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  • Mobilisation du 27 mai

     

    Défi relevé par les salariés

    jeudi 27 mai 2010

    La mobilisation du 27 mai à l’appel de la CGT, CFDT, CFTC, FSU, Solidaires, UNSA, pour l’emploi, les salaires, les retraites, le service public, a rassemblé 1 million de personnes dans 176 manifestations. Aujourd’hui, ce n’est pas la résignation qui a dominé mais une forte combativité qui s’est manifestée dans les entreprises et les administrations, notamment par des milliers d’arrêt de travail.

    Cette journée démontre une forte hausse sur tout le territoire de la mobilisation des salariés par rapport aux initiatives unitaires des 23 mars et 1er mai. Cela prouve la détermination des salariés à s’opposer à la réforme gouvernementale des régimes de retraites dont l’objectif central est de satisfaire les marchés financiers, et à exiger au contraire une véritable revalorisation du travail.

    Cette mobilisation est la meilleure réponse qu’il fallait apporter au défi lancé par le gouvernement avec la réforme des retraites qui va être officialisée dans les prochains jours. Si le gouvernement ignore ou minore la signification de cette journée de mobilisation il prend le risque d’un conflit de plus grande ampleur.

    Le gouvernement doit moins écouter le MEDEF et les actionnaires pour enfin entendre les salariés. Le patronat doit accepter l’ouverture des négociations sur les revendications des salariés, notamment en matière de salaires, d’emplois et de conditions de travail.

    Forte du succès de cette journée, la CGT estime que l’intersyndicale dispose d’un mandat pour préparer d’autres initiatives de mobilisation avant les congés d’été. Elle fera des propositions en ce sens lors de la réunion du 31 mai.

    Sans attendre, la CGT appelle l’ensemble de ses organisations à poursuivre la diffusion de la pétition nationale pour l’avenir des retraites. Elle reçoit déjà un très large écho. Elle sera remise au gouvernement dans la première quinzaine de juin.

    Montreuil le 27 mai 2010

  • L'usine de calcium relancée à La roche-de-Rame


    Publié le mercredi 26 mai 2010 à 12H15 par La Provence

    Le groupe "MG Serbien" a obtenu toutes les autorisations nécessaires

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    Le site de La Roche-de-Rame produit en ce moment du magnésium et différents types d'alliages. Les ouvriers sont prêts à faire repartir la fabrication de calcium.

    Le site de La Roche-de-Rame produit en ce moment du magnésium et différents types d'alliages. Les ouvriers sont prêts à faire repartir la fabrication de calcium.

    Photo F.C.

    Le site de production de calcium de La Roche-de-Rame à nouveau sur les rails. Après avoir racheté l'ensemble de l'outillage et les fours de l'ex usine Elsa Metal, le groupe MG Serbien vient de recevoir l'autorisation d'exploitation et l'aval de la société Rio Tinto Alcan, propriétaire des sols.

    Grâce à l'investissement personnel du préfet Nicolas Chapuis, plus aucun obstacle n'empêche l'entreprise Serbe de relancer l'activité du site. Déjà onze personnes, pour la plupart anciens salariés, ont été embauchés pour le remettre en état. Le leader européen de la production de magnésium envisage d'utiliser l'usine de La-Roche-de-Rame pour répondre à la demande de l'industrie sidérurgique. Le nombre d'ouvriers devrait, dans un premier temps, passer à quinze, pour atteindre la trentaine, une fois que le site aura atteint sa vitesse de croisière.

    Un million d'euros a déjà été investi

    Une excellente nouvelle pour ce bassin d'emploi industriel fragilisé par la crise. "Suite à la liquidation d'Elsa Metal nous avons tout fait pour que le site ne devienne pas orphelin, sachant que sa petite taille freinerait les perspectives de réhabilitation. Une fois trouvé un candidat, la priorité était d'obtenir des garanties sur la dépollution du lieu. Tous nos objectifs ont été atteints" a souligné le maire Michel Frison.

    La société MG Serbien a exaucé les voeux du premier magistrat. Un calendrier d'assainissement a été mis en place. Les 400 tonnes de ferrochrome laissées sur place par les anciens propriétaires devraient être valorisées. Le groupe serbe cherche en ce moment des clients capables de revaloriser ces déchets industriels. Pour l'heure, le million d'euros investi a été puisé dans les fonds propres de l'industriel Milan Dvojakovic. Mais la Région devrait désormais appuyer le développement de l'entreprise. "Nous avons organisé une réunion pour envisager de quelle manière aider MG Serbien. Plusieurs dispositifs peuvent être actionnés pour soutenir la formation ou encore l'innovation, suite à l'ouverture d'un laboratoire destiné à optimiser la production de l'usine", a confirmé le vice-président du conseil régional. En attendant la montée en puissance pronostiquée par les élus et la direction du groupe, les entités de production ont déjà redémarré. L'industrie haut-alpine n'a pas dit son dernier mot.


     

    Tanguy COHEN