Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

ENSEMBLE 05

  • COMMUNAUTE D'AGGLOMERATION GAP-TALLARD-DURANCE PROCES-VERBAL du CONSEIL COMMUNAUTAIRE du 24 mars 2017

    14639886_1508016859212050_3047356829090328766_n.jpgLIRE et TELECHARGER le PV

  • Deuxième tour : élire des député-es de la gauche debout et insoumise !

     



    vignette_clr_ensemblemagesfdg__0.pngLe premier tour des élections législatives a été marqué par une abstention massive. Cela montre que la crise démocratique est loin d’être finie.

    Les candidat-es de la République En Marche arrivent en tête à l’échelle nationale avec un score de 32%. Emmanuel Macron a réussi à rassembler les libéraux de gauche et de droite et bénéficie pleinement du caractère monarchique des institutions de la Vème République. L’Assemblée Nationale est réduite à n’être que la chambre d’application de la politique du Président de la République.

    Les candidats-es des forces qui ont soutenu Jean Luc Mélenchon représentent, selon les premières estimations,  environ 14% des suffrages exprimés (11% pour France Insoumise, 3% pour le PCF). Malgré la division, ils constituent la principale force d’opposition de gauche, progressiste et écologiste.

    Nous nous félicitons des bons résultats des candidat-es présentés ou soutenus par Ensemble !

    Il faut maintenant faire élire le maximum de députés insoumis, communistes, réellement de gauche et écologistes... Il faut rassembler toutes les forces pour cela.

    Au-delà, il faut empêcher le Front National, même s’il est affaibli, d’envoyer des député-es à l’Assemblée Nationale pour y déverser sa propagande xénophobe.

    Partout où c’est possible, il faut battre les candidat-es de droite et de la République En Marche ou se réclamant de la majorité présidentielle.

    Les prochains mois seront décisifs. Emmanuel Macron est décidé à imposer son projet anti social au pas de charge : réforme du code du travail par ordonnance, réforme de l’assurance chômage et des systèmes de retraite… Il faut expliquer et faire connaitre les conséquences négatives de ces projets pour la sécurité et les droits des chômeur-euses et des salarié-es. Des mobilisations larges et unitaires rassemblant des millions  de personnes sont possibles car cette politique n’a pas de légitimité. Pour mettre en échec la grande régression d’Emmanuel Macron, défendre les libertés démocratiques menacées par l’Etat d’Urgence permanent, il faut construire dans tout le pays un large front social et politique des associations, syndicats et partis de gauche et écologistes.

    L’Equipe d’Animation Nationale d’Ensemble

    Dimanche 11 juin 2017, 21 heures.

     

  • COMMUNIQUÉ DE PRESSE Vendredi 9 juin 2017 de la MJC du briançonnais

     

    Des demandeurs d’asile ont installé, mardi 6 juin, des tentes devant la MJC-Centre Social du Briançonnais. Depuis, ils occupent cet espace et ont entamé une grève de la faim.
    Qui sont et d’où viennent ces personnes ?
    Ces personnes viennent pour la plupart de pays en guerre, tentant d’échapper à un destin impossible entre conflits et extrême pauvreté. Elles sont arrivées sur le sol européen, puis se sont trouvées à Calais ou Paris. Elles ont ensuite accepté d’être déplacées et hébergées dans des centres d’accueil à travers toute la France, comme à Briançon. La MJC centre social, à la demande de l’Etat et depuis deux ans, assure la coordination d’un Centre d’Accueil et d’Orientation (CAO), qui a pour mission de mettre à l’abri les migrants et d’accompagner leurs démarches vers la demande d’asile.
    La MJC-CS a ainsi accueilli, en novembre 2016, 24 personnes originaires du Soudan et du Tchad.
    Toutes ont sollicité l’asile.
    Au cours de la procédure il s’est avéré que 17 d’entre elles étaient reconnues « dublinées » : le
    règlement européen DUBLIN III impose que les personnes demandent l’asile dans le pays par lequel elles sont entrées en Europe. Les personnes concernées par cette mesure vont donc devoir quitter le territoire français pour demander l’asile en Italie.
    Pourquoi ne veulent-elles pas retourner en Italie ?
    Chaque année depuis 2014, l’Italie voit son taux d’accueil des migrants augmenter de plus de 500%.
    Difficile de juguler ce flux en proposant un accueil respectueux et humain. De nombreux témoignages font état de conditions d’accueil très difficiles. A la descente des bateaux en Italie les personnes doivent laisser leurs empreintes, ce qui permettra à tous les pays d’Europe de les reconnaître. Le peu d’informations qui leur est communiquées et la saturation des moyens d’accueil en Italie ne permettent pas de une réelle prise en charge de ces personnes.
    Certaines restent des mois sans qu’aucune démarche ou explication ne leur soit fournie, qui pourrait faire avancer leur situation. Elles ne se sentent ni en confiance ni en sécurité.
    Le parcours d’un migrant n’est pas un simple voyage
    Il s’agit d’une lutte impitoyable où les traumatismes, les souffrances mentales et physiques
    dépassent notre imagination. Les migrants sont martyrisés par l’exil. Les dernières années de leur vie se sont écoulées aux rythmes du voyage clandestin, côtoyant la mort, de la faim, de la peur, de l’effroi, de l’espoir d’avoir des papiers. Une fois arrivés en Europe, ils sont soumis aux rythmes administratifs de l’attente, de la déception, de l’incertitude. Ils expriment une grande souffrance d’un exil qui ne semble jamais finir.
    Le témoignage de l’un d’entre eux illustre ce mal-être : « Ici on me propose un lit, mais aussi tous les cauchemars d’expulsion et de violence. Je ne peux pas dormir dans ce lit, je n’y trouve aucun repos ».
    Les migrants installés devant la MJC se sentent trahis et ont perdu confiance dans l’accueil que nous leur avons proposé. Ils ont posé un acte fort : ils tentent de reprendre leur destin en main.
    Que veulent les migrants ?
    Le respect du droit fondamental d’être informés et la possibilité de demander l’asile dans le pays de leur choix. Mais pour cela il faut qu’ils puissent être « dédublinés ».
    Que pouvons-nous faire ?
    Depuis plusieurs années la MJC centre social s’est engagée avec les associations caritatives, des
    citoyens mobilisés et la ville de Briançon pour essayer de proposer un accueil respectueux des droits de l’homme et de la dignité de toutes les personnes arrivants dans le Briançonnais.
    Chacun d’entre nous peut prendre sa part de l’accueil : toutes les possibilités d’action, petites ou
    d’envergure, sont possibles. La MJC-CS se veut un lieu d’accueil et d’ouverture au monde, elle
    appelle chacun à être attentif aux personnes dans le besoin, en exil ou vulnérables.
    Chacun à la mesure de ses possibilités, avec ce qu’il est, peut apporter un sourire, une bouteille
    d’eau, une interpellation politique, un bonjour, un regard ... pour un mieux-être.
    N’hésitez pas à entamer le dialogue avec les migrants, n’ayez pas peur, sentez-vous libres de leur témoigner de petits gestes de solidarité.
    Ce qu’en pense la MJC CS
    La MJC déplore cette situation qui est un échec collectif local, national et européen.
    D’autres personnes dublinées manifestent leur souffrance dans d’autres régions de France.
    Nous lançons un appel à la raison, au bon sens et au respect des droits fondamentaux :
    - pour que l’Etat décide d’un moratoire dans l’exécution du règlement Dublin III et que les
    discussions autour de Dublin IV permettent aux personnes en exil de solliciter l’asile dans le pays de leur choix ;
    - pour envisager la possibilité d’une remise à plat du dispositif de l’accueil qui placerait dans un
    premier temps la personne humaine dans toutes ses dimensions au centre de l’action, pour que ne viennent se rajouter de nouveaux traumatismes sur le parcours de l’exil ;
    - pour que s’ouvre un dialogue avec l’ensemble des acteurs citoyens, les élus, les associations
    engagés dans l’accueil des migrants, de façon à dessiner un nouveau projet qui soit ambitieux, juste et respectueux des droits fondamentaux, et non un rapport de force visant à discréditer l’action humanitaire et citoyenne dont nous avons tous besoin pour faire face au défi migratoire.


    Contacts :
    MJC centre Social du Briançonnais
    35 rue pasteur
    05100 BRIANCON
    mjc.brianconnais@wanadoo.fr