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  • Communiqué des organisations syndicales

    CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA

    vendredi 18 novembre 2011

    9-5.jpgLes organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA, dénoncent fermement les plans d’austérité et de rigueur décidés et imposés par le gouvernement.

    L’austérité en France et en Europe n’est pas la solution à la crise. Au contraire, elle risque d’entraîner la récession.

    Le gouvernement décide de mesures dans le domaine social sans rencontrer ni entendre les organisations syndicales. Il fait porter les efforts sur les salariés, ce qui creuse les inégalités et plonge des milliers de familles dans les difficultés sociales

    Après la taxe sur les complémentaires, les déremboursements, l’instauration de forfaits et franchises, les ponctions sur le budget de l’assurance maladie, la diminution des prestations sociales, le gouvernement s’en prend aux salariés malades, potentiellement « fraudeurs » et « responsables des déficits publics », en instaurant un jour de carence de plus dans le privé et un dans la Fonction publique et en tentant d’opposer les uns aux autres.

    Les organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA décident d’agir ensemble pour s’opposer à ces mesures et obtenir d’autres solutions. Avec un appel commun, elles s’adresseront aux salariés pour interpeller le gouvernement, les élus et les responsables d’entreprises dans la période du 1er au 15 décembre. Dans ce cadre, le 13 décembre sera un temps fort de mobilisations interprofessionnelles, notamment avec des rassemblements.

    Les organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA, se retrouveront rapidement après le 15 décembre, afin d’en tirer le bilan et d’envisager, ensemble, de nouvelles initiatives en janvier.

    Montreuil, le 18 novembre 2011

     




     

  • Déclaration des Mutuelles de France

    mutuelle_logo.gifLes Mutuelles de France dénoncent avec la plus grande fermeté les propos
    insupportables du chef de l’État qualifiant de voleurs les assurés sociaux
    les plus vulnérables, les plus exposés à la crise économique et aux
    conditions de travail les plus pénibles. Ces assurés ne méritent pas des
    insultes mais au contraire l’expression de la solidarité nationale.
    Ce ne sont pas les malades qui compromettent gravement la solidarité
    mais des choix économiques, des orientations politiques qui ruinent
    littéralement les fondements de notre protection sociale.
    La question du financement est centrale et appelle des réformes justes,
    pérennes et efficaces. Ce n’est pas le travail qui est surtaxé mais les
    résultats financiers des grandes entreprises qui ne le sont pas assez. Le
    financement des dépenses sociales solidaires ne doit pas reposer sur la
    consommation des ménages mais sur la totalité de la valeur ajoutée des
    entreprises.
    Le plus grand vol qui frappe les assurés sociaux c’est la multiplication des
    taxes sur la santé.
    La violence de ces attaques appelle une réaction convergente de tous les
    acteurs sociaux. C’est ce à quoi les Mutuelles de France, avec la mutualité,
    souhaite désormais s’employer de toutes leurs forces.
    Cette déclaration a été adoptée à l’unanimité lors de l’Assemblée générale
    des Mutuelles de France, mercredi 16 novembre à Paris.
    Paris, le 16 novembre 2011.

  • l'économie sociale et solidaire

    gapBonjour,

    Nous avons le plaisir de vous inviter au

    6e forum de l’ESS des Hautes-Alpes
    Forces et faiblesses
    de l’économie sociale et solidaire
    en matière d'emploi
    mardi 29 novembre 2011
    de 9h30 à 16h30
    Hôtel du département Place St Arnoux 05000 GAP

                                  Vous trouverez le programme, l'affiche et le bulletin d'inscription

    en téléchargement sur www.udess05.org

    Nous comptons sur vous pour diffuser cette information car le forum de l'ESS concerne tous les citoyens.

    Merci d'utiliser l'affiche et le programme

    - sur votre site internet
    - sur vos panneaux d'affichage.

    Pour vous inscrire, merci de renvoyer par tout moyen le bulletin ci-dessous
    (
    ou celui en téléchargement sur www.udess05.org)

    avant le 25 novembre

    Nous espérons vous accueillir nombreux.

    Pour l'équipe d'organisation,
    Yves Gimbert
    Président de l'Udess 05

  • Elections législatives

    hautes alpesLa troisième réunion du front de gauche des Hautes Alpes s'est tenue hier soir 17 novembre à Embrun.
     
    La liste des candidats du front de gauche à l'élection législative de Juin 2012 a été définitivement arrêtée:
     
    - 1er circonscription, candidat titulaire Jean-Claude EYRAUD, candidat suppléant Frank GATOUNE
     
    - 2e circonscription, candidate titulaire Catherine GUIGLI, candidat suppléant Bruno BOUIN.
     
    Un petit déjeuner de presse sera organisé courant de la semaine prochaine à Gap.

  • Le Capital, livre premier : publié en 1867 Que pourrions nous y rajouter ?

     

    Pour aider ceux qui « découvrent » le surendettement des Etats

    Au moment où, au nom du paiement de la dette, le capital financier, le FMI, l’Union européenne et les gouvernements imposent des plans d’austérité dans toute l’Europe, il peut être déterminant de publier cet extrait du Capital de Karl Marx, consacré à la dette publique, aux liens qu’elle établit entre les banques et l’Etat et à ses conséquences sur les impôts.

    Le système de crédit public, c’est-à-dire des dettes publiques, dont Venise et Gênes avaient, au Moyen Age, posé les jalons, envahit l’Europe définitivement pendant l’époque manufacturière.(…)

    La dette publique, en d’autres termes, l’aliénation de l’Etat, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste. La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique(…)

    Le crédit public, voilà le credo du capital. La dette publique opère comme un des agents les plus énergiques de l’accumulation primitive. Par un coup de baguette, elle doue l’argent improductif de la vertu reproductive et le convertit ainsi en capital, sans qu’il ait pour cela à subir les risques, les troubles inséparables de son emploi industriel et même de l’usure privée. Les créditeurs publics, à vrai dire ne donnent rien, car leur principal métamorphosé en effets publics d’un transfert facile, continue à fonctionner entre leurs mains comme autant de numéraire. Mais, à part la classe de rentiers oisifs ainsi créée, à part la fortune improvisée des financiers intermédiaires entre le gouvernement et la nation (…) la dette publique a donné le branle aux société par actions, au commerce de toute sorte de papiers négociables, aux opérations aléatoires, à l’agiotage, en somme aux jeux de bourse et à la bancocratie moderne.

    Dès leur naissance, les grandes banques, affublées de titres nationaux n’étaient que des associations de spéculateurs privés s’établissant à côté des gouvernements et, grâce aux privilèges qu’ils en obtenaient, à même de leur prêter l’argent du public.(…)

    Comme la dette publique est assise sur le revenu public, qui doit en payer les redevances annuelles, le système moderne des impôts était le corollaire obligé des emprunts nationaux. Les emprunts qui mettent les gouvernements à même de faire face aux dépenses extraordinaires sans que les contribuables s’en ressentent sur-le-champ, entraînent à leur suite un surcroît d’impôts; de l’autre côté, la surcharge d’impôts causée par l’accumulation des dettes successivement contractées contraint les gouvernements, en cas de nouvelles dépenses extraordinaires, d’avoir recours à de nouveaux emprunts. La fiscalité moderne, dont les impôts sur les objets de première nécessité et, partant l’enchérissement de ceux-ci, formaient de prime abord le pivot, renferme en soi un germe de progression automatique. La surcharge des taxes n’en est pas un incident mais un principe

    Karl Marx

    Le Capital, livre 1, 8e section, chapitre 3 : genèse du capitalisme industriel, pages 550-552, Editions sociales 1976,        ou,

    Oeuvres complètes « La Pléiade » Marx, économie, volume 1 Le capital : pages 1216 à 1219