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ENSEMBLE 05 - Page 474

  • Assemblée générale de l'association "pour une alternative citoyenne à gauche"

     

    Bonjour à tous,

    hautes-alpesNous vous proposons de nous retrouver salle Dum’Art (parking d’Intermarché) le jeudi 12 mai 2011 à 18h.

    Nouvelle formule : notre réunion durera jusqu’à 22h. Nous prévoyons un « plateau repas » (léger !) pour ne pas perdre de temps.

    Voici l’ordre du jour:

    1 – Bilan élections cantonales 

     

    2 – Conséquences sur les présidentielles et les législatives (2012), puis sur les municipales (2014).

    3 – La Fédération

    4 – Questions diverses

     

    Nous souhaitons vous voir nombreux à cette AG.

    Cécile Leroux.

     


  • De l'indignation à l'action concrète



    Par : Claude Alphandéry, président du labo de l'ESS et président
    d'honneur de France Active
    Publié par : LE MONDE ECONOMIE
    Le : 02.05.11

    *******************
     

    S'il y a un domaine qui devrait aujourd'hui susciter l'indignation,
    c'est bien la puissance démesurée d'une oligarchie financière qui est à
    la source des crises que nous traversons.

    Pourquoi, alors que la richesse a crû beaucoup plus rapidement que la
    population en France, y a-t-il 5 millions de personnes sans emploi ?

    Pourquoi l'échelle des salaires dans l'entreprise peut-elle désormais
    atteindre des sommets insupportables, de 1 à 1 000, et au-delà, alors
    que de grands capitalistes comme Henry Ford ou JP Morgan, jugeaient, il
    y a moins d'un siècle, que 1 à 20 était le maximum acceptable ?

    Pourquoi, alors que nous avons consenti 4 500 milliards d'euros d'aides
    aux banques européennes depuis la crise de 2008, ne sait-on encore rien
    ou si peu de l'utilité sociale et environnementale de notre argent, de
    notre épargne ?

    Pourquoi des milliards d'euros de subventions publiques sont accordés
    aux entreprises sans réelles contreparties sociales ou
    environnementales, ni évaluation sérieuse de leur efficacité, alors que
    le moindre euro octroyé aux associations est soumis à un contrôle de
    plus en plus strict et coercitif ?

    Nous pourrions malheureusement multiplier les exemples à l'infini. Nous
    voyons au coeur de ces déséquilibres profonds un déficit fondamental de
    démocratie économique.

    Le citoyen est réduit à subir l'économie, en tant que consommateur,
    travailleur, épargnant ou contribuable. Une abstention économique subie
    qui conduit à la résignation, au repli sur soi, et nourrit, au final, la
    montée des extrêmes. Tout cela n'est pas acceptable et doit nous indigner !

    Mais il n'y a pas de fatalité. Sur tous ces sujets, l'économie sociale
    et solidaire (ESS) propose des réponses concrètes.

    Loin des G20 mais proches des gens, des centaines de milliers d'hommes
    et de femmes, salariés, bénévoles, entrepreneurs de l'économie sociale
    et solidaire démontrent au quotidien, en France comme ailleurs dans le
    monde, qu'il est possible de vivre autrement son rapport à l'économie et
    à l'entreprise, de manière plus solidaire, plus démocratique.

    Des banques éthiques comme le Crédit coopératif et la Nef démontrent la
    possibilité d'un argent utile et investissent pour soutenir l'économie
    de long terme et appuyer le développement d'entreprises d'utilité
    sociale et environnementale.

    Des entreprises d'insertion comme Envie prouvent que personne n'est
    inemployable et créent de l'emploi pour des dizaines de milliers de
    personnes exclues du marché du travail.

    Les association pour le maintien d'une agriculture paysanne (AMAP) et le
    réseau Cocagne inventent une nouvelle relation, directe et équitable,
    entre des dizaines de milliers de consommateurs et producteurs, et
    assurent une juste répartition de la valeur ajoutée sur l'ensemble de la
    filière.

    Des associations comme France active mobilisent des centaines de
    millions d'euros en faveur de ces initiatives et prouvent que la finance
    peut être utile et solidaire. Mais cette économie sociale et solidaire
    ne propose pas une alternative clé en main, qui sonnerait la fin du
    capitalisme.

    Ses réponses, partielles mais réelles, perfectibles mais concrètes,
    constituent néanmoins une véritable réponse aux enjeux sociaux actuels.

    Elles redonnent espoir sans promettre le grand soir, en ouvrant le champ
    des possibles.

    Elles montrent que des alternatives existent et peuvent se développer à
    grande échelle, à condition de les faire connaître et de les soutenir.

    En 2011, en France, plusieurs rendez-vous permettront aux citoyens de
    venir à la rencontre de cette nouvelle économie au service de l'humain.

    En dehors de la quatrième édition du forum Convergences 2015 à Paris,
    les 3, 4 et 5 mai, le deuxième Parlement des entrepreneurs d'avenir, les
    12 et 13 mai à Nantes, cherchera à faire émerger des idées et pratiques
    nouvelles en matière de responsabilité sociétale des entreprises.

    Du 16 au 23 juin, Ashoka conviera, à Paris, son réseau international de
    3 000 entrepreneurs sociaux.

    Enfin, du 17 au 19 juin, les états généraux de l'ESS rassembleront tous
    les acteurs français autour d'un événement festif et citoyen à Paris.
    Festif car l'espérance est joyeuse et conviviale. Citoyen, car il nous
    permettra d'affirmer avec force notre message : nous, citoyens, voulons
    et pouvons reprendre la main sur l'économie.


    Claude Alphandéry, président du labo de l'ESS et président d'honneur de
    France Active

  • Fadidi Niombato

     

    Tourisme solidaire au Sénégal

     

    Nous sommes partenaires de cette action et nous voulons vous faire partager nos expériences et vous donner envie d'y faire un séjour.

     

    Présentation

    Samedi 14 mai 2011 à 20 h 30

    Salle Saint André

    rue Faure Dusserre GAP

     

    Rencontres et découvertes

    Une coopération innovante entre partenaires sénégalais et français, associant la population locale, ce projet favorise la rencontre des personnes et la découverte de cultures dans une démarche de tourisme solidaire. 

    Un campement au cœur du Parc National du delta du Saloum, dans l’ouest sénégalais, Fadidi Niombato (qui signifie en langue sérère Bienvenue à Niombato)

    Un ensemble de 8 cases abritant 18 chambres confortables dans une architecture locale. Vous pourrez aller à la rencontre des villageois, partager leur vie, leurs fêtes, leur histoire

     

    Claude, Marie, Marie-Agnès, Marylène

  • Appel pour une insurrection civique et démocratique

    jeudi 28 avril 2011

    Politis publie un appel qui dénonce le « concours de beauté » de la présidentielle qui dépolitise la société et demande un débat sur le contenu des politiques.

     

    Une chose est sûre, lorsque Nicolas Sarkozy achèvera dans un an son mandat, il laissera la France dans un état de délabrement comme jamais. Le Président du pouvoir d’achat aura été celui de son amputation, le Président de la France qui travaille aura été celui des riches, le Président du Grenelle de l’environnement aura été celui du renoncement, le Président de la « moralisation du capitalisme » aura été celui de la bride sur le cou aux banques et autres spéculateurs. Pendant ce temps, la désespérance gagne les classes populaires et comment pourrait-il en être autrement puisque leur condition est le plus souvent faite de chômage de longue durée, de relégation sociale liée à la perte d’emploi, de réclusion en HLM dégradées, de diminution des revenus, d’échec scolaire des enfants, etc.

    Cette situation catastrophique fait le lit du vote en faveur du Front national, encore en progression lors des dernières élections cantonales. Non pas que ce parti apporte des solutions aux problèmes rencontrés par les classes populaires, mais le vote FN sert d’exutoire à la rancœur d’un nombre croissant d’électeurs pendant qu’une autre partie, encore plus nombreuse, refuse même d’aller voter. Comme si cela ne suffisait pas, à l’imposture de ses promesses, le président de la République a ajouté le côté abject consistant à reprendre à son compte les thématiques du FN pour désigner des boucs émissaires : l’étranger, le musulman, le Rom… Ainsi, ceux dont le quotidien est fait de déclassement en tous genres sont tentés de conjurer leur sort en trouvant un bouc émissaire : les immigrés de la dernière génération. Le désespoir de subir une condition de plus en plus dégradée avive la guerre des pauvres contre plus pauvres qu’eux encore.

    Tant que ne seront pas traitées et éradiquées les causes sociales du vote extrémiste de droite et de l’abstention massive, cette situation perdurera et même s’aggravera. Il devient donc urgent d’instaurer une politique radicalement nouvelle qui redonne espoir aux milieux populaires. Une politique de plein emploi, d’emplois utiles socialement et écologiquement, de salaires décents, de contrats de travail véritables et protecteurs. Une politique qui favorise l’égalité entre les femmes et les hommes. Une politique qui retisse des liens forts grâce à des services publics rénovés et redynamisés, qui étende la protection sociale et offre aux jeunes une allocation d’autonomie. Une politique qui désenclave les quartiers avec notamment des transports publics gratuits, un vaste plan public de réhabilitation des logements et l’arrêt des hausses de loyers.

    Il y a tant à faire, alors que tout fut laissé à l’abandon depuis longtemps. Mais rien ne se fera sans une solidarité nationale minimale qui consistera à redéplacer vers les salaires, les services publics et la protection sociale la part de la richesse produite par tous, qui fut auparavant détournée vers les profits et le privé. Rien ne se fera si, face à l’insécurité économique et sociale d’où découlent toutes les peurs et toutes les insécurités, nous n’optons pas pour la Sécurité sociale et la sécurité économique.

    Conscients de la gravité de la situation et de l’urgence à y répondre, nous appelons tous les citoyens, toutes les forces de transformation sociale, écologique et politique, qu’elles se revendiquent socialiste, du Front de gauche, écologiste, alternative, révolutionnaire, à mettre en œuvre un processus qui coupe l’herbe sous le pied au Front national et qui fasse que le second tour de l’élection présidentielle n’exclut pas un représentant des aspirations populaires. Il ne doit jamais plus y avoir un nouveau 21 avril à gauche. Mais pour cela, le problème est moins la désignation d’un candidat que l’élaboration avant tout d’un vrai programme répondant aux besoins sociaux et écologiques, préparé et débattu par les citoyens. Il faut refuser le « concours de beauté » pour le choix du candidat qui dépolitise la société française et discuter des politiques à mener. Il faut que le « peuple de gauche » puisse débattre et décider de ces politiques avec pour objectif d’établir les priorités à satisfaire pour les mois et années à venir. En somme, la société française a beaucoup plus besoin de primaires sur le programme que de primaires sur le candidat, surtout si celui-ci était nominé par les sondages. Nous appelons à tenir dans tous les quartiers populaires, dans toutes les villes et villages, des réunions, des rassemblements, des manifestations politico-culturelles car, face à la crise de civilisation qui plombe le présent et l’avenir, c’est de culture et de civilisation qu’il s’agit de discuter et de préparer. Nous appelons ainsi à une insurrection civique, pacifique et démocratique, c’est-à-dire réellement politique parce qu’elle ferait progresser l’implication directe des citoyens. L’urgence est telle aujourd’hui que les citoyens doivent pouvoir dire haut et fort que, loin de rejeter l’autre, les autres, ils veulent « vivre ensemble ».

    Gerard Filoche (inspecteur du travail), Susan George (écrivain), Jean-Marie Harribey (économiste), Pierre Khalfa (syndicaliste), Safia Lebdi (présidente des Insoumises), Gus Massiah (fondateur du Cedetim), Christiane Marty (féministe), Caroline Mecary (avocate), Willy Pelletier (sociologue)