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Conseil municipal du jeudi 14 Avril, ville de Gap
LIREle compte rendu de la dernière séance du conseil municipal de la ville de Gap.
Cécile,Françoise et Jean-Claude -
MUTUEL N° 333
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Pouvoir d’achat
Une exigence sociale : l’augmentation générale des salaires
La quasi-totalité des salariés, du public comme du privé, est confrontée à un problème majeur de pouvoir d’achat. Concernant les fonctionnaires, le gel du point d’indice annoncé pour 2011 et 2012 est une nouvelle provocation. Le problème du pouvoir d’achat s’exprime notamment par l’augmentation considérables et continue de leurs « dépenses contraintes » (le logement, l’énergie, sans oublier le carburant).
Face à ce problème bien réel, le Président de la République et le Gouvernement bricolent une réponse improvisée, à des fins électoralistes, sous forme de primes indexée sur l’accroissement des dividendes versés aux actionnaires des entreprises de plus de 50 salariés.
Au-delà des réponses contradictoires des principaux ministres concernés, ce projet révèle des problèmes majeurs :
Contrairement à ce que dit le Gouvernement, la prime profiterait à une minorité de salariés. Non seulement elle ne concernerait que les entreprises qui distribueront en 2011 plus de dividendes qu’en 2010 mais la prime n’aura aucun caractère obligatoire. dans les grandes entreprises, il y aura simplement une obligation de négocier. Comme dans les négociations annuelles obligatoires, l’obligation de négocier de négocier n’est jamais une obligation de conclure !
Elle divisera les salariés, puisque les entreprises de moins de 50 salariés, où travaillent 60% des salariés du privé, ne seront même pas astreints à une obligation de négocier : les employeurs seront simplement « incités » à verser une prime.
Elle fera dépendre la rémunération des salariés, non seulement des profits de l’entreprise comme la participation mais des dividendes versés. Pour la CGT, les salaires sont la rémunération du travail, des qualifications qui n’ont pas à être subordonnés aux profits des actionnaires.
Enfin, en l’état des annonces gouvernementales, il pas certain que la prime compte pour le calcul de la retraite.
Cette proposition est une réponse illusoire aux attentes des salariés en matière de pouvoir d’achat. La seule vraie solution réside dans l’augmentation des salaires, qui passe par une augmentation significative du SMIC et par une véritable dynamique de relance des négociations salariales, tant au niveau des branches que des entreprises dans le privé ainsi que dans la Fonction publique. C’est une exigence sociale.
Montreuil, le 21 avril 2011
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Le projet de carte intercommunale dévoilée dans les Hautes-Alpes (sources Alpes 1)
15
avr2011Hautes-Alpes - La préfète des Hautes-Alpes, Francine Prime, a dévoilé ce vendredi après-midi le projet de Schéma départemental de coopération intercommunale. Ce projet qui s’inscrit dans le cadre de la réforme des collectivités territoriales, prévoit le regroupement des communautés de communes : 7 intercommunalités au lieu de 20 actuellement. Le projet prévoit parmi ces 7 intercommunalités, la création d’une communauté d’agglomération autour de Gap.Les services de la préfecture se sont basés sur des données de l’INSEE pour créer et proposer cette carte de l’intercommunalité : par exemple, l’évolution de la population par zone géographique, les bassins de vie ou encore les emplois par catégorie sociaux-professionnels. Il ne s’agit pas de compartimenter les communes entre-elles, mais bien de les regrouper en fonction de leurs intérêts et de leur situation géographique.
Dans le détail, ce Schéma, qui n’est pas figé, prévoit six regroupements et une création : dans le nord du département des Hautes-Alpes, les Ecrins serait associé au Briançonnais ; le Queyras serait marié au Guillestrois ; le Savinois se rapprocherait de l’Embrunais. Les Barronies, Ribiers-Val Méouge et le Laragnais ne formeraient plus qu’une seule intercommunalité. Et enfin, ce projet prévoit la fusion des Deux-Buëch, du Serrois, du Haut-Buëch, du Dévoluy et de l’Oule. Egalement, serait associé le Champsaur, le Haut-Champsaur et le Valgaudemar. Pour terminer, on pourrait assister à la création d’une communauté d’agglomération avec l’entrée de Gap au sein du dernier regroupement : l’Avance, Serre-Ponçon, et Tallard-Barcillonnette.
Côté calendrier, tous les maires du département vont recevoir dans les prochains jours le projet. Ils vont étudier les propositions. Les élus ont trois mois pour se réunir en conseil municipal, pour accepter le Schéma tel qu’il est présenté ou apporter des éventuelles modifications.
Dates à retenir : le 31 décembre 2011, le projet doit être approuvé ou refusé. Et à partir de janvier 2013, la nouvelle carte de l’intercommunalité sera mise en place avec ou sans l’assentiment des élus.
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Conseil municipal du jeudi 14 Avril, ville de Gap
Budget "très" satisfaisant ou amélioration ponctuelle?
Publié le vendredi 15 avril 2011 à 11H36 par la Provence
Le budget a été adopté par le conseil municipal après un débat plutôt terne
Le maire, Roger Didier, et son premier opposant Jean-Claude Eyraud sont toujours en désaccord sur le plan de financement du nouveau stade de glace, dont les travaux ont déjà commencé.
Photos T. CO
Même le bref commentaire du maire sur les "mensonges" de son meilleur ennemi, Jean-Claude Eyraud n'a pas suffi à donner de la couleur au débat sur le budget primitif, hier au conseil municipal de Gap. Peut-être les élus ont-ils plus de mal à s'insurger contre les trains qui arrivent à l'heure. Une interprétation que retiendra sans aucun doute le premier magistrat, Roger Didier, pour qui "tous les voyants sont au vert". Selon une formule vertueuse résumée par le premier adjoint François Daroux: "Maîtrise des dépenses de fonctionnement (-0,22%), augmentation des investissements (22M€ soit +77% par rapport à 2010) et réduction de la dette."
Un "très bon budget", synthétise le maire, soulignant la hausse de la capacité d'autofinancement passée de 2,8M€ en 2008 à 4,2M€ cette année. "Le fait de parvenir au plus haut niveau d'investissement jamais atteint arrive à point nommé, à mi-mandat, à l'heure où débute le chantier du stade de glace."
Si Jean-Claude Eyraud a de nouveau émis des doutes sur le montant de l'enveloppe que versera la Région pour la patinoire, l'opposition, par la voix de Jean-Pierre Jaubert a pointé du doigt la baisse de la masse salariale de la ville alors que la population augmente. "Moins de service", donc, pour l'élu socialiste mais plus d'impôt...
Jean-Claude Eyraud a dénoncé la hausse de 0,5% des taux d'imposition (taxe d'habitation et taxe foncière), ajoutée au +2% décidés par les parlementaires. "Les hausses ne sont acceptables qu'en cas de situation exceptionnelle, car ensuite nous ne revenons jamais en arrière." Le leader du groupe Gauche conclut en affirmant que "la situation s'améliore mais reste négative. Il s'agit d'une amélioration conjoncturelle. Quand tous les investissements vont tomber en fin de mandat, les voyants vont passer au rouge." Après un peu moins de deux heures de débat, le budget est, pour l'heure, passé au vert.