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  • Décentralisation : Le Président de la République décide sans concertation la vente à la découpe de la politique du handicap

    Vendredi 5 octobre 2012, lors des états généraux de la démocratie territoriale, le Président de la République a annoncé que « les départements se verront confier l’ensemble des politiques du handicap et de la dépendance, hors du champ de l’assurance maladie ».

    Ainsi sans aucune concertation avec les personnes concernées, le Président de la République cède aux départements une grande partie de la politique du handicap : le sort de 20 000 salariés handicapées des entreprises adaptées, de 120 000 travailleurs d’ESAT, de 700 000 majeurs protégés et de près de 1 000 000 bénéficiaires de l’allocation aux adultes handicapés (AAH) parait ainsi scellé.

    Un tel transfert de compétence « au profit » des conseils généraux traduit la volonté de l’Etat de se désengager de la politique du handicap. L’Etat ne jouera plus aucun rôle dans l’égalité de traitement des personnes handicapées. Leur sort risque de dépendre de la bonne ou mauvaise santé financière des départements.

    Une telle décision semble guidée avant tout par une logique de réduction de déficits de l’Etat, le handicap n’étant ainsi perçue que comme une charge à transférer au profit de collectivités elles-mêmes exsangues et qui pourraient être tentées au travers de la manne financière ainsi transférée - plus de 11 milliards d’euros - de détourner ces sommes pour assurer leur propre équilibre.

    L’Unapei refuse une telle décentralisation de la politique du handicap et demande sans délai l’ouverture d’une concertation avec le Chef de l’Etat et les personnes concernées.

     

  • Nappe des Choulières, le groupe G.A.U.C.H.E. écrit au maire

    Monsieur le maire,
     
    Nous avons pris connaissance dernièrement de l'arrêté pris par M. le préfet des Hautes-Alpes, le 13 août 2012, concernant la création du Syndicat Intercommunal d'Exploitation de la Nappe Alluviale du Drac (SIENAD).
    Ce syndicat a pour objet l'exploitation de la ressource aquifère de la nappe du Drac, au lieu-dit les Choulières, sur la commune de Saint Léger les Mélèzes, en vue de la production d'eau potable destinée aux populations de la zone géographique concernée (Champsaur/Gapençais).
     
    Notre groupe vous a interrogé à plusieurs reprises en séance du conseil municipal sur cette importante question.
     
    Alors que notre collectivité a été sollicitée pour adhérer à ce syndicat, notre conseil municipal n'a jamais eu à débattre et à délibérer sur le sujet.
    Nous sommes très étonnés de ce manque manifeste de transparence et de démocratie.
     
    Pourquoi ce mutisme et cet immobilisme ?
     
    Nous vous demandons de nous transmettre toutes les informations concernant cette question et de nous communiquer les conclusions de la réunion qui se tiendra en préfecture sur le sujet le 12 octobre prochain.
    Nous pensons qu'une réunion de la commission travaux s'impose, et ce, DANS LES DELAIS LES PLUS COURTS !
     
    Bien cordialement,
     
    Françoise PERROUD et Jean-Claude EYRAUD
    Conseillers municipaux