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  • Prochaine séance du conseil municipal de Gap et la préparation

    Bonjour,
     
    la prochaine séance du conseil municipal de Gap est fixée le vendredi 27 janvier à 18h15.
     
    Afin de la préparer nous vous invitons à la réunion qui se tiendra le MARDI 24 JANVIER à partir de 18h salle la Mutualité à GAP.
     
    Nous comptons sur votre participation.
     
    Joël REYNIER

  • Louis Gallois : « La solidarité est un investissement »



    Recueilli par Nathalie BIRCHEM
    Publié par : http://www.la-croix.com/
    Le : 10/01/2017

    *****************

    ENTRETIEN Le président de la Fédération des acteurs de la solidarité
    détaille les propositions que ce réseau soumet, mardi 10 janvier, aux
    candidats à l’élection présidentielle.


    Mercredi 12 et jeudi 13 janvier, la Fédération des acteurs de la
    solidarité tient son congrès à Dijon sur le thème « Investir dans la
    solidarité ». Et dès mardi 10 janvier, ce réseau qui rassemble 870
    associations, présente la plateforme de propositions qu’elle entend
    soumettre aux représentants des candidats à l’élection présidentielle.


    La Croix : La Fédération des acteurs de la solidarité a intitulé son
    congrès « Investir dans la solidarité ». Quel est le message que vous
    souhaitez faire passer ?

    Louis Gallois : Notre plate-forme de propositions est d’abord destinée à
    définir notre ligne de conduite pour les cinq prochaines années. Mais en
    cette période d’élection présidentielle, c’est aussi l’occasion
    d’interpeller les candidats et de les faire réagir.

    Nous partons d’un constat simple : la pauvreté s’intensifie. Les pauvres
    le sont de plus en plus nombreux, et il est de plus en plus difficile de
    sortir de la grande pauvreté. La menace touche 2,5 millions de personnes
    concernées par le chômage de longue durée, porte d’accès à l’exclusion.

    Nous souhaitons rappeler que la solidarité n’est pas un coût mais un
    investissement, dont tout le monde bénéficie. Un pays solidaire c’est un
    pays qui résiste mieux aux crises, qui est plus confiant et qui est
    démocratiquement plus résistant.


    Vous défendez une plate-forme de 50 propositions. Quelles sont celles
    qui vous semblent les plus importantes ?

    L.G. : Nous avons réfléchi à une plate-forme d’une cinquantaine de
    propositions, regroupées autour de quatre axes : investir dans l’enfance
    et la jeunesse ; investir dans la prévention ; investir dans la
    citoyenneté ; investir dans des territoires plus solidaires.

    Parmi ces propositions, 25 nous semblent prioritaires. Par exemple, nous
    défendons non pas un revenu universel mais un revenu minimum décent.
    Dans la suite du rapport Sirugue, nous proposons l’unification des
    minima sociaux autour d’un revenu minimum de 850 €, accessible dès 18 ans.

    Concrètement, cela veut dire que si vous gagnez 500 €, vous avez le
    droit à 350 €. Mais, si vous avez 900 €, vous n’avez pas droit à ce
    revenu et la prime d’activité prend le relais. Ce qui explique que,
    alors que le revenu universel coûterait 400 milliards d’euros, notre
    revenu minimum décent se limiterait à une dépense supplémentaire de 30
    milliards. Nous pensons qu’un pays comme la France doit et peut se fixer
    cet objectif.

    Parmi nos autres propositions phare, la création de places en crèche et
    le développement de la scolarisation des enfants de moins de 3 ans.
    Alors qu’ on sait que ce type d’accueil permet à l’enfant de mieux se
    préparer au cycle scolaire, actuellement il bénéficie surtout aux
    familles favorisées.

    Nous voulons ensuite augmenter de 350 000 à 500 000 le nombre de
    contrats aidés en ciblant les territoires les plus touchés par le
    chômage. Nous proposons que soit créé, via le compte personnel
    d’activité, un vrai droit à l’éducation et à la formation, pour que ceux
    qui sortent de l’école sans diplôme aient une seconde chance.

    Nous plaidons aussi pour la généralisation de l’encadrement des loyers à
    toutes les agglomérations tendues et l’obligation, pour toute opération
    de construction, de comporter au moins un logement très social sur trois.
    Enfin, pour les migrants, nous pensons que les gens qui sont en France
    depuis au moins deux ans devraient se voir accorder un titre de séjour
    leur permettant d’accéder à l’emploi et au logement.


    Vous avez aussi voulu mettre en valeur une série d’initiatives exemplaires…

    L.G. : Nous souhaitons montrer qu’investir dans la solidarité, ce n’est
    pas insurmontable, et que, sur le terrain, beaucoup le font déjà. Je
    citerai trois exemples. À Nantes, il y a une association qui s’appelle
    le102 Gambetta qui a développé un centre de multi-accueil pour enfants
    qui bénéficie à ceux qui en ont le plus besoin puisqu’il reçoit 50 %
    d’enfants issues de familles en situation de précarité.

    Dans le domaine de la formation, les écoles de production, comme celle
    de Dole, permettent à des personnes, souvent de jeunes décrocheurs, de
    recevoir une formation concrète.

    Je pourrai citer aussi l’idée d’Arelia à Nancy, qui a créé un logiciel
    qui permet aux travailleurs sociaux un accès simplifié aux démarches
    administratives. Cela répond à un vrai besoin car de plus en plus de
    démarches passent par Internet, et beaucoup de gens ne savent pas les
    faire. Du coup, ce sont les travailleurs sociaux qui s’en chargent et
    ils sont de plus en plus submergés par ces tâches au détriment de leurs
    missions de base.

    Recueilli par Nathalie BIRCHEM

  • Pauvreté : 51 associations lancent "une autre campagne"

    Les 51 associations du collectif Alerte et du Collectif des associations unies pour une nouvelle politique publique du logement des personnes sans abri et mal logées ont annoncé, mercredi 4 janvier lors d’une conférence de presse, le lancement d’une "Autre campagne".

    Le communiqué :

    "Les chômeurs ne veulent pas travailler", "les pauvres sont des fraudeurs", « les étrangers volent le travail des Français », « La protection sociale coûte trop cher et ne sert à rien » : pour déconstruire ces idées reçues qui vont irriguer la campagne présidentielle, les 51 associations de solidarité réunies au sein du Collectif ALERTE (animé par l’Uniopss) et du Collectif des Associations Unies se mobilisent pour lancer un « autre campagne » qui débutera fin janvier sur les réseaux sociaux.

    L’objectif : opposer les idées reçues, les stéréotypes à ce qui se passe « dans la vraie vie », sur le terrain, en particulier pour les 8,8 millions de Français qui vivent sous le seuil de pauvreté.

    Lors d’une conférence de presse le 4 janvier dernier, les portes parole des deux collectifs sont revenus sur les raisons qui ont motivé cette campagne commune.

    « Un certain nombre d’idées reçues trainent dans la société, sur lesquelles des propositions fausses peuvent être bâties. Il est important de procéder à une remise à jour de la réalité » a souligné François Soulage, président du collectif ALERTE.

    Florent Guéguen, directeur général de la Fnars, a évoqué le « contexte d’inquiétude et de colère des associations » face à certain nombre de constats (moins d’une personne sur deux prise en charge par le 115, fin de la gestion saisonnière, contre-vérités sur les pauvres, l’assistanat ou les emplois aidés…). A travers cette « autre campagne », les associations des deux collectifs s’organisent en comité de vigilance « par rapport aux régressions sociales » et à « l’instrumentalisation de la misère humaine ».

    Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé Pierre, a pointé quant à lui le trop grand « décalage entre ce que vivent les gens et les discours politiques ». Face à la montée des inégalités que personne ne parvient à enrayer, la tentation est grande de « baisser les bras en trouvant des bouc-émissaires », alors même que la « responsabilité de la puissance publique est de protéger les plus fragiles ».