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ENSEMBLE 05 - Page 31

  • Pour que vive la Sécurité Sociale !

     
    Convergence des Services Publics
     
     
     
    avec
    Michel Etiévent, historien,
    Pierre Caillaud-Croizat, petit-fils d’Ambroise Croizat,
     
    et des représentant·e·s de la
     
    CGT, Solidaires, la FSU,
    Alternative mutualiste,
    la Convergence des services publics,
    la Coordination des hôpitaux et maternités de proximité,
    la Coordination nationale des lieux de culture occupés.
     
    animée par Stéphane Guérard, l’Humanité
     
     
    Pour que vive la Sécurité Sociale !
    Plus que jamais !
     
    Réunis, à Saint-Étienne, à l’occasion du 75ème anniversaire de l’ordonnance du 4 octobre 1945 créant la Sécurité Sociale, nous lancions un appel (*) pour défendre et reconquérir la Sécurité Sociale, notre bien commun. Nous décidions aussi d’ouvrir le chantier de son développement pour un nouveau progrès de société. Malgré les conditions difficiles imposées par la crise sanitaire de nombreuses réunions d’échanges et d'éducation populaire se sont tenues par nos propres organisations ou en commun dans le cadre de la Convergence nationale des services publics. Des initiatives symboliques comme nommer des rues « Ambroise Croizat », ou pétitionner pour son entrée au Panthéon ont été initiées.
     
    Ces dernières semaines, alors que la campagne de vaccination reste toujours à la traîne, de nombreuses initiatives ont eut lieu pour faire du vaccin un bien public mondial,pour créer un pôle public du médicament et prendre la main sur le brevet et sa production : initiative citoyenne européenne « Pas de profit sur la pandémie », pétition « Stop Brevet Réquisition », …
     
    Il y a urgence aujourd’hui à se mobiliser pour sauver notre sécurité sociale mise en péril par les réformes libérales successives. La menace de laisser à la charge de la Sécurité Sociale les milliards de dettes contractées durant cette crise sanitaire n’est pas acceptable.
     
    Nous devons créer les conditions d’un débat public et de mobilisation de nos concitoyens pour revendiquer une véritable sécurité sociale du 21ème siècle pour toutes et tous.
     
    Nous avons toutes et tous droit à la sécurité pour notre santé, notre logement, notre famille, nos retraites. La Sécurité Sociale a, avant tout, été pensée comme une protection socialisée, une « assurance » collective contre les aléas de la vie. Elle n’est ni un simple filet de sécurité pour les plus modestes ni un saucissonnage de différents risques individuels sur le modèle des assurances privées.
    Nous devons continuer à réfléchir collectivement pour une Sécurité Sociale intégrant le remboursement à 100 % des soins et de la prévention ainsi qu’à l’incorporation de la 5ème branche au sein de l’assurance-maladie.
     
    La Sécurité sociale doit devenir une protection solidaire de haut niveau pour toutes et tous de la naissance à la mort.
     
    Avec les services publics elle doit répondre aux besoins de notre siècle. Convergeons pour l’étendre, la renforcer, la réorienter sur ses principes fondateurs : unicité, universalité, solidarité et démocratie.
    La Sécurité Sociale appartient aux salariés et doit donc dépendre d’eux comme cela fut le cas à sa création. Les élections aux caisses instituées le 24 avril 1947 doivent être remises à l’ordre du jour. Mais pour que le rôle des administrateurs élus ne se résume pas à gérer une pénurie organisée par le gouvernement, simultanément la pérennité des ressources doit être garantie en les faisant reposer de façon prépondérante sur les cotisations. D’autre part de nouveaux financements doivent être débattus.
    Tout nous invite à trouver les ressorts d’une nouvelle dynamique convergente.
    A l’occasion des 75 ans de la loi portant généralisation du « régime général » de la Sécurité Sociale, faisons du 22 mai une journée d’actions pour exiger le renforcement, le développement et la démocratisation de la Sécurité sociale.
    La Sécurité Sociale est notre bien commun.
     

  • Il est temps ...

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  • [8mai 21-Savines] Tribulations de manifestant.es…

    Enfin, une manif qui porte sur l’essentiel, l’eau ! Quoi de plus essentiel avec l’oxygène et quelques autres fruits de la terre pour être en vie. Aujourd’hui, je vais dire que l’eau est à personne ou plutôt à tout le monde, je me sens un indigène, de ceux qui ont écrit dans le Monde du 11 avril 2019 : « Nous appelons l’humanité à prendre des mesures pour protéger le caractère sacré de l’eau, de l’air, de la terre, du feu, du cycle de la vie et de tous les êtres humains, végétaux et animaliers. »

    Enfin, une manif qui dit non à la privatisation des biens communs, qui dit non à ceux/celles qui pensent qu’ils/elles ont le droit de s’approprier l’eau, l’air, la vie (l’Adn/Arn). « Il est vital de transformer, notre approche de la nature en l’envisageant non comme une propriété, mais un sujet de droit, garante de la vie. »

    Enfin, à dire vrai, ce n’est pas la première manif mais avec le confinement, on a oublié les épisodes précédents. Il est bon de rouler en ce 8 mai vers le pont de Savines rejoindre les antres manifestant.es. Et, en effet, la circulation se fait pas à pas, les copines et les copains toutes et tous, ou quasi, vêtu.es de gilets jaunes distribuent des tracts aux automobilistes qui pour la plupart approuvent la manifestation. Tout cela dans un air printanier, même les gendarmes ont un air estival, ils sont calmes et souriants. Tout se passe agréablement. 

    11H30, il est temps de rejoindre les autres manifestant.es au pied du barrage de Serre-Ponçon  pour un pique nique convivial et les prises de paroles avant de monter à pieds,par la route, et vers le haut de barrage. Histoire de prendre de la hauteur, de dire bien haut : « Non à la privatisation du barrage, non au vol des biens communs par des picsous.

    Nous dépassons Chorges direction du muséoscope pour redescendre vers le lieu du pique-nique. Las, un peu avant le Col Lebraut, une longue file de voitures est à l’arrêt. La gendarmerie opère un contrôle des véhicules, un contrôle des personnes, elle rafle les objets « contondants » ou susceptibles de le devenir, des hampes de drapeau, des boites à outils, etc.. Bref, la confiance règne. Mais à qui la préfecture pense-t-elle que les manifestant.es peuvent s’en prendre ? Autour du barrage, c’est un désert humain. Il n’y a pas de contre-manifestant.es. Les personnes vont d’abord à un pique-nique, pas à l’assaut des vitrines des Champs-Élysées ! Mais le pouvoir a peur, il a peur de tout, comme s’il était très fragilisé par la pandémie. Et en cela il a raison, il est un colosse aux pieds d’argile !

    Que fait-on ? On patiente ou on cherche une autre route ? On fait demi-tour, on repasse par Chorges, on prend la vallée de l’Avance et on roule vers Espinasse et le bas du barrage. Bien sûr, au rond point on laisse la route filer vers Barcelonnette et on s’engage au bord du plan d’eau de Rousset vers le lieu du pique-nique. Mais, c’est à nouveau la queue, à nouveau les gendarmes, à nouveau les contrôles. Décidément c’est une manifestation prise très au sérieux. Nous faisons demi-tour et décidons de faire comme d’autres, de finir à pieds. Il fait faim. Pique nique au bord du plan d’eau mais sans les autres manifestant.es ! Dommage on les verra en arrivant.

    Mais deux kilomètres à pieds dans la chaleur, ça use, ça use... les vieux ! Ouf, une voiture sympa. nous récupère et nous voilà, après ces pérégrinations à bon port !

    Mais c’est une vrai kermesse, fanfare, pique-niqueurs et pique-niqueuses répandu.es à l’ombre des bois, musique, petits groupes en discussion partout, des gilets jaunes, un drapeau à  tête de mort, sûrement un pirate, un autre aux couleurs LGBT, et des banderoles contre la privatisation des biens communs, etc.. La fête bat son plein. C’est une orgie de bon air, de slogans politiques, entre les militant.es des Hautes-Alpes et d’Aubagne, d’Aubenas, de Digne, etc..  Bref, la fine fleur des lutteuses et des lutteurs contre la financiarisation est là, dans la bonne humeur et la fraternité. Retrouvailles, annonce des prochaines actions, la lutte continue, le néocapitalisme ne passera pas !

    Crevé.es mais sourires aux lèvres, avec plein de bonnes résolutions les 400 à 500 personnes finirent leur pérégrinations avec une certitude dans le cœur : la lutte continue.

    Alexandre Théon

        9 mai 2021 

  • [18 mai-20h] Refonder Alp’ternatives !

    Bonjour,

    Plus que jamais, nous avons besoin de toute notre intelligence collective pour faire face aux crises que nous traversons. Plus que jamais, les drames sociaux et environnementaux, et ceux qui les provoquent, ont besoin d’être dévoilés. Plus que jamais, nos luttes, nos alternatives concrètes ont besoin d’être racontées. 

    Depuis plus de 10 ans, Alp’ternatives tente humblement d’être un média citoyen en ligne des Hautes-Alpes. Son chemin éditorial est ancré dans les luttes sociales, les alternatives et la solidarité en actes, les inventions politiques… Elle rassemble chaque année de nombreux-ses lecteurs-trices (Jusqu’à 40 000 vues en 2019). Vous faites sans doute partie de ces lecteurs-trices. En quelques années nous avons su construire un site de qualité, un outils d’emailing, une présence forte sur les réseaux sociaux, des partenariats multiples et même une Fête annuelle !

    Seulement voilà, Alp’ternatives repose sur des énergies humaines, militantes. Pour que ces énergies soient renouvelables, il faut passer des relais et pour cela savoir réinventer le projet afin que chacun-e y trouve sa place. Voilà pourquoi nous vous proposons de participer à la “refondation” d’Alp’ternatives. Formation, débats, récits : Comment croiser outils journalistiques et orientation militante ? Vidéo, podcast, papier : quels sont les meilleurs supports pour raconter le réel ? Travail collaboratif, réunion, numérique : comment faire vivre une équipe de journalistes citoyen-ne-s autour du journal ? 

    Comme vous le comprenez, plus nous serons nombreux, à des endroits divers (rédactions, animations, soutiens…) plus notre petite aventure pourra s’épanouir. Édité par l'association PACG 05 (Pour une Alternative Citoyenne à Gauche), Alp’ternatives est ouvert à toutes les bonnes volontés qui souhaitent œuvrer à sa réalisation, quelles que soient vos appartenances associatives, syndicales, politiques…

    Nous vous proposons une première rencontre en ligne le mardi 18 mai à 20h en visioconférence : https://us02web.zoom.us/j/81081470373?pwd=bGlOSVhYR1dYeXViVFRrL2tPOVplQT09

    Merci de faire suivre ce message dans vos réseaux ! Si vous ne pouvez être "présent" mais que vous êtes intérresés par l'idéé merci de nous écrire à alpternatives@gmail.com.

    A très vite,

    Laurent Eyraud-Chaume