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  • Immigration : arrivées et renvois en hausse en 2017 le monde du 17 janvier 2018 p.10.

     

     

    En  2017, la France a délivré 13,7  % de nouveaux titres de séjours de plus qu'en  2016. Quelque 262 000 étrangers en ont obtenu un premier. Rendues publiques par le ministère de l'intérieur le 16  janvier, les données 2017 sur l'immigration risquent d'alimenter la polémique sur ce sujet difficile à manier en finesse. D'autant qu'ils sont annoncés le jour même où le chef de l'Etat fait sa première sortie sur le thème, et alors que la future loi asile et immigration fait débat.

    Les entrées 2017 se sont d'abord faites pour motif familial : 91 070  étrangers ont obtenu un premier titre de séjour (+ 2,2  %), majoritairement parce qu'ils ont épousé un Français ou fait venir des membres de leur famille. Le deuxième groupe de nouveaux venus, lui, est composé des étudiants qui ont été 88 095 à commencer un cursus en France (+ 19,6 %). Vient ensuite la catégorie des visas humanitaires délivrés à 40 305 personnes (+ 35 %), essentiellement au titre de l'asile ; puis les 27 690 nouveaux venus (+ 20,5  %) autorisés pour la première fois à venir travailler en France.

    Ce distinguo permet de comprendre combien ces entrées sont un mixte d'" immigration subie " et de " migration choisie ". Les passeports talents, voie royale offerte à ceux que la France rêve de faire venir, tiennent une place particulière dans ce paysage. A l'heure de la bataille mondiale des cerveaux, la France est peut-être en train de trouver des moyens d'attirer avec ce dispositif puisque 27 856 ont été délivrés (ou renouvelés) depuis leur création fin 2016. Depuis 2012, la hausse des entrées est continue et régulière en France.

    A l'autre bout de la chaîne, 27 373  personnes, soit 10,8  % de plus qu'en 2016 ont, elles, quitté la France en  2017. Comme les entrées, ce nombre amalgame des réalités disparates. Il intègre d'abord les 6 596 renvois forcés vers des pays extérieurs à l'Union européenne. C'est la donnée la plus emblématique de la politique pudiquement baptisée de " reconduite ". Ce nombre, en hausse de 7  % par rapport à une " mauvaise " année 2016 en matière de renvoi, ne fait que rattraper le nombre d'expulsions de 2015 (6 311). Il concerne bien sûr les déboutés du droit d'asile, que le gouvernement promet de renvoyer plus massivement. C'est d'ailleurs l'esprit dominant du projet de loi, présenté en conseil des ministres le 21  février et le cœur de la politique menée par Gérard Collomb depuis son arrivée Place Bauveau.

    Affaire compliquée

    Ces renvois hors UE s'ajoutent aux expulsions de ressortissants -européens (essentiellement Roumains) en hausse de 9,2  %, et surtout à la remise à l'avion des " dublinés ". Cette catégorie concerne les demandeurs d'asile qui ont laissé leurs empreintes dans un autre pays d'Europe, vers lequel la France voudrait les renvoyer. Le gouvernement met beaucoup d'énergie et de moyens pour obtenir leur réadmission, afin qu'ils ne demandent pas l'asile en France. Mais l'affaire est compliquée, même si, au final, cette énergie dépensée aboutit à une hausse de 37,5  %, avec 4 589 départs forcés. Le résultat reste cependant mitigé puisqu'un tiers des 100 412 demandeurs d'asile de 2017 étaient " dublinables ".

    A tout cela s'ajoutent des départs spontanés(+ 43,5  %), parfois aidés d'un coup de pouce. Si la première catégorie intègre tous ceux qui, pour des raisons variées, ont décidé de rentrer chez eux, la seconde concerne essentiellement des Afghans et des Albanais usés par leur périple migratoire. L'Office français de l'immigration et de l'intégration mène une politique offensive, et offre des aides à la réinstallation qui ont convaincu 28,2  % de personnes de plus qu'en  2016. Ainsi, ils sont 1 078 à avoir décidé de repartir et sont aidés financièrement pour développer un projet économique s'ils sont Afghans (pas s'ils sont Albanais).

    En outre, dans le contexte du rétablissement des contrôles aux frontières intérieures, les non-admissions d'étrangers ont beaucoup augmenté comme le ministre de l'intérieur Gérard Collomb s'en était plusieurs fois félicité. En  2017, 85 408 personnes se sont vues notifier un refus d'entrer, soit une hausse de 34  %. Cette pratique est surtout à l'œuvre à la frontière franco-italienne.

    L'équilibre n'est pas aisé à trouver pour la France, qui se veut touristique, et souhaite en même temps limiter les entrées de personnes qui pourraient profiter d'un visa court séjour pour s'installer. Après le repli de 2016, le nombre de visas délivrés repart à la hausse en  2017, avec un total de 3 420 395 (+ 11  %). Les ressortissants chinois, indiens et russes en sont les premiers bénéficiaires et cette fois encore la Chine reste le premier pays d'origine des titulaires de visas (849 550 délivrés). Soit 18,7  % de plus qu'en  2016.

    Maryline Baumard

     





  • Déclaration de l’assemblée générale de la ligne Grenoble Gap

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    Fréquentation et sur occupation régulière des trains. Considérant que la ligne Grenoble Veynes Gap connaît une fréquentation moyenne journalière avoisinant le millier de voyageurs, avec des pics réguliers lors des fins de semaines et des départs en vacances scolaires, la moitié des circulations comportant une correspondance en dehors de la ligne, et une autre moitié concernant des trajets pendulaires ; avec des trains fréquemment sur occupés entre Grenoble et Vif et pendant les périodes touristiques ;
    Potentiel de fréquentation. Considérant que le réseau ferré est porteur d’avenir, que le potentiel de fréquentation serait multiplié si la desserte et les services étaient améliorés (suppression des ralentissements, réouverture de certains arrêts et points de croisement, rabattement vers les gares, meilleure pertinence des horaires et des correspondances, places à bord en nombre suffisant, communication sur les avantages offerts par ce mode de transport) ;
    Service public. Considérant en effet que cette ligne, maillon essentiel de l’étoile de Veynes,
    constitue le seul lien ferroviaire direct entre les Alpes du Nord et les Alpes du Sud ; qu’elle assure
    la liaison entre les espaces métropolitains, périurbains et ruraux de l’Isère, de la Drôme, des
    Hautes Alpes et des Alpes de haute Provence ; que les liens entre Gap et Grenoble sont
    historiquement très forts, en ce qui concerne les pôles d'études universitaires, l’accès aux soins,
    les activités économiques et les opportunités du bassin d'emploi grenoblois ; qu’à l’heure où
    nombre d’urbains n’ont plus de voitures, elle assure une fonction touristique de premier plan, de
    par les territoires desservis (comprenant de nombreux parcs naturels et stations de skis) et de par
    son propre patrimoine qui fait de cette ligne l’une des plus spectaculaires de la région ;
    Mobilisation. Considérant que la mobilisation citoyenne pour le maintien de la ligne persiste de
    longue date et s’amplifie ; ainsi que celle des élus et des collectivités locales (pas moins d’une
    trentaine de motions et délibérations de soutien recensées à ce jour, des communes traversées au
    Parc naturel régional du Vercors en passant par la grande majorité des communautés de
    communes et d’agglomération concernées, plus la mobilisation des parlementaires des territoires,
    de droite à gauche en passant par ceux de la majorité) ;
    Autocar inefficace. Considérant que le report modal sur le réseau routier ne peut constituer une
    solution de repli satisfaisante : il ne permettrait pas d’absorber le trafic aux périodes de pointe, ni
    de pallier le handicap de montagne constitué par un réseau de routes tortueuses imposant des
    franchissements de cols difficiles l’hiver, ni le transport des personnes à mobilité réduite, ni les
    personnes circulant en vélo ; qu’il entraînerait un rallongement inévitable des temps de parcours
    en particulier à cause de l’entrée dans l’agglomération grenobloise, et au total (d’après plusieurs
    études nationales récentes et concordantes) au report d’un tiers au moins des passagers vers
    leurs voitures individuelles, augmentant encore les problèmes de congestion et de pollution dans
    les agglomérations, et singulièrement dans la métropole grenobloise qui reçoit déjà plus de 70 000
    véhicules par jour en provenance du SudIsère;
    Déshabillage progressif. Considérant que l’exaspération ne cesse de grandir à la suite de
    l’absence d’engagement financier de l’État et de la Région AuvergneRhôneAlpes
    pour réaliser les travaux d’infrastructure nécessaires, et de la véritable politique de déshabillage progressif
    opérée par SNCF Réseau à travers la multiplication des ralentissements pour cause de voie non
    réparée, la suppression récente de deux circulations entre Clelles et Gap au profit de cars, et le
    projet de fermeture partielle du croisement en gare de LuslaCroixHaute,
    qui entraînera une multiplication et une aggravation des retards ;
    Investissement modeste et inévitable. Considérant que le montant des travaux nécessaires
    estimé par SNCF Réseau sur la partie RhôneAlpes de la ligne s’élève à 43 millions d’euros d’ici
    2020 et 52 millions d’euros au total d’ici 2025 ; que le coût de réouverture d’une ligne désaffectée
    est beaucoup plus élevé que le coût de son entretien ; que le coût de démantèlement de la ligne
    en cas de fermeture serait lui aussi élevé, et entraînerait des investissements conséquents pour
    l’entretien de sécurisation des nombreux ouvrages d’arts, incombant aux collectivités propriétaires
    des sites ; que ces travaux sont prévus en toutes lettres dans le Contrat de plan ÉtatRégion
    (CPER) 20152020;
    Engagements financiers suspendus. Considérant enfin que la Région ProvenceAlpesCôted’Azur
    a déjà inscrit les financements nécessaires aux travaux de voie sur la partie Sud de la ligne,
    mais qu’elle a conditionné la mise en oeuvre de ces travaux à un engagement similaire du côté
    Auvergne Rhône Alpes, que la Métropole grenobloise a elle aussi inscrit un engagement financier,
    ainsi que plusieurs communes des territoires traversés ;
    L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DE LA LIGNE GRENOBLE GAP, RÉUNIE LE 13 JANVIER 2017, ET POURSUIVANT
    LA DYNAMIQUE DU MANIFESTE POUR LE RENOUVEAU DE L’ÉTOILE FERROVIAIRE DE VEYNES :
    Refuse les dernières dégradations du service sur la ligne et l’entêtement de SNCF Réseau visant
    à aggraver les conditions de circulation avec la fermeture partielle du croisement à LuslaCroixHaute
    pour des raisons d’économie qu’elle n’a toujours pas démontrées ; ni aucune dégradation
    de la desserte ou des services sur la ligne dans l’avenir ; ni le sousdimensionnement
    des capacités lors des périodes de pointe ;
    Attend de SNCF Réseau, de l’État, des Régions et en particulier de la Région Auvergne Rhône Alpes
    qui ne s’est pas engagée, qu’ils réalisent les investissements nécessaires pour assurer le maintien de la ligne et ainsi, atteindre une régularité de circulation et une capacité de transport en adéquation avec les attentes des usagers et les besoins liés à la transition énergétique ;
    Mettra en oeuvre toutes les actions qu’elle jugera pertinentes pour obtenir gain de cause ;
    Invite les collectivités, les élu(e)s, les partis, les acteurs économiques, les voyageur(euse)s, les
    cheminot(e)s, les associations et structures concernées par la protection de l’environnement, la
    mobilité douce, l’égalité d’accès aux transports (personnes handicapées, âgées), le
    développement rural et le tourisme en montagne, et toutes les personnes simplement attachées au
    train à la rejoindre en signant cette déclaration et en participant à ses actions.

  • Le courage du personnel de la piscine et les inconséquences de M.Didier

    20130315_131400.JPGIl y a des scoops qui n'en sont pas. L'état dégradé de la piscine est connu depuis longtemps. C'est une des raisons qui avait poussé le Groupe G.A.U.C.H.E animé par JC Eyraud, a demandé lors du précédent mandat que l'on construise un nouvel ensemble « Piscine + Stade de Glace ». Il aurait été possible d'avoir des structures neuves, faire des économies d'échelle et d'énergie (échange de flux). Au total, le stade de glace est énergivore et en déficit chronique et la piscine dans un tel état que le personnel a dû recourir au droit de retrait pour éviter tout accident et faire jouer le principe de précaution. Nous saluons leur courage.

    Le fond politique en question est l'incapacité de M. Didier d'ordonner de façon responsable les investissements de la ville. Il part dans une querelle sans fin avec l'ASA qui gère l’approvisionnement en eau de la ville et laisse le dossier des Choullières en plan pendant plusieurs années. C'est en catastrophe en novembre qu'il se décide sous la pression médiatique et institutionnelle à entreprendre les forages pour éviter une panne d'eau à la ville de GAP. C'est parce qu'il n'entreprend pas les travaux à temps pour la rénovation de la piscine que l'on se retrouve devant cette situation ubuesque. C'est parce qu'il n'investit pas dans le matériel de remplacement des bus qu'ils deviennent vétustes . C'est parce que les camions bennes tombent en panne de vieillesse que le service doit régulièrement faire appel aux communes voisines. C'est parce qu'il reporte sans cesse les travaux nécessaires pour la voirie que celle-ci se dégrade. En oubliant les fondamentaux (eau, voirie, bus, service technique, sécurité de la piscine, etc.), en faisant passer en priorité les parkings, le Rallye Monte Carlo et le Tour de France, M. Didier opère des choix politiques à courte vision et oublie les investissements de fond. L'inconséquence est la marque de sa politique.

     

    Joël Reynier, pour le groupe Ensemble - (PACG) « tous capables Gauches »- Gap

    12 janvier 2018

  • Vœux 2018

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