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ENSEMBLE 05

  • Battre Le Pen le 7 mai. Construire une gauche digne de ce nom.

     

    Emmanuel Macron et Marine Le Pen sont les seuls candidats restant en lice au second tour le 7 mai.
    La gauche est éliminée, et malgré l’espoir soulevé par la campagne populaire et massive de Jean Luc Mélenchon, dans laquelle était impliqué le mouvement Ensemble !, Jean Luc Mélenchon ne sera pas présent au second tour.

    Le score de Jean Luc Mélenchon, avec plus de 19,5 % des voix, constitue un considérable. Il démontre la vitalité, à gauche, des aspirations au progrès social, à la préservation de l’environnement, au renouveau démocratique et notamment, au passage à la 6ème République pour en finir avec le présidentialisme.

    Il faut désormais empêcher une victoire de l’extrême-droite qui ferait courir un grave danger aux libertés fondamentales, aux droits démocratiques et sociaux, ce d’autant plus que la constitution de la cinquième République donne des pouvoirs considérables au Président.

    Pas une voix pour Le Pen.
    Le projet de Marine Le Pen est celui d’une société où les privilèges des puissants sont préservés ; le projet raciste d’une soi-disant « préférence nationale » sert à détruire les acquis sociaux et les solidarités de toutes et tous, quelles que soient leurs origines.  Les étranger-es, les réfugié-es, les femmes, les syndicats, le mouvement social sont pour elle autant de cibles. Moins que jamais, elle ne veut s’en prendre aux véritables responsables de la crise actuelle, la classe dominante, les puissances de l’argent... Elle promet une société de divisions et de violences.

    Barrer la route du pouvoir au Front National…
    Quand l’extrême-droite gagne le pouvoir, elle détruit la démocratie, les droits sociaux et l’égalité entre toutes et tous. Nous ne pouvons laisser faire dans notre pays ce qui arrive aux USA avec Trump, en Hongrie avec Orban ou avec d’autres extrémistes de droite au pouvoir en Europe, qui dès leur arrivée au pouvoir ont ouvert la chasse aux étrangers et détruisent les droits sociaux.
    Dans l’immédiat, faisons du 1er mai, une grande journée de mobilisation contre l’extrême droite et pour les droits sociaux et démocratiques, et multiplions les initiatives de mobilisation citoyennes contre les dangers qui menacent.

    Le mouvement Ensemble! appelle à la mobilisation, dans la rue le 1er mai, en votant contre Le Pen le 7 mai, pour empêcher l’arrivée au pouvoir de l’extrême droite.

    Dans le même temps, il combattra le projet d’Emmanuel Macron.
    Une fois Le Pen éliminée, il faudra empêcher Macron de constituer une majorité à l’Assemblée nationale avec une partie de la droite et la droite du Parti Socialiste, sur son orientation ultra libérale, aggravant les politiques du quinquennat de Hollande.

    Rassembler une « gauche debout ! »
    La dynamique de la campagne autour du candidat Jean Luc Mélenchon doit s’amplifier mais aussi s’élargir. Rassembler une nouvelle gauche, « une gauche debout », c’est la seule manière de battre immédiatement et durablement le FN et les politiques réactionnaires, qui ont été alimentées par les renoncements de la gauche gouvernementale.
    Aux élections législatives de juin, nous appelons à des candidatures de rassemblement de toutes les forces de gauche et écologistes qui se sont opposées à la politique des gouvernements Hollande, pour une nouvelle majorité autour d’une alternative politique au social-libéralisme, pour faire front contre l’extrême droite et contre les droites.

    La question de la reconstruction d’une gauche digne de ce nom est aujourd’hui posée. Les forces existent. C’est un défi crucial à relever dès maintenant.

    Bagnolet, le 23 avril 2017, 21h.

     
  • absentéisme, symptôme de la souffrance au travail.

    Pourquoi l'absentéisme du personnel de la ville de Gap (CCAS et communauté d'Agglo compris) pousse Roger Didier et son équipe à lancer « un plan de lutte contre l'absentéisme » ? Parce que les chiffres ont augmenté depuis 2011 et que nous sommes au-dessus de la moyenne de la strate des villes équivalentes.

    Deux points de vue sont possibles :

    - On peut penser à une dégradation importante des conditions de travail et essayer de les améliorer.

    - On peut entrer dans le jeu du dénigrement systématique, style « ils-elles se la coulent douce », « ils-elles ne sont pas vraiment malades » etc.. et être dans la suspicion de fraude.

    Ces deux attitudes engagent une conception de la nature de l'être humain. La première pense que les personnes veulent se réaliser dans leur travail et en retirer des satisfactions : si elles sont malades, c'est qu'elles souffrent au travail. Nous nous situons dans cette perspective.

    La deuxième croit que les personnes ne travaillent que parce qu'elles y sont contraintes et qu'elles n’attendent rien de leur travail : si elles sont absentes, c'est qu'elles fraudent...

    Qu'est ce qui fait qu'un-e fonctionnaire territorial-e va s'impliquer dans son travail et qu' il/elle  ne va pas être absent-e ? Et s'il y a des absences comment appréhender leurs causes ?

    Quelle est la situation à la ville de Gap ? Nous examinerons quatre points, le statut des fonctionnaires, leur temps de travail, le contenu de leur travail et la question du salaire.

    1 - Son statut : si elle est titulaire, la personne sera plus sécurisée.

    Or à la ville de Gap (CCAS et Communauté d'Agglo compris) nous constatons  :

    - Le recours systématique à du personnel d'intérim du Centre de gestion : ceux-ci sont payés à la journée et subissent des mois incomplets.

    - Il reste du personnel contractuel notamment dans la communauté d'agglomération.

    2 – Son temps de travail : s'il/elle a des horaires fixes, il/elle sera stabilisé-e; s'il/elle peut choisir d'avoir un temps partiel à 80% et à 90% rémunéré correctement, il/elle pourra travailler et élever ses enfants. Si il/elle peut choisir son heure d'arrivée et de départ, il/elle pourra habiter hors Gap et cesser d'être la cause des "embouteillages"...

    Or à la ville de Gap (CCAS et Communauté d'Agglo compris) on constate :

    - La multiplication des horaires coupés : le/la salarié-e précaire vient travailler 3 fois 1h ou 2 h par jour.

    - Un temps de travail qui est changé arbitrairement et successivement dans certains services comme à l’État civil et au guichet unique.

    - Que la possibilité d'avoir un temps partiel rémunéré correctement a été supprimée.

    - Les horaires sont rigides

    3 – Le contenu de son travail : s'il-elle aime ce qu'il-elle fait, n'est pas harcelé-e par un supérieur hiérarchique ou par un-e élu-e qui fait régulièrement le point sur ses tâches, est formé-e à sa demande, a une progression salariale, est reconnu-e pour ses compétences : il/elle ne sera pas absent-e.

    Or à la ville de Gap (CCAS et Communauté d'Agglo compris) :

    - Les promotions ne sont pas claires et les critères subjectifs.

    - Les formations sont de moins en moins possibles (la compression du personnel entraîne un déséquilibre chaque fois qu'une personne part en formation).

    - Les services tournent à flux tendus : ceci entraîne parfois des exigences de la part des chefs de services irréalisables pour les salarié-es.

    - Le personnel est parfois dénigré par les chefs (H ou F) de services et par les élu-es. (Il y a actuellement des problèmes importants dans les EPHAD)

    4 – Les salaires : ils ne sont pas très élevés pour les catégories les plus basses, mais ils peuvent être améliorés par des primes.

    Or à la ville de Gap (CCAS et Communauté d'Agglo compris):

    - La prime de fin d'année qui était égale au SMIC n'a jamais été re évaluée et les contractuel-les ne la perçoivent qu'au bout de 5 ans.

    - Certain-es salarié-es n'ont pas de véhicules de fonction et se déplacent avec leur propre véhicule : ils/elles ne sont pas indemnisé-es.

    - Participation forfaitaire à la mutuelle santé : la ville de Gap n'y participe pas alors que le conseil départemental par exemple participe à hauteur de 10€ nets par mois. Dans le privé la participation est obligatoire.

    Le plan de Lutte contre l'Absentéisme ajoute à la dégradation des conditions de travail. Il met inéxorablement le feu aux poudres !

    Il veut traquer les absences abusives à l'intérieur de la catégorie des arrêts maladie ordinaires. Il jongle entre le flicage et la menace (suppression des indemnités), entre la délation encouragée et l'écoute (cabinet privé qui répondra au téléphone). S'il n'est pas dans l'illégalité, il est dans la suspicion et la répression systématique.

    Roger Didier, sous le prétexte de faire des économies, lutte contre les avantages acquis, multiplie les mises au placard, ne remplace pas le personnel sortant ou malade. Il n'a pas confiance dans son personnel, à part à quelques proches qui multiplient les fonctions. Ses remèdes pour lutter contre l'absentéisme vont aggraver la situation actuelle. Nous ne pouvons l'admettre !

     

    Joël Reynier , conseiller municipal et Communautaire « tous Capables Gauche »

     

     

  • LA FORTUNE DES 10 FRANCAIS LES PLUS RICHES A TRIPLE EN HUIT ANS

     

    Scandaleux ! La fortune des 10 Français les plus riches a triplé en à peine 8 ans...

    De gauche à droite voici le classement 2017 des Français les plus riches:

    1. Bernard Arnault (LVMH) : 38,6 milliards d’euros

    2. Liliane Bettencourt (L’Oréal) : 36,7 milliards d’euros

    3. Serge Dassault (Groupe Dassault) : 14, 9 milliards d’euros

    4. François Pinault (Kering ex-PPR) : 14,6 milliards d’euros

    5. Patrick Drahi (Altice) : 12 milliards d’euros

    6. Gérard Wertheimer (Chanel) : 10,9 milliards d’euros

    7. Alain Wertheimer (Chanel) : 10,9 milliards d’euros

    8. Emmanuel Besnier (Lactalis) : 10,5 milliards d’euros

    9. Xavier Niel (Iliad) : 7,5 milliards d’euros

    10. Vincent Bolloré (Groupe Bolloré) : 4,8 milliards d’euros

    TOTAL 161,4 milliards d’euros

    Dit autrement : 161 400 000 000 €

    Celles et ceux qui réfutent l’existence de la haute bourgeoisie n’ont qu’à bien se tenir. En pleine période de crise économique, entre chômage record et récession de la production, les Français les plus riches ont vu leur fortune littéralement exploser. La vitesse inouïe à laquelle le grand capital se développe creuse le fossé entre les classes sociales et confirme la domination de la caste des milliardaires sur l’outil productif français. Les ennemis du progrès social ont un visage, et le faire connaître relève d’un intérêt supérieur pour la nation et son avenir.

    Et ils ne s’en cachent même plus. Les Français les plus riches voient leur fortune gonfler à vue d’œil, tandis que la morosité imbibe toujours l’économie nationale. Sorti au début du mois dernier, le classement annuel du magazine Challenges étale les richesses d’une petite caste, si gigantesques qu’elles sont une injure pour le commun des travailleurs. En décryptant ces chiffres, la société française apparaît sous son vrai jour : un système capitaliste dans l’intérêt exclusif de la haute bourgeoisie, qui tire toujours ses abondantes ressources de l’exploitation de la classe ouvrière, donc vous...

    On nous parle de crise depuis des années, que la classe moyenne doit se serrer la ceinture et sacrifier nos vies à enrichir celles d'une minorité toute puissante. Que nous sommes responsables de l'évaporation de notre argent publique pendant qu'ils s'exilent dans les paradis fiscaux.

    En France, une PME est assujettie à 33,33% d’impôt sur les sociétés, elle en paye généralement 28% réellement, après application des crédits d’impôts ou abattements légaux ; alors qu’une entreprise du CAC 40 émarge en moyenne à 8% seulement. Dans ce cas précis ce n'est pas une crise mais un hold-up, un racket organisé et légalisé purement et simplement, disons les choses telles qu'elles le sont réellement !

    "Que les riches vivent plus simplement, afin que les pauvres puissent simplement vivre..."

    PS : N'hésitez pas à partager l'information autour de vous afin que cette réalité soit exposée au plus grand nombre, c'est juste plus possible qu'une poignée d'hommes et de femmes se gavent sur la misère du reste du monde... Nous comptons sur vous.

     

  • Demander le programme (extraits de « l’avenir en commun »)- 2,85 € dans toutes les bonnes librairies.

    Parmi les déferlantes qui tombent sur Mélenchon, susceptible de se qualifier pour le second tour, la critique de la fiscalité est l’une des plus importantes.

    Qu’en est-il ?

    Le programme prévoit bien une hausse des prélèvements de 120 milliards mais étalées sur 5 ans, soit 24 milliards par an. Idem pour l’investissement et les dépenses publiques 265 milliards (53 milliards /an) décomposés en 20 milliards d’investissement, équivalent au CICE et 33 milliards pour les nouvelles dépenses, soit moins que le pacte de responsabilité : 41 milliards.

    Ce plan de relance pèse 2,4 du PIB bien loin de la collectivisation massive de l’économie. Projet d’inspiration Keynésienne et non marxiste.

    Mais pour quoi faire ?

    • Engager un plan de relance de l’activité et de l’emploi au service de la transition écologique. (Mesure 18).

    • Mobiliser l’argent pour financer les petites et moyennes entreprises (mesure 21)

    • Protéger et généraliser l’économie sociale et solidaire et l’économie collaborative (22)

    • Augmenter les salaires, SMIC à 1326 € pour 35 heures. (30)

    • Restaurer le droit à la retraite à 60 ans, augmenter les petites pensions. Minimum vieillesse = seuil de pauvreté environ 1 000 €.(31)

    • Réprimer les inégalités hommes/femmes (32)

    • Eradiquer la pauvreté (33)

    • Créer 3,5 millions d’emplois (300. 000 économie de la mer-300 000 dans l’agriculture paysanne et bio, 900 000 par la transition énergétique et 2millions par la relance de l’activité et l’emploi public.

    Qui doit payer ?

    • IRPP (14 tranche au lieu de 5 aujourd’hui)- Toute personne qui gagne moins de 4 000 €/mois paiera moins qu’aujourd’hui. Entre 4 000 € et 6 000 € stabilité. Au-delà de 6 000 € augmentation. Dernière tranche à 90% pour les salaires > à 33 000 euros mois ce qui représente 0,05 de la population. Il convient de préciser que ces derniers bénéficieront des taux de chacune des tranches intermédiaires.

    • Evaluer chaque niche fiscale, il y en a 451, elles représentent 60 à 70 milliards d’euros et supprimer celles qui sont injustes, inefficace socialement ou nuisibles écologiquement.

    • Renforcer l’impôt de solidarité sur la fortune.

    • Refonder l’impôt sur les sociétés pour établir l’égalité entre les PME et les grands groupes.

    • Augmenter les droits de succession sur les gros patrimoines > 33 millions d’euros…36

    • La fraude et l’évasion fiscale représentent 80 milliards d’euros.

    Compensations

    • Baisse de la TVA sur les produits de première nécessité.

    • Taux majoré sur les produits grands luxes.

     

    Fait le 14/4/2017 A Embrun

     

    Gérard LADOUX