute la rhétorique du monde ne suffiront pas pour convaincre les Français qu'un parquet soumis aux instructions du ministre constitue une meilleure garantie pour le justiciable qu'un juge indépendant.
Vous affirmez que notre pays est marqué par une tradition de "rivalité" entre le politique et le judiciaire.
La rivalité n'est pas du côté des juges, elle est le fruit de la peur des politiques.
Vous pensez que la légitimité politique prime sur tous les pouvoirs. Or c'est précisément pour contenir le désir de toute-puissance qui s'empare naturellement des gouvernants que les Lumières ont forgé le concept de séparation des pouvoirs.
John Locke l'a observé justement : "C'est une expérience éternelle, que tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser ; il va jusqu'à ce qu'il trouve des limites."
Il ne fait pas bon en France incarner une de ces limites. Plus d'un magistrat en France peut en témoigner.
Qui peut encore croire que le juge d'instruction est "l'homme le plus puissant de France" ?
Certainement pas vous, Monsieur le président. L'homme le plus puissant de France, c'est vous.
Vous avez le pouvoir de faire saisir un tribunal arbitral qui attribue 285 millions d'euros à un de vos soutiens.
Vous avez le pouvoir de déguiser une grâce individuelle à un préfet dévoyé en grâce collective.
LE SPECTACLE DE L'IMPUNITÉ
A de rares exceptions, en matière financière, il n'y a plus que des enquêtes préliminaires, et des dossiers bouclés dorment dans les tiroirs.
La liste des enquêtes non effectuées est impressionnante : les soupçons de corruption à l'encontre de Christian Poncelet, ex-président du Sénat ; les flux financiers allégués de Jacques Chirac au Japon ; les fortunes apparemment mal acquises des présidents africains placées en France ; le rôle supposé de la BNP Paribas dans les montages corrupteurs au Congo-Brazzaville et Congo-Kinshasa.
La justice aurait dû enquêter pour crever l'abcès.
Elle ne l'a pas fait, laissant se répandre le poison du soupçon et le spectacle de l'impunité.
Une justice dépendante, c'est une justice qui n'ouvre pas d'enquête lorsque les faits déplaisent au pouvoir.
Rappelez-vous du massacre des Algériens à Paris le 17 octobre 1961. Il n'y eut jamais aucune enquête ! Aucune condamnation ! Parce que le parquet ne le jugea pas opportun. Est-ce cette face-là de la justice qu'il faut faire ressortir au XXIe siècle ?
Le juge d'instruction est le fruit de notre histoire. Il n'existe pas ou a disparu en dehors de nos frontières. Il peut évidemment être supprimé, mais à condition que sa disparition entraîne davantage de démocratie et non davantage d'arbitraire.
Peu importe qui mène les enquêtes pourvu que les magistrats soient préservés des pressions ; pourvu que les investigations puissent être conduites, ne soient pas étouffées dans l'œuf.
Vous voulez confier les enquêtes au parquet ?
Cela se peut, mais il faut alors rendre le parquet indépendant de votre pouvoir, ce qui, vous en conviendrez, n'a guère été votre choix.
Les contempteurs des juges d'instruction affirment qu'il est impossible d'instruire à charge et à décharge. Si le parquet enquête, il héritera du même dilemme. A moins que vous n'ayez l'intention d'accorder aux avocats un pouvoir d'enquête. Non seulement la justice sera aux ordres, mais elle deviendra inégalitaire, à l'image de la justice américaine.
En somme, vous aurez pris le pire des deux systèmes : l'arbitraire et l'inégalité.
Face à un projet qui foule aux pieds l'idéal de 1789 d'égalité des citoyens devant la loi, face à une réforme qui risque de transformer notre pays en République oligarchique, à la solde de quelques-uns, j'appelle les Françaises et les Français épris de justice à la mobilisation contre votre projet.
Eva Joly, ancienne magistrate
09:22 Publié dans Au jour le jour... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



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