Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Saisonniers et pluriactifs - Page 3

  • Les saisonniers ont obtenu la suppression du scandaleux coefficient réducteur de leur Assedic…

     

    C’est une invitation à poursuivre pour obtenir une véritable sécurité salariale, de réelles améliorations des conditions de travail de logement, de transport.

     Les partenaires sociaux qui gèrent l’UNEDIC ont enfin décidé de mettre fin au scandale du chômage saisonnier. Nous nous en félicitons. Le 1er forum social des saisonniers réuni les3, 4 et 5 décembre dernier a mis au cœur de son rassemblement l’exigence de la suppression du coefficient réducteur des allocations chômage qui frappait injustement les salariés en CDD saisonniers..

     Pétitions nationale, actions communes avec les organisations syndicales, débat public, rencontres avec le médiateur de la république (qui vient de déposer une proposition de loi), interpellation des parlementaires (AN+ Sénat+ Assemblées régionales) plus Saisine de  la HALDE pour discrimination par plusieurs dizaines de saisonniers. Tout cela a contribué à alimenter la réflexion sur un sujet très sensible et à faire comprendre l’urgence de cette décision.

     Ils sont souvent surqualifiés, bardés de diplômes, pluriactifs, polyvalents, faisant mille et un boulots  de professionnels payés au lance-pierre, au CV long comme le bras qui rament pour retrouver le moindre travail les saisonniers. De plus pourquoi ne pas intégrer comme une énorme plus-value sociale et économique le rôle de ces milliers de saisonniers qui font vire l’économie locale en restant au pays? Sans eux que deviendraient les services publics de proximité, les écoles, les bureaux de postes, le commerce en station ou sur le littoral

     

    Ouvrons réellement le débat, avec les saisonniers, leurs organisations et associations, les organisations syndicales et les professionnels. Il est urgent que nos systèmes de « protection » qui sont terriblement défaillants s’adaptent aux réalités des contrats de travail de plus en plus émiettés. Les courts contrats trop fréquents (1 à 2 mois) doivent donner droit à ouverture de droits en matière d’assurance chômage. Les plus précaires cotisent comme leurs employeurs, mais ils passent au travers des mailles d’un filet trop lâche. Ce filet n’est  tissé ni par eux, ni pour eux.

    N’oublions surtout pas la souffrance sociale et morale des 1,5 millions de chômeurs de longue durée,des 6 chômeurs sur 10 qui ne perçoivent rien, Des 500 000 nouveaux chômeurs, tous ceux qui ont basculé faute de mieux vers les minima sociaux.

     Ce résultat obtenu par le débat, le rassemblement de forces diverses est une invitation à poursuivre vers la tenue du deuxième forum social des saisonniers pour  s’attaquer à construire les bases d’une véritable sécurisation sociale et professionnelle du parcours des salariés saisonniers et autres précaires

     www.forumsocialsaisonniers.com

     Le 28 mars 2011

  • 1er forum social des saisonniers

    6800.jpgPour la première fois plusieurs centaines de saisonniers du tourisme avec les 25 groupements, associations, employeurs, élus locaux, parlementaires, de syndicalistes, de militants associatifs ont participé au 1er Forum Social des Saisonniers à Aubagne les 3 - 4 et 5 décembre 2010
     
    Grand succès pour une première !
     
    Durant 3 jours, nous avons  partagé des informations et élaboré des propositions concrètes en vue d’améliorer les conditions de vie et de travail des saisonniers.
    Il y a des urgences : on ne peut pas renvoyer à plus tard les problèmes liés au respect du droit du travail, aux conditions de logement, de santé, à l’absence de prime de fin de CDD.
    Ces urgences doivent être traitées avec les saisonniers eux-mêmes et les organisations syndicales et professionnelles.
     
    A la veille de l’ouverture des négociations de l’assurance chômage, 5 saisonniers ont décidé de porter plainte contre l’UNEDIC pour mettre fin au scandale du chômage saisonnier non ou mal indemnisé. Ils ouvrent ainsi une liste où leurs collègues pourront les rejoindre sur le site www.forumsocialsaisonniers.com
    Les saisonniers ont témoigné qu’ils ne choisissaient pas leur intermittence. Elle est imposée par la saison. Par contre la précarité n’est pas fatale. Dans un secteur qui génère chaque année plus de 145 milliards d’Euros, nous pensons qu’une autre répartition des richesses est possible.
    Et qu’il est urgent pour sortir de cette précarité de travailler à une sécurisation des parcours professionnels qui garantisse des périodes de travail, de formations et d’indemnisation ou toute autres formes, pluriactivité, groupement d’employeurs…vers un nouveau statut pour les saisonniers.
     
    6801.jpgL’isolement est une des raisons des difficultés des salariés saisonniers. Avec le FSS, nous créons le premier réseau d’entraide, d’information et de solidarité qui brise cet isolement.
    Pour poursuivre le débat autour des propositions formulées dans les séances plénières, les quatre ateliers, les trois tables rondes du forum.
    Pour partager des informations et s’entraider.
    Pour disposer des liens nécessaires avec les organisations du travail, les organisations syndicales, les maisons des saisonniers.
    Pour aider à la mobilisation immédiate en vue de peser sur les négociations de l’assurance chômage qui s’ouvrent dans quelques semaines.
     
    Dans les tous prochains jours nous allons demander à être reçu par la Halde, le médiateur de la république et les partenaires sociaux gestionnaires de l’UNEDIC pour porter nos propositions.
     
    Aubagne le 5 décembre 2010

    J'ai participé à ce forum, et notamment à une table ronde et à un atelier où j'ai rendu compte des travaux du conseil national de la montagne sur les saisonniers et pluriactifs.
    JC Eyraud

  • A l’initiative de plusieurs mouvements et associations*, pour la première fois en France, demain à Aubagne et durant trois jours, s’ouvre le 1er forum social des saisonniers.

    Ils seront plus de trois cents saisonniers qui vont travailler à dégager des pistes (sans neige cette fois-ci) pour améliorer, voire élaborer un statut pour les CDD saisonniers.
    C’est un défi considérable de prendre la parole pour des salariés isolés, peu organisés. Ils vont bâtir un réseau d’entraide et de solidarité qui leur permet de briser cet isolement, de s’entraider, de s’informer et de nourrir le débat sur les problématiques de la saisonnalité.

    A la veille de l’ouverture des négociations sur la nouvelle convention de l’assurance chômage, 5 saisonniers vont porter plainte ( et ouvrir une longue liste) contre l’UNEDIC via la Halde pour protester contre l’inégalité scandaleuse qui les frappe : leurs Allocations chômage sont minorées, et menacent d’être supprimées après trois années chez le même employeur.

    Nous allons mettre en avant les bonnes pratiques d’employeurs de l’économie sociale, comme de l’économie marchande afin de les étendre.
    Avec le secrétaire d’Etat Belge au tourisme, des syndicalistes Français, espagnols, des professionnels des métiers du tourisme mettre en débat les pratiques de chaque pays en matière sociale
    Avec le psychologue du travail Yves Clot débattre examiner le travail « dans tous ses états » et braquer le projecteur sur le statut spécifique du CDD saisonnier emblématique de l’intermittence entre l’emploi et le chômage.
    Les 4 ateliers définiront les axes principaux en matière sociale et professionnelle que nous allons porter au lendemain du Forum social.

    Vendredi et samedi soir nous ferons la fête autour de deux groupes Marseillais :LABEL ROUGE et SAIKO NATA.

    Vos contacts
    Richard Dethyre coordinateur 06 70 16 62 79
    Karine Delpas 06 80 22 67 23
    Sylvie Bérodias 06 05 43 13 00







  • Guide du logement aidé pour les salariés saisonniers du tourisme à l’usage des élus locaux


    Sommaire :

     

    Conclusion


    La convention État - UESL du 15 juillet 2004 assouplit considérablement les règles de financement pour le logement des saisonniers et permet une plus grande intervention du 1 % Logement, y compris lors d’opérations dont le maître d’ouvrage est privé.


    Elle permet de financer un plus grand nombre de types d’opérateurs publics ou privés et de type d’opérations en sous-location « meublés ». Elle instaure un véritable « kit » de financement associant PLS et fonds du 1 % Logement plus adapté.

    Par ailleurs, la durée d’inoccupation, caractéristique des logements pour les saisonniers et principale pierre d’achoppement pour équilibrer les opérations, ne devrait plus être un obstacle car le déficit annuel d’exploitation est facilement pris en charge par les entreprises ayant des droits de réservation lorsque le coût de ces derniers est inférieur au coût des logements disponibles sur le marché.

    En effet, les entreprises adhèrent au dispositif des droits de réservation lorsque celui-ci garantit :

    • la libre disposition du logement en début de saison,
    • la mise à disposition d’une solution substitutive en cas de rupture du contrat de travail,
    • un coût maîtrisé pour un logement de qualité.

    De plus, les règles d’occupation, hors périodes d’occupation réservées aux travailleurs saisonniers, ont été aménagées pour permettre une plurifonctionnalité d’occupation facilitant l’équilibre financier d’exploitation.

    Les avantages de ce nouveau dispositif, plus souple et plus adapté, doivent ainsi permettre de dynamiser la production de logements en faveur des salariés saisonniers.

    Pour obtenir les coordonnées des CIL/CCI dans votre secteur, consulter le site internet de l’UESL : www.uesl.fr (espace « professionnels »)

  • Retraites

    Travailleurs saisonniers, les « grands perdants » de la réforme

    Dans les Hautes-Alpes, le tourisme représente 80 % du PIB. Mais il n’y a pas d’activité touristique sans saisonniers. Or, ceux-ci vivent de plus en plus dans une insécurité sociale avec comme perspective de percevoir une retraite a minima, compte tenu du morcellement de leur activité. Photo Le DL/Archives

    Dans les Hautes-Alpes, le tourisme représente 80 % du PIB. Mais il n’y a pas d’activité touristique sans saisonniers. Or, ceux-ci vivent de plus en plus dans une insécurité sociale avec comme perspective de percevoir une retraite a minima, compte tenu du morcellement de leur activité. Photo Le DL/Archives

    Ils génèrent quelque 146 milliards de chiffre d’affaires et pourtant ils pourraient être les oubliés de la réforme des retraites. Les amendements déposés en leur faveur par le député haut-alpin Joël Giraud (PRG) ont été retirés par le gouvernement. Les saisonniers pluriactifs ou poly-pensionnés, puisqu’il s’agit d’eux, sont-ils appelés à « être les grands perdants » de la réforme, ainsi que le craint Joël Giraud.

    « Ces salariés sont fortement désavantagés et la règle des 25 meilleures années n’arrange pas les choses ». Et de préciser : « La méthode de calcul utilisée pour la retraite des poly-pensionnés est défavorable par rapport à celle qui s’applique aux personnes ayant toujours relevé du même régime. Elle s’appuie sur les 25 meilleures années mais à l’intérieur de chacun des régimes auxquels les salariés pluriactifs ont été affiliés. Elle est fatalement minorée dans chacun d’eux, du fait d’une durée d’assurance incomplète et, surtout, d’un début de carrière tirant artificiellement vers le bas le salaire annuel moyen de référence du premier régime d’affiliation ».

    Un régime de retraite défavorable

    « Le revenu annuel d’un saisonnier étant le plus souvent constitué d’une succession de contrats, les saisonniers pluriactifs souhaitent que leur retraite prenne en compte les courtes périodes d’activité ainsi que les périodes d’inactivité entre deux saisons de travail. Le tourisme, la restauration, l’agriculture sont autant de secteurs d’activité qui ont besoin de ces travailleurs, qui font le choix de travailler de façon irrégulière, soit à certaines périodes de l’année, soit lorsque l’occasion se présente. Ils représentent une force de travail indispensable », argumente le député dans son amendement.

    « Or, ces personnes doivent travailler 200 heures au cours du trimestre, sous le même régime, pour que leur droit à la retraite soit validé. Elles ont donc beaucoup de mal à rassembler le nombre de trimestres nécessaires pour une retraite à taux plein. » Le parlementaire demandait de « mettre fin à cette injustice en définissant une convergence entre les règles des différents régimes de retraite. » Il n’a pas été suivi.

    Le cas des saisonniers pluriactifs n’est pas mentionné dans le texte de la réforme, alors même qu’en juin, quand le député des Hautes-Alpes avait soulevé cette épineuse question, Eric Woerth, le ministre chargé de la conduire, avait « assuré » que le gouvernement « la reverrait et l’étudierait » au cours de l’été.

    Il pourrait y avoir urgence puisque, selon Joël Giraud, la proportion des saisonniers pluriactifs parmi les retraités tend à « augmenter, représentant aujourd’hui près de 40 %. » Qu’en sera-t-il demain avec les deux millions d’emplois saisonniers que compte la France et la précarité qui se généralise ?

    Précarité de l’emploi et pénibilité liée au statut

    « Quand le système par répartition a été créé, le saisonnier était marginal. Aujourd’hui, ce qui devient marginal, c’est le CDI à temps plein », ironise Jean-Claude Eyraud, membre du conseil national de la montagne, représentant la CGT, qui a planché avec le député PRG des Hautes-Alpes sur le sujet des retraites des saisonniers. « Leur problème, c’est de valider des annuités. Celui qui travaille cinq mois d’affilée le pourra. Celui qui travaillera par petits bouts aura d’énormes difficultés. Il va se retrouver au minimum de pension. »

    Le sociologue Richard Dethyre, l’un des organisateurs du premier forum social des saisonniers qui se déroulera à Aubagne les 3, 4 et 5 décembre prochains, abonde dans le même sens. « Dans le tourisme, les travailleurs sont fragilisés par leurs CDD à répétition, ne perçoivent pas la prime de précarité, leurs Assedic sont minorées et leur retraite est calculée sans tenir compte de cette intermittence non choisie. Les saisonniers sont dans une insécurité autant sociale que morale », obligés qu’ils sont de retourner chaque fin de saison se réinscrire, en étant « sûrs d’être pénalisé sur le montant d’allocations minorées par avance. »

    Ne pourrait-on pas parler là aussi de pénibilité ? Si elle est consécutive bien sûr des tâches liées à l’activité, elle l’est aussi, parfois, aux conditions dans lesquelles celle-ci s’exerce.

    « La pénibilité est bien réelle pour certains saisonniers : troubles musculo-squelettiques, flexibilité, précarité du travail, horaires décalés, horaires morcelés avec grande amplitude de la journée de travail, notamment dans les remontées mécaniques, le service des pistes, le commerce, l’hôtellerie-restauration… », énumère le député Joël Giraud dans son amendement rejeté.

    Et de soutenir qu’« il est tout à fait possible d’exercer un métier pénible sans forcément avoir une incapacité physique supérieure ou égale à 20 % », seuil retenu par le gouvernement pour la prise en compte de la pénibilité.

    par Marie-Noëlle CACHERAT le 23/09/2010 à 05:00