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emploi

  • Demandeurs d'emplois, offres d'emplois...

    LIRE le TABLEAU BORD de NOVEMBRE et DECEMBRE 2011 POUR LES HAUTES ALPES.

  • Chômage dans les Alpes du Sud

    0423221745_9d2cf53a-3037-11de-8f01-4db12b1f3b63.jpg[435x-1].JPGALPES DU SUD Chômage : une année 2009 catastrophique

    par La Rédaction du DL | le 28/01/10

    Le chômage a légèrement fléchi dans les Alpes du sud au mois de décembre 2009. Dans les Hautes-Alpes, cette baisse est sensible : le nombre de demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi en catégorie A (demandeurs d'emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d'emploi et sans emploi) est passé à 4 786, soit une baisse de 2,7 %. Elle est plus limitée (-0,7 %) dans les Alpes-de-Haute-Provence, qui comptent 6 732 chômeurs de catégorie A.

    Mais ce dernier mois ne saurait rattraper l'année 2009, qui a connu une envolée du chômage. Il a bondi de 17,7 % en un an dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur (catégorie A). Dans ce contexte, les Alpes-de-Haute-Provence (+13 %) et surtout les Hautes-Alpes (+7,6 %) résistent mieux.

    Les hommes, les jeunes et les plus de 50 ans les plus touchés

    Toutes catégories confondues, le nombre de demandeurs d'emploi progresse de 12,2 % dans les Hautes-Alpes, de 12,8 % chez le voisin bas-alpin, tandis que la hausse est de 16,4 % à l'échelle de la région.

    L'explosion du chômage en 2009 a beaucoup plus touché les hommes (+16,6 % dans les Alpes-de-Haute-Provence, +17 % dans les Hautes-Alpes) que les femmes (+9,4 % dans les Alpes-de-Haute-Provence, +8,2 % dans les Hautes-Alpes).

    Les jeunes font les frais des conséquences de la crise économique. Le nombre de demandeurs d'emploi de moins de 25 ans a augmenté de 18,2 % dans les Hautes-Alpes et de 16,7 % dans les Alpes-de-Haute-Provence.

    Leurs parents trinquent également : les 50 ans et plus sont 17 % de plus sur les tablettes de Pôle emploi comparé à fin 2008, dans les Alpes-de-Haute-Provence comme dans les Hautes-Alpes.


    N.M.
    Paru dans l'édition 05A du 28/01/2010
  • Pôle emploi : vers un meilleur service aux usagers ?

    Tandis que la récession économique a fortement accru le nombre des chômeurs (+25% de juin 2008 à juin 2009), Pôle emploi a présenté le 31 juillet 2009 la liste de 31 prestataires privés retenus pour accompagner 320 000 chômeurs dans leur recherche d’emploi. Publié en juin 2009, un rapport de l’Assemblée nationale dresse un état des lieux de l’application de la loi du 13 février 2008, à l’origine de la création de Pôle emploi par la fusion de l’ANPE et du réseau des Assedic.

    Le rapport reconnaît la rapidité avec laquelle les principaux décrets d’application ont été publiés, mais il relève par ailleurs plusieurs motifs d’inquiétude, concernant notamment le suivi effectif des demandeurs. Compte tenu de la hausse du nombre des chômeurs, il s’interroge sur la capacité de Pôle emploi à atteindre les objectifs posés dans ce domaine par la convention tripartite du 2 avril 2009 :

    • Les estimations actuelles du nombre de chômeurs pris en charge par un même conseiller allant du simple au triple (de moins de 100 à plus de 200), il est légitime de s’interroger sur le niveau qui peut être atteint dans les prochains mois. La convention prévoit 60 demandeurs d’emploi par conseiller en 2011.
    • le nombre des dossiers en instance de traitement a atteint 80 000 en novembre 2008 alors qu’il avoisine 40 000 à 50 000 en temps "normal". Dans quelle mesure Pôle emploi pourra-t-il faire face à l’afflux des demandes ? La convention tripartite prévoit qu’en 2011, 95% des inscriptions seront réalisées moins de 5 jours après le premier contact avec Pôle emploi.
    • le nombre des offres d’emploi déposées par les entreprises a chuté de 29% entre janvier 2008 et janvier 2009. L’objectif du recueil de 4,5 millions d’offres d’emploi à l’horizon 2011 peut-il être considéré comme réaliste ?

    Concernant le recours actuel à des opérateurs privés, les interprétations diverges. Selon le secrétaire d’Etat à l’emploi, Laurent Wauquiez, il s’agit d’une nécessité, née de l’ampleur de la crise. Pour la CGT, cet appel au secteur privé "confirme la nocivité et l’inefficacité" de la réforme du 13 février 2008, alors qu’il aurait été "plus pertinent d’embaucher des personnels qualifiés dans le service public de l’emploi plutôt que de sous-traiter".