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  • DE CANCON À CANCUN APPEL POUR UNE TRANSITION ÉCOLOGIQUE ET SOCIALE SAMEDI 4 DÉCEMBRE 2010

     

      À Cancun, l’ONU tentera de donner un nouveau souffle aux négociations sur le changement climatique, après l’échec du sommet de Copenhague, dont « l’accord » final, au contenu très limité, n’avait été signé que par 138 pays – un échec sur le plan des négociations, mais un succès du point de vue des mobilisations : un mouvement international pour la justice climatique et environnementale est né à Copenhague, autour d’un contre-forum qui a réuni 50 000 personnes, et de manifestations de rue.

        L’appel bolivien pour un sommet des peuples qui a rassemblé plus de 30 000 participants à Cochabamba en avril 2010, a abouti à un texte qui formule les exigences indispensables à un accord international sur le climat juste, ambitieux et véritablement contraignant. Cette initiative porte des alternatives crédibles au sein du débat onusien, dans la mesure où les propositions de Cochabamba font désormais partie de la négociation. Ce sommet des peuples montre l’importance et l’urgence de poursuivre la construction d’un mouvement citoyen international, appuyé sur les initiatives locales, qui puisse peser sur les négociations en cours. Dans cette perspective, Via Campesina a lancé un appel pour «Mille Cancun» dans le monde.  

                Dans ce cadre-là, Attac, la Confédération paysanne, les Amis de la Terre, BIZI! ont pris l’initiative d’un rassemblement à Cancon dans le Lot et Garonne le samedi 4 décembre.          

                Ses objectifs :  

                -rendre visibles les luttes et expériences, qui, au niveau local, répondent à la crise écologique et climatique dans les domaines des transports, de l’énergie, de la construction, de l’agriculture, de l’industrie, de la finance, du travail, de la consommation et de l'aménagement du territoire ;    

                -construire le mouvement pour la justice écologique en l’ancrant dans des pratiques concrètes  ;        

                -mobiliser les mouvements sociaux et citoyens dans la perspective des échéances prochaines, Johannesburg en 2011 et au sommet de la Terre (RIO+20, printemps 2012), en passant par le G20, prévu en France en novembre 2011.  

                -rappeler que les « fausses solutions » (nucléaire, agrocarburants, etc.) posent de nombreux problèmes environnementaux sans contribuer à la baisse des émissions.

     

    Les premiers signataires : AITEC, les Amis de la Terre, ATTAC, Action Consommation, BIZI !, CADTM, Collectif Français contre l'Irradiation des Aliments, Combat Monsanto, la Confédération Paysanne, Coordination contre le projet d'aéroport de Notre Dame des Landes (acipa.free.fr), ECOPOL, Faucheurs Volontaires d'OGM, Greenpeace Bordeaux, Horizon Vert, Réseau Sortir du Nucléaire, Ruptures, Sud Étudiant, association TACA, Union Syndicale Solidaires, Urgence Climatique Justice Sociale.

               
    Ils soutiennent : Europe Écologie-Les Verts, FASE, les Alternatifs, NPA, le Mouvement des Objecteurs de Croissance, le Parti de Gauche, Les Jeunes Verts, Gauche Unitaire.

     


     


  • Retraites

    Une manifestation en forme de post-scriptum à Gap

    Les syndicats ont rappelé par cette manifestation - sans doute la dernière sur le sujet - qu’ils étaient toujours aussi opposés à la loi sur les retraites. (Le DL / Vincent OLLIVIER)

    Les syndicats ont rappelé par cette manifestation - sans doute la dernière sur le sujet - qu’ils étaient toujours aussi opposés à la loi sur les retraites. (Le DL / Vincent OLLIVIER)

    «On lâche rien.» Le slogan des manifestations contre les retraites a resurgi hier dans les rues de Gap.

    Ils étaient entre 200 (selon la police) et 250 (selon les syndicats) à se rassembler sur la place de la République. À Briançon, ils étaient moins d’une trentaine. Pas de jeunes, une mobilisation bien moindre qu’au plus fort du mouvement : cette manifestation a pris des allures de post-scriptum après deux mois intenses. Pour les responsables syndicaux à l’instar de Philippe Cottet (CGT), il s’agissait de signifier au gouvernement que «la loi est votée, la loi est promulguée, mais la lutte continue».

    Pour Patrick Prost (CFDT), comme pour Magali Bailleul-Vautrin (FSU), le gouvernement a eu gain de cause, mais la mobilisation «a gagné la bataille des idées».

    L’unité intersyndicale qui avait prévalu jusqu’ici n’a pas été reconduite. Hier, seules la CGT, la CFDT, FSU et Solidaires ont appelé à manifester. Solidaires, par la voix de Joël Brochier, a d’ailleurs fait entendre sa différence et exprimé ses regrets que le mouvement n’ait pas pris l’orientation d’une grève générale.

    D’autres combats attendent les organisations syndicales dès les prochains jours, avec une mobilisation pour les retraités, le pouvoir d’achat ou la dépendance le 25 novembre.

    par la rédaction du DL le 24/11/2010 à 05:00