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  • Conseil municipal de la ville de Gap du 26 mars 2010

    2010032516465811.jpgL'opposition contre-attaque

    Publié le samedi 27 mars 2010 à 19H21 site La Provence

    Le débat sur la construction du nouveau stade de glace a tenu toutes ses promesses. L'opposition, dans les starting-blocks depuis l'annonce de l'augmentation du prix consacré à la nouvelle patinoire, a parlé d'une seule voix pour demander au maire de retirer sa délibération. Bernard Jaussaud, Jean-Claude Eyraud, Marie-Christine Bouchez et Karine Ghigonetto ont reproché à Roger Didier de demander le vote d'un budget de 13,3 M€ sans être certain d'obtenir toutes les subventions nécessaires.

    Les élus d'opposition ont souligné que "les règles du jeu posées à l'origine ne sont pas respectées." Le maire, après avoir laissé passer l'orage, s'est contenté de noter que les travaux de la patinoire injecteraient près de 16M€ dans l'économie locale sans répondre aux questions posées. Roger Didier a ensuite annoncé que, même en cas de vote positif, il ne pourrait pas signer de contrat en raison du dépôt d'un référé par l'une des entreprises non retenue.

    Son silence a fait monter le ton. L'opposition a demandé immédiatement de voter une suspension de séance. Face au refus de l'assemblée, Jean-Claude Eyraud a joué la carte du vote à bulletin secret. Après quelques éclats de voix, les élus ont glissé leurs bulletins dans l'urne.

    La délibération sur la signature du marché a été adoptée par 30 "oui", contre 6 "non" et 3 votes blancs.

  • Conseil municipal de la ville de Gap du 26 mars 2010

    Beaucoup de bruit pour un conseil municipal

    Publié le samedi 27 mars 2010 à 19H24 site La Provence

    La séance a été marquée par une manifestation des employés de la ville

    Une centaine d'agents territoriaux ont manifesté avant le début du conseil municipal.

    Une centaine d'agents territoriaux ont manifesté avant le début du conseil municipal.

    Photo T. Co.

    Pour lutter contre "la surdité des élus", les représentants syndicaux des employés communaux ont fait entendre leur voix hier avant l'ouverture du Conseil municipal. La centaine de manifestants a demandé au premier magistrat de revoir sa politique de gestion des ressources humaines. Les agents veulent voir augmenter leur salaire différé, actuellement de 2,67€ par mois et par agent, à 19€, soit 1% de la masse salariale contre 0,15 aujourd'hui et 0,74 au minimum dans les autres collectivités des Hautes-Alpes. Les personnels mobilisés ont aussi pointé du doigt les retards pris dans la politique de formation et dans les aménagements d'horaires. Face à cette levée de bouclier, Roger Didier a répondu par la rigueur.

    "Je prends en compte votre impatience. Mais je ne serais pas un gestionnaire responsable si je vous donnais satisfaction."

    Après une salve de sifflets, le maire a rappelé que la ville se trouvait en période de consolidation de la situation budgétaire. "Personne ne peut dépenser plus que ce qu'il gagne. Il faut mettre fin à la progression des charges."

    Du tac au tac, les manifestants ont rétorqué d'un seul mot, scandé haut et fort comme le son d'une injustice: "Patinoire!" L'heure de la bataille sur le stade de glace n'ayant pas sonné, le maire a repoussé le sujet d'une note d'humour: "Merci pour ce plébiscite", avant de demander la confiance de ses employés: "Après le rapport du compte administratif 2010 nous étudieront la mise en place d'un politique meilleure pour vous tous."

    Une promesse qui n'a convaincu ni les agents, ni l'opposition.

    Tanguy COHEN

  • FEDERATION POUR UNE ALTERNATIVE SOCIALE ET ÉCOLOGIQUE

    federation-modif-var1-200dpi.jpgRESOLUTION DU 28 MARS 2009


    Sur les élections régionales


    Les principales caractéristiques du scrutin ont été une forte abstention, une défaite majeure pour la droite gouvernementale, un relatif succès du parti socialiste, un résultat appréciable des listes Europe Écologie, et un retour de vigueur du Front National. Le NPA paye le prix de son refus de l’unité par la baisse de ses résultats. Les listes du « Front de Gauche » constituées, dans une démarche trop étroite maintiennent le pourcentage acquis lors des élections européennes, sans toutefois se hisser à la hauteur des possibles. La Fédération s’est engagée, parfois avec succès pour la constitution de listes larges et s’est impliquée dès le premier tour dans onze régions métropolitaines, dans des configurations très variées, allant de listes de large union de l’ensemble de la gauche radicale à des listes de rassemblement partiel, avec différents partenaires, le plus souvent le Front de Gauche. L’attitude dominatrice des partis institués – NPA et partis du Front de Gauche – ont été des obstacles à la réalisation d’une unité plus large, et d’une dynamique populaire qui aurait permis des résultats plus substantiels.

    La très forte abstention, particulièrement dans les zones urbaines les plus défavorisées et dans la jeunesse, est la manifestation d’un rejet des formes dominantes de la politique – rejet parfois vécu comme un rejet « de la politique » tout court. Elle est aussi le résultat de l’absence désespérante d’alternative crédible au système en place, un PS discrédité par sa renonciation à tout changement significatif apparaissant comme la seule opposition susceptible de remporter l’élection. Ce refus de se rendre aux urnes doit être considéré comme l’indice de la crise du système politique dans son ensemble, d’un système délégataire, accaparé par les partis politiques.

    Cette crise politique frappe particulièrement la droite gouvernementale, qui ressort affaiblie et divisée de cette séquence, ce qui peut ouvrir de nouvelles perspectives pour les mobilisations, si elles sont à la hauteur.

    Le résultat du Front National est à la fois l’effet de la déception d’une partie de l’électorat que Sarkozy lui avait durant un temps capté, en particulier dans les milieux populaires, et de la légitimation donnée par le pouvoir aux thèmes favoris de l’extrême droite xénophobe et raciste, et singulièrement les thèmes islamophobes. Ils traduisent aussi, sous un mode réactionnaire, la crise de la représentation et le discrédit du système politique.

    Quelles que soient les spécificités de la région, le cas particulier du Limousin montre le potentiel d’une stratégie unitaire : la liste de large union que nous soutenions a été amenée à se maintenir au second tour compte tenu des exclusives du parti socialiste, et a amélioré son score du premier tour.

    Les débats autour des régionales ont contribué à accélérer la crise des organisations de la gauche de transformation sociale et écologique. Le NPA en sort profondément divisé. La crise du PCF prend un tour inédit. Des secteurs entiers de ce parti ont résisté aux choix locaux en faveur de listes « gauche plurielle ». Un certain nombre de militant-e-s, cadres et élu-e-s, devant l’impossibilité constatée de le faire évoluer, en ont annoncé leur démission. Le PG lui-même n’est pas sans turbulences. Et le Front de Gauche, tel qu’il s’est constitué entre le PCF, le PG et la Gauche Unitaire connait des tensions qui pourraient s’approfondir dans les semaines qui viennent. Le temps des recompositions de la gauche alternative est donc toujours d’actualité, et sans doute plus que jamais.

    Dans certaines régions, des campagnes unitaires ont permis un travail en commun sur les problématiques locales et les habitudes ainsi prises peuvent servir de base à des cadres unitaires.

    Grands axes de nos perspectives immédiates

    Les résistances à la politique d’un pouvoir discrédité se multiplient. Nous nous devons de développer et consolider toutes les initiatives allant dans ce sens, en particulier lorsqu’elles s’inscrivent dans des cadres de luttes unitaires, qu’il s’agisse des collectifs pour la défense du service public, de l’hôpital ou de l’accès aux soin, de l’enseignement et de la recherche, des luttes pour l’égalité ou contre les violences policières, contre les discriminations et stigmatisations de tous ordres, de solidarité avec les sans papiers, ou pour les salaires et minima sociaux, pour l’emploi, contre les fermetures d’entreprises, des luttes environnementalistes, féministes, ou internationalistes. Le Gouvernement entend faire de la destruction du système de retraite un test des capacités de mobilisations. Ce combat est dans la période qui vient l’un des plus essentiels.

    Nous devons contribuer à ce que les acteurs de ces luttes affirment leur propre pouvoir transformateur de la société.

    La Fédération contribuera à tous les cadres unitaires réunissant des organisations politiques et des organisations du mouvement social, des citoyennes et des citoyens, et s’attachera à susciter de tels cadres partout où cela est possible, pour l’action et pour l’élaboration de propositions.

    Notre politique unitaire doit être poursuivie. Nous sommes pour le front le plus large pour que celles et ceux qui, dans le mouvement social, ne se reconnaissent pas d’option particulière à l’intérieur de la gauche de gauche, ne soient pas tenu-e-s de « choisir » tel ou telle partenaire de lutte, ou ne soient contraints à rester dans l’expectative politique. Nous ne sommes pas favorables à la concurrence libre et non faussée au sein de la gauche de gauche.
    Notre attention sera tournée autant vers les militantes et militants des diverses organisations de la gauche radicale et du mouvement social que vers leurs structures de direction : les recompositions en cours sont loin d’être achevées, et nous devons à la fois ne pas les oublier et ne pas les tenir pour acquises.

    Comités de liaison, rencontres bilatérales ou multilatérales, forums etc., voilà ce qu’il importe à présent, en tenant compte des situations locales, de mettre en place et de généraliser.

    S’agissant de la Fédération, des efforts décisifs doivent être mis en œuvre, dans l’esprit de la résolution de janvier, et jusqu’à l’Assemblée Générale de Juin pour la renforcer et la développer, en ayant le souci d’une animation élargie, et de la participation de toutes celles et tous ceux qui souhaitent y investir tout ou partie de leur activité militante.

  • CERISE N° 64

    Au sommaire du n° 64 :

    • - la une  : Tous dans le même bateau
    • - le merle nous met en garde contre une dangereuse minorité
    • - l'agenda militant - Palestine, Forum métropole solidaire, Centres de rétention, Art et culture
    • - les liens : Régionales (93, abstentions, analayse), départs du PCF, Retraites
    • - Tribune libre : Lettre aux 105
    • - à table :  "Moi" singulier et mouvement collectif

    Bonne lecture

    Griotte en nocturne

  • Le sens de la crise grecque

    Par Pascal Franchet (vice-président CADTM France)

    Il a été dit beaucoup de choses sur la crise et la Grèce ces dernières semaines, des plus nauséabondes  aux plus confuses. Il en résulte un argumentaire exportable dans tous les pays développés. Les médias ont abondamment repris le message officiel qui tient en 5 chapitres:
    1)  La Grèce a  triché pour cacher une dette publique «insoutenable» ;
    2)  Elle est au bord de la cessation de paiement comme d’autres pays de la zone euro ;
    3) L’Union européenne compatit mais n’y peut rien si ce n’est encourager des plans de rigueur et demander la mise sous tutelle du pays ;
    4)  La Grèce doit prendre des mesures d’austérité pour réduire son déficit public ;
    5) La sortie de crise des pays développés implique des plans d’austérité et de rigueur de même  nature.

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