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  • HAUTES ALPES SNCF : contre le découpage en branche et par activité


    par La Rédaction du DL | le 21/10/09

    Trafic SNCF perturbé hier suite à un mouvement de grève national. A l'appel de la CGT, de Sud-rail et FO, le mouvement a eu ses répercussions sur les Hautes-Alpes, avec 33 % de grévistes selon la CGT. L'intersyndicale dénonce «les orientations stratégiques de la SNCF, guidées par la seule rentabilité financière, qui mettent à mal la qualité du service public SNCF et accentuent la dégradation des conditions de transports. Tant dans les déplacements quotidiens régionaux que sur l'ensemble du territoire ».

    Le trafic marchandises a un impact sur l'ensemble

    « Contre le pré-découpage en branche et par activité de la SNCF », Francisco Murillo pour la CGT explique : « Le trafic marchandises a un impact sur l'ensemble du réseau et des agents. C'est le tonnage qui déclenche l'argent pour l'entretien des voies et indirectement sur l'emploi des personnes. Actuellement, et depuis 4 ans, il n'y a plus de fret entre Briançon et Veynes. Il en reste entre Saint-Auban et Avignon ».

    Et de poursuivre : « La restructuration de l'entreprise a un impact sur les familles avec les déménagements et les changements d'activités que cela engendre ».

    Créer un établissement multi-activités

    Pour répondre à la situation, la CGT propose la création d'un établissement multi-activités qui coordonnerait les activités des Ter (Trains express régionaux), des grandes lignes et du fret. Ceci pour maintenir et développer les services publics ferroviaires en s'appuyant sur les métiers et les salariés. Or la direction a fait le raisonnement inverse en s'appuyant sur les activités. Avec ce raisonnement et l'ouverture à la concurrence, le risque pour les Hautes-Alpes est de voir un opérateur privé venir sur le département ».


    F.F.
    Paru dans l'édition 05A du 21/10/2009
  • GAP Le point sur la grèves à France Télécom


    par La Rédaction du DL | le 21/10/09

    La date d'hier pourrait être historique. En tout cas, elle restera symbolique dans les Hautes-Alpes. Le rassemblement proposé hier matin par l'intersyndicale CFTC, CFDT, Sud et CGT, dans la cour du centre d'appel France Telecom de l'avenue Jean-Jaurès était inédit. « Cela faisait bien longtemps que l'on n'avait pas vu autant de monde quitter son poste de travail à l'appel d'une grève », constate Laure Prost, délégué du personnel CFDT.

    « En plus, tout s'est organisé hier soir (NDLR : lundi soir) à la demande des salariés eux-mêmes », renchérit Michel Coia de Sud.

    Résultat : ils étaient plus d'une cinquantaine du centre d'appel et du site de Ladoucette à venir parler de leur "mal être" au travail. Il ne restait quasiment plus personne dans le petit immeuble de l'avenue Jean-Jaurès hier entre 10 h et 11 h 30.

    Le site "mouroir",

    la solitude du technicien

    Le malaise était palpable dans la petite cour. Entre les interventions de représentants syndicaux et délégués du personnel, des salariés ont pris la parole pour expliquer leurs difficultés.

    Comme cette femme qui, en 5 ans, a changé trois fois de travail et déclare « travailler aujourd'hui dans un site aux allures de mouroir ». Ou encore ce salarié de Veynes qui dit « souffrir de la solitude dans son poste de technicien. On ne peut plus voir les autres collègues pour boire un café. Si on ne se téléphone pas, on est seul toute la journée et toute notre vie. Sans parler des charges quotidiennes de travail où les délais de route ne sont pas comptés dans notre journée » !

    Un collègue technicien ajoute : « Dans certains cas, on n'a même pas le temps de faire le trajet sur la journée. Quand on téléphone en interne, on nous demande notre code et même pas notre nom ».

    Des objectifs

    "inatteignables"

    Une salariée dénonce : « Les objectifs sont tellement "inatteignables" qu'on les met sous le coude, sans les regarder ».

    Un autre poursuit : « On doit arrêter les fermetures de boutiques. Après celle de Sisteron, c'est la menace sur Briançon. Et le respect du client dans tout cela ? Rien. Il n'est vu uniquement que comme une pompe à fric ».

    L'individualisation, le nomadisme, l'aspect compétitif mené à outrance furent à maintes reprises dénoncés.

    «On exige des mesures

    concrètes et immédiates»

    « Restez mobilisés pour que les choses changent et que vous ressentiez ces changements », conseille Eric Marchandiau, délégué CFTC Avignon-Gap.

    « On exige des mesures concrètes et immédiates, insiste Michel Mokobodzki de la CGT. On ne veut pas que la boîte coule, mais un dialogue constructif avec le retour du lien social ».

    Laure Prost de la CFDT ajoute : « Beaucoup de gens sont en maladie, nous recevons des salariés "démolis" dans nos permanences. Il y a une réelle montée du malaise au travail ».


    Frédérique FAYS
    Paru dans l'édition 05A du 21/10/2009