26.10.2009

Elections régionales

Bonjour,

Le Conseil national du Parti Communiste Français réunit ce week-end a décidé
de formuler une offre nationale pour les prochaines élections régionales de 
2010.

Ce texte adopté par 82% des membres du Conseil national, propose la
constitution de listes du Front de gauche à partir des trois forces qui se
sont rassemblées à l'élection européenne (PCF, PG, Gauche unitaire), en
l'élargissant à des forces nouvelles et faisant "une large place à toutes
les femmes et les hommes, citoyens, militants du mouvement social, élus
locaux, qui dans leur diversité partagent l’urgence de cette démarche de
clarté et de rassemblement."

LIRE CE TEXTE.

Commentaires

L'offre nationale du PCF est une bonne nouvelle!

Si l'attente en fut longue, tout comme le texte fort long lui aussi, mais si plus de 80% de leurs représentants au CN l'on acceptée c'est que ce courant unitaire et radical est majoritaire, et tant mieux.

Maintenant passons au concret !

Poussons au concret d'une union constructive pérenne entre forces politiques à Gauche de la Gauche,(donc à gauche du PS ) mais y incluant également les forces syndicales et forces citoyennes.
Le seul ex-Front de Gauche actuel n'y suffisant pas !

Toutes les déclarations des Partis et Mouvements politiques (G de G ) en convergent malgré des différences stratégiques (bien que pas grand monde n'en dispose), mais comme "ça pousse "à la base, tous les états-majors sont bien obligés de déclaratifs qui ne soulèvent pas de tollés.
Sauf que ce sera par le débat collectif transversal et des séances de travail en commun que seront levées les ambiguïtés, ....(évidemment entre gens de bonne volonté.)

Effectivement , comme le souligne Jean Claude Charitat , on ne peut se passer d'un bilan des alliances passées , qu'elles fussent pour les Régions , qu'elles fussent pour les participations au gouvernement, voire de récentes municipales. .. et j'y ajoute : tout comme d'un bilan sur le rôle perso des acteurs étiquetés. (pour mémoire, bien que ne concernant pas les régionales, et pourtant il y a bien une relation de cause à effets, celui d' un vote "abstention "d'un député 05 de Gauche à la Chambre lors de la présentation du pseudo mini-traité Sarko, ...pour ne citer que celui là !)

Donc bilan par les élus eux -mêmes, (l'exercice est certes difficile)..... mais bilan par les partis qui en furent "partie" prenante, et bilan par les citoyens qui en sont toujours écartés.
Inutile d'une grande grille d'analyse mais trois points peuvent déjà y suffire :
- quelles sont les réussites unitaires de la Gauche, donc avec le PS , face à la droite.
-quels en sont les échecs.
-quelles sont les divergences entre partenaires élus de Gauche

Flairant d'ici peu que seuls les aspects de gestion apparaitront dans les bilans , ( si ceux ci apparaissent sur la place publique et autrement que dans leur auto-satisfaction ,ce sera déjà un grand pas dans la démocratie ) ; ce qui serait porteur,... ce serait de marquer les différences d'orientation politiques entre gauche et droite , mais aussi entre gauche de la gauche et gauche !

C'est sur quoi , sur le devenir d'une Gauche de Gauche en construction, dans une sorte de "Pacs politique" , qu'il nous faut clairement expliciter quel est le plus grand dénominateur commun à gauche de ce que l'on suppose être ce" front de gauche populaire, écologique, et social ..élargi " .

Et donc d'annoncer:
- le premier tour consacré au "Front antilibéral et élargi de la Gauche de Gauche" : Objectif de "Passer devant le PS" car c'est possible !! tout comme de représenter électoralement la G de G ; donc une union "radicalement à gauche" pour ce premier tour avec programme avant gardiste....social, humaniste, progressiste, écologiste, économique , et de résistances !
- puis le second tour pour battre la droite par une union stratégique la plus large possible ( mais par hélas un programme au plus petit dénominateur commun social ) donc par le regroupement des forces des différentes Gauches "antilibérales et social-démocrates" afin de gérer ensemble dans des choix négociés suivant les résultats du premier tour.

Reste qu'effectivement , comme chaque orga travaille sur "son" programme , eu égard aux prérogatives et compétences des Régions, que puissent s'organiser des séances de travail collectives, tout comme des réunions publiques collectives pour affiner le thème :

..... de quelle Région avons nous besoin ?


maurice Latapie M-pep 05

Ecrit par : Maurice Latapie M-pep 05 | 26.10.2009

Voici le communiqué du NPA concernant les elections régionales en réponse au texte du PCF du 26 octobre 2009.

Dans la continuité de déclarations des ses dirigeants depuis des mois, "l'offre" que vient d'adresser le Conseil national du PCF pour les régionales au-delà des apparences, est bien socialo-compatible. Si la résolution votée indique que les listes «front de gauche élargies» ouvrent «un autre choix à gauche que celui porté par le PS ou Europe-Ecologie», elle contredit cela de plusieurs manières. D'abord en précisant que les listes seront autonomes «partout oùles conditions peuvent en être créées», des conditions que les communistes examineront «région par région». Ainsi, l'offre nationale, faite d'abord aux militants communistes, risque de déboucher sur une politique à géométrie variable. Pour savoir dans combien de régions le PCF contractera des accords unitaires de premier tour avec le PS, il faudra attendre la fin du vote des militants intervenant après la mi-novembre. Dans les coulisses du PCF, on annonce un minimum de quatre à cinq régions, certains allant jusqu'à pronostiquer 10 à 12, soit plus de la moitié.

Mais si l'ambiguïté de «l'élargissement» du front de gauche demeure, cela renvoie à une orientation de fond, condensée dans l'appréciation du bilan des 18 «majorités de gauche sortantes» auxquelles le bilan du PCF participe, certes qualifié de «contrasté», mais qui aurait «permis dans un grand nombre de régions de réelles avancées pour le quotidien de milliers de femmes et d'hommes». Rengaine somme toute assez classique qui consiste à peindre en rouge les politiques d'union de la gauche dans les régions ou au gouvernement et à n'entrevoir d'issue politique que dans la cogestion aux côtés des dirigeants socialistes. Une politique maintes fois expérimentée, avec le succès que l'on sait pour le «quotidien» de millions de travailleurs et de jeunes. Si la tentation de l'alliance PS/Modem est pointée du doigt, il n'est dit nulle part dans le texte que les dirigeants socialistes évoluent tellement vers la droite que leur programme est tout à fait compatible avec celui de Bayrou.

Logiquement, les objectifs fixés sont ainsi de «réunir les conditions de majorités régionales de gauche». Entendez, comme le dit Marie George Buffet en boucle sur les ondes à ceux qui n'auraient pas bien compris, avec le PS. En revendiquant que les listes unitaires adoptent «de façon claire» cette exigence, le PCF en fait un préalable à tout accord unitaire.

Le but de la manœuvre est de rompre les discussions avec le NPA en cherchant à lui faire porter le chapeau. Le PCF a participé en trainant des pieds à la première réunion unitaire proposée par le NPA et n'a donné aucune publicité à la déclaration commune qui en est sorti. Il n'a pas voulu signer le compte rendu de la dernière réunion pourtant acté par tous les autres participants. A l'entame de son CPN, un des ses principaux dirigeant, Pierre Laurent, a indiqué que la prochaine réunion unitaire serait la dernière...

Le NPA n'acceptera pas de rentrer dans le rang. Mais il ne veut acter la prise de position du PCF comme la fin du processus unitaire. Le NPA fait une autre proposition adressée à l'ensemble des composantes. Il reste à voir quelle sera la réaction des sept autres mouvements engagés. Pour le moment Jean-Luc Mélenchon «approuve la formule du texte communiste». Cela contredit ses déclarations précédentes et celles de son parti, les diverses déclarations unitaires, où l'on disait ne pas vouloir faire de la question de la participation aux exécutifs de région avec les socialistes un préalable et de l'indépendance vis à vis du PS une base de départ. Il serait tout de même paradoxal que ce parti, dont beaucoup de dirigeants et de militants sont issus du PS, se voie finalement ramené dans son giron un an après...

Unité de la gauche radicale ou unité avec le PS, il faut choisir.

Frédéric Borras

Ecrit par : migout05 | 27.10.2009

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