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gap

  • Conseil municipal de Gap séance du 9 juin: question orale

    gapIncident sur le réseau d'eau potable ...

    Nous rendons hommage au travail qui a été fait pour gérer au mieux cette situation de crise par la ville de Gap, l'ARS, la Préfecture, Véolia.... 
    L'incident qui vient d'avoir lieu concernant la réserve d'eau  de Puymaure, est très inquiétant pour deux raisons. Les abords des 22 réservoirs d'eau de Gap ne semblent pas sécurisés : de simples cadenas pour fermer les accès sont insuffisants comme vient de le prouver cet incident. Ensuite le système de Véolia pour alerter les consommateurs est ridicule : la moitié de la population concernée a du boire cette eau toute la journée...Ne faut-il pas, dans un cas d'urgence comme celui-ci, améliorer le système d'alerte (par téléphone), couper l'eau des consommateurs concernés qui vont alors réagir et demander des explications ? Nous demandons qu'une réunion rapide des principaux acteurs soit convoquée pour examiner comment on peut améliorer la situation et éviter que cela se reproduise !

    Joël Reynier, conseiller municipal et communautaire de GAP

  • absentéisme, symptôme de la souffrance au travail.

    Pourquoi l'absentéisme du personnel de la ville de Gap (CCAS et communauté d'Agglo compris) pousse Roger Didier et son équipe à lancer « un plan de lutte contre l'absentéisme » ? Parce que les chiffres ont augmenté depuis 2011 et que nous sommes au-dessus de la moyenne de la strate des villes équivalentes.

    Deux points de vue sont possibles :

    - On peut penser à une dégradation importante des conditions de travail et essayer de les améliorer.

    - On peut entrer dans le jeu du dénigrement systématique, style « ils-elles se la coulent douce », « ils-elles ne sont pas vraiment malades » etc.. et être dans la suspicion de fraude.

    Ces deux attitudes engagent une conception de la nature de l'être humain. La première pense que les personnes veulent se réaliser dans leur travail et en retirer des satisfactions : si elles sont malades, c'est qu'elles souffrent au travail. Nous nous situons dans cette perspective.

    La deuxième croit que les personnes ne travaillent que parce qu'elles y sont contraintes et qu'elles n’attendent rien de leur travail : si elles sont absentes, c'est qu'elles fraudent...

    Qu'est ce qui fait qu'un-e fonctionnaire territorial-e va s'impliquer dans son travail et qu' il/elle  ne va pas être absent-e ? Et s'il y a des absences comment appréhender leurs causes ?

    Quelle est la situation à la ville de Gap ? Nous examinerons quatre points, le statut des fonctionnaires, leur temps de travail, le contenu de leur travail et la question du salaire.

    1 - Son statut : si elle est titulaire, la personne sera plus sécurisée.

    Or à la ville de Gap (CCAS et Communauté d'Agglo compris) nous constatons  :

    - Le recours systématique à du personnel d'intérim du Centre de gestion : ceux-ci sont payés à la journée et subissent des mois incomplets.

    - Il reste du personnel contractuel notamment dans la communauté d'agglomération.

    2 – Son temps de travail : s'il/elle a des horaires fixes, il/elle sera stabilisé-e; s'il/elle peut choisir d'avoir un temps partiel à 80% et à 90% rémunéré correctement, il/elle pourra travailler et élever ses enfants. Si il/elle peut choisir son heure d'arrivée et de départ, il/elle pourra habiter hors Gap et cesser d'être la cause des "embouteillages"...

    Or à la ville de Gap (CCAS et Communauté d'Agglo compris) on constate :

    - La multiplication des horaires coupés : le/la salarié-e précaire vient travailler 3 fois 1h ou 2 h par jour.

    - Un temps de travail qui est changé arbitrairement et successivement dans certains services comme à l’État civil et au guichet unique.

    - Que la possibilité d'avoir un temps partiel rémunéré correctement a été supprimée.

    - Les horaires sont rigides

    3 – Le contenu de son travail : s'il-elle aime ce qu'il-elle fait, n'est pas harcelé-e par un supérieur hiérarchique ou par un-e élu-e qui fait régulièrement le point sur ses tâches, est formé-e à sa demande, a une progression salariale, est reconnu-e pour ses compétences : il/elle ne sera pas absent-e.

    Or à la ville de Gap (CCAS et Communauté d'Agglo compris) :

    - Les promotions ne sont pas claires et les critères subjectifs.

    - Les formations sont de moins en moins possibles (la compression du personnel entraîne un déséquilibre chaque fois qu'une personne part en formation).

    - Les services tournent à flux tendus : ceci entraîne parfois des exigences de la part des chefs de services irréalisables pour les salarié-es.

    - Le personnel est parfois dénigré par les chefs (H ou F) de services et par les élu-es. (Il y a actuellement des problèmes importants dans les EPHAD)

    4 – Les salaires : ils ne sont pas très élevés pour les catégories les plus basses, mais ils peuvent être améliorés par des primes.

    Or à la ville de Gap (CCAS et Communauté d'Agglo compris):

    - La prime de fin d'année qui était égale au SMIC n'a jamais été re évaluée et les contractuel-les ne la perçoivent qu'au bout de 5 ans.

    - Certain-es salarié-es n'ont pas de véhicules de fonction et se déplacent avec leur propre véhicule : ils/elles ne sont pas indemnisé-es.

    - Participation forfaitaire à la mutuelle santé : la ville de Gap n'y participe pas alors que le conseil départemental par exemple participe à hauteur de 10€ nets par mois. Dans le privé la participation est obligatoire.

    Le plan de Lutte contre l'Absentéisme ajoute à la dégradation des conditions de travail. Il met inéxorablement le feu aux poudres !

    Il veut traquer les absences abusives à l'intérieur de la catégorie des arrêts maladie ordinaires. Il jongle entre le flicage et la menace (suppression des indemnités), entre la délation encouragée et l'écoute (cabinet privé qui répondra au téléphone). S'il n'est pas dans l'illégalité, il est dans la suspicion et la répression systématique.

    Roger Didier, sous le prétexte de faire des économies, lutte contre les avantages acquis, multiplie les mises au placard, ne remplace pas le personnel sortant ou malade. Il n'a pas confiance dans son personnel, à part à quelques proches qui multiplient les fonctions. Ses remèdes pour lutter contre l'absentéisme vont aggraver la situation actuelle. Nous ne pouvons l'admettre !

     

    Joël Reynier , conseiller municipal et Communautaire « tous Capables Gauche »

     

     

  • Mesdames Messieurs les Elus de la Ville de Gap, de son CCAS et de la Communauté d’agglomération Gap Tallard Durance.

    27364_100001115076350_6844_n.jpgAdresse des SYNDICATS CFDT, CGT et FSU de la ville de GAP

    STOP à l'explosion des arrêts de travail dans nos collectivités,
    OUI à l'amélioration des conditions de travail,
    NON à la répression sur nos rémunérations
    Le dernier CT réuni le 07 avril a été une mascarade, un dialogue de sourds !!!
    Nous, représentants syndicaux, dénonçons et refusons la méthode de travail qui nous est imposée lors des instances.
    Nous exigeons de la collectivité que les décisions importantes impactant la vie professionnelle et en conséquence nos vies personnelles, soient travaillées au préalable, en concertation avec les
    représentants du personnel par la création de groupes de travail, comme cela était d’usage dans nos collectivités. Nous rappelons la circulaire du 28 mai 1982 modifié en 2014 sur le renforcement de la qualité du dialogue social qui réaffirme l'importance de l'association des personnels aux évolutions en cours, pour une meilleure gestion des ressources humaines préservant l'intérêt des usagers et promouvant de meilleures conditions de travail.
    Lors des débats en séances, malgré des arguments précis et chiffrés de vos représentants, les élus passent leur dossiers, en force.
    Comme souvent, lors de ce dernier CTP, nous n'avons pas pu aborder nos questions, notamment celles concernant les conditions de travail déplorables de certains services tels l'EHPAD ou l'état civil...
    Vendredi dernier la collectivité nous a présenté notamment :
    - un plan de formation, totalement différent du précédent que nous avions co-construit avec les élus et la DRH. La collectivité nous a demandé de le voter en l'état et de le modifier après !!!!
    - un plan de lutte contre l'absentéisme basé principalement sur la stigmatisation et la répression des agents malades . La collectivité, dès le 1er mai 2017 :
    * supprimera le régime indemnitaire dés le premier jour d'absence au prorata de la durée de
    l'arrêt de travail
    * supprimera le versement de la prime de fin d'année dès le 20ème jour d'absentéisme
    * répercutera l’absentéisme sur l’avancement de la carrière professionnelle
    * créera une Commission de Retour à l’Emploi devant laquelle vous aurez tout le loisir de
    demander un recours gracieux à l'employeur, qui l'examinera : Commission constituée du DRH, d’élus du CHSCT, du médecin du travail, de la psychologue du travail et du supérieur hiérarchique . Comme l'indique la circulaire ministérielle, nous soutenons qu'il faut une politique s'appuyant sur des démarches d'amélioration des conditions de travail et de qualité de vie au travail. Nous avons nous même, à de nombreuses reprises, alerté sur l'état de santé (physique et psychologique) des agents, sur l’augmentation inquiétante des arrêts de travail.
    Les chiffres parlent d'eux-mêmes: sur la période 2001-2009 la maladie ordinaire représentait 9,71 jours d'absence par an et par agent alors que la moyenne nationale sur cette période représentait 12,95 jours d'absences dans les collectivités de la même grandeur.
    En 2011 la maladie ordinaire de nos collectivités bondit à 14,81 jours pour une moyenne nationale de 13,78 jours par an et par agent, pour une valeur à ce jour de 25 jours ... Mais que s'est il donc passé !!
    Nous soutenons que la collectivité créée elle-même les causes des arrêts de travail et veut punir
    ensuite les agents en souffrance.
    La maladie n'est pas un choix! STOP au « fonctionnaire bashing »
    Les représentant syndicaux ont donc, à l'unanimité, voté CONTRE tous ces textes car ils sont
    un nouveau recul sur les avancées sociales. Nous refusons de laisser les choses en l'état,
    nous refusons que ces textes passent en Conseil Municipal et y soient adoptés après une
    deuxième séance du CT qui sera aussi stérile que la première …. Cela suffit!!!!!!
    Nous présentons donc à la collectivité les demandes suivantes pour réponses avant le 25 Avril 2017:
    • L’abandon de ce plan de lutte contre l'absentéisme
    • Un bilan en 2017 sur toutes les préconisations soulevées par l'étude RPS (risques
    psychosociaux) du cabinet CATEIS
    • Une nouvelle étude sur les conditions de travail et les RPS auprès des 3 collectivités au
    même titre que celle demandée pour les EHPADs en CHSCT dés cette année
    • La création immédiate d'un groupe de travail en vue de l'amélioration de l'absentéisme
    dans nos 3 collectivités
    • L’arrêt des changements arbitraires et successifs du temps de travail, précédemment
    validés en CT après concertation des personnels notamment pour les services de l'état
    civil, du guichet unique…
    • Le rétablissement, dés septembre, des temps partiels à 80% et 90% pour ne plus
    pénaliser les agents (majoritairement des femmes) qui souhaitent travailler ET élever
    leurs enfants, comme la loi l'a prévu
    • la suppression immédiate des cycles de 35h pour les nouveaux embauchés et les
    mutations internes et le retour à l'application du protocole d'accord sur le temps de travail
    • La titularisation sans délai des contractuels restant dans le cadre de la loi Sauvadet
    • L’arrêt des horaires coupés jusqu‘à 3 fois par jour pour les agents les plus précaires qui
    viennent travailler pour 3x1 ou 2h par jour
    • La suppression des contrats sous statut « centre de gestion » au profit des contrats
    « Mairie »
    • le versement de la prime de fin d'année pour les contractuels dés la 1ere année de
    présence dans la collectivité, dés 2017
    • la participation forfaitaire de la collectivité à nos cotisations pour la mutuelle santé et/ou
    pour la garantie maintien de salaire des agents à hauteur d'une cotisation d'un agent au
    SMIC, dés 2017
    • Le paiement des heures supplémentaires faites à la demande de la collectivité dés
    aujourd’hui
    • La mise en place d’horaires variables
    • De la clarté sur les avancements et promotions basée sur des critères objectifs et connus
    et des explications sur les non promotions
    • La mise en place d'une solution (dédommagement financier, participation assurance,
    indemnité...) pour les agents se déplaçant avec leur véhicule personnel
    • L’augmentation de la prime de fin d'année à hauteur du SMIC dans l'esprit de sa création
    par la création d’une prime complémentaire dés la fin de cette année
    • Le respect des droits syndicaux
    • Le respect des instances paritaires et des représentants du personnel
    Une Assemblée Générale aura lieu le 27 Avril 2017 à 17h45 aux Services Techniques pour rendre compte aux agents de ces réponses
    La ville DOIT « mettre le paquet »
    pour son personnel municipal « emblématique » !!!!
    (cf DL du 11 avril 2017)
    On est tous des RAPACES