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  • Travailleurs sans papiers en grève

     

    Des cinéastes de renom signent un court métrage collectif

    mardi 23 février 2010, par Frédéric Dayan

    Le "collectif des cinéastes pour les sans-papiers", qui regroupe des grands noms du septième art, a diffusé lundi à la Cinémathèque de Paris un court métrage de 3 minutes sur les grévistes en lutte pour leur régularisation avec le soutien de onze organisations dont la CGT. Leur film sera projeté à partir de mardi sur toutes les plates-formes internet et sortira le 10 mars dans plus de 500 salles en France.

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    http://www.cgt.fr/spip.php?article36942

  • Les sans-papiers victimes de guet-apens


    Immigration. Après le Crédit lyonnais, des agents de Pôle emploi et de l’Urssaf sont accusés d’avoir dressé des souricières pour arrêter des clients en situation irrégulière.


    « Je ne pense pas que ce soit dans nos obligations de tendre des pièges à nos clients sans papiers. » Ironique, Chantal Lamy, de la CGT LCL (ex-Crédit Lyonnais), n’en est pas moins outrée. Au début du mois, certains de ses collègues ont tendu un véritable guet apens à un client en situation irrégulière (lire l’Humanité du 14 août).

    Convoqué dans son agence d’Aulnay sous bois (Seine-Saint-Denis) pour récupérer sa carte bleue, Mamadou, client de la banque depuis huit ans, s’est retrouvé face aux forces de l’ordre venues l’arrêter. Après cinq jours de rétention à Bobigny, ce Malien de 33 ans a été libéré par le juge des libertés pour « interpellation déloyale ». « On a un certain nombre d’obligations légales, précise Chantal Lamy. C’est une chose de refuser d’effectuer une opération faute de papiers en règle. Mais c’en est une autre de dresser une souricière. » Le syndicat demande à la direction de LCL de « s’engager à donner des instructions fermes pour que de tels comportements ne reproduisent plus ».

    « Phénomène marginal »

    Mercredi dernier, le « Canard enchaîné » révélait une autre affaire de délation, cette fois-ci dans la fonction publique. Le 8 juin, Dah, Mauritanien en France depuis cinq ans, se présente à l’agence Pôle-emploi d’Orléans-Gare où il est convoqué pour « actualiser son profil professionnel ». Mais une fois sur place, il est cueilli par la Police aux frontières qui le place en rétention. Il sera libéré quelques jours plus tard, après les interventions de la Cimade et de la CGT Pole emploi. Enfin, à Mulhouse, ce sont les services de l’Ursaff qui ont participé à l’arrestation d’un sans-papiers (lire ci-dessous). Y aurait-il une recrudescence d’arrestations sur dénonciation ? Pour les associations de soutien aux étrangers, ces cas restent pour l’instant isolés. « C’est assez marginal, confirme Brigitte Wieser, du Réseau éducation sans frontières. Mais si on n’est pas vigilants, ça pourrait faire tâche d’huile. Un certain nombre de Français sont pour la politique menée par Nicolas Sarkozy… »

    Pas des « auxiliaires de police »

    Depuis mai 2007, lorsqu’un étranger se présente au guichet de Pôle emploi, à un entretien d’embauche ou dans les bureaux d’une agence d’intérim, la loi oblige ses interlocuteurs à contacter la préfecture pour s’assurer de la validité de ses papiers. Un décret dénoncé, entre autre, par les agents du Pôle emploi qui refusent de devenir des « auxiliaires de police » (lire l’Humanité du 17 juillet). Un réseau de salariés refusant de « collaborer à la chasse aux étrangers », le REFI, a même été créé dans plusieurs régions. « On note un refus manifeste de la délation dans les services de l’état, remarque Jean-Claude Amara, de Droits devant !!. Un climat de rébellion s’instaure avec des corps de métiers entiers, comme les inspecteurs du travail, qui refusent de servir de supplétif aux forces de l’ordre. »

    Marie Barbier