Les résultats du premier tour de l’élection présidentielle sont une mauvaise nouvelle. Le scrutin est marqué par une forte abstention, qui est devenue une donnée structurelle. La gauche est éliminée pour la deuxième fois consécutive, et ce malgré le très bon score réalisé par Jean-Luc Mélenchon et la dynamique de sa campagne. Ce score prouve qu’il existe dans le pays des forces pour résister à l’offensive libérale. Ce qui a manqué est un rassemblement, ce rassemblement qu’il faudra réaliser lors des législatives et dans les luttes contre la remise en cause des acquis sociaux qui se prépare, notamment sur les retraites.
Mais, dans l’immédiat, un danger majeur se profile : la possible élection de Marine Le Pen. Ce serait un désastre pour tous et toutes et particulièrement pour celles et ceux qui sont ciblé·es depuis des années par les extrêmes droites. Le Pen utiliserait un appareil d’état centralisé et autoritaire avec tout l’arsenal répressif que lui autorise la 5e république et les lois liberticides des 15 dernières années pour accentuer les attaques contre toutes celles et tous ceux qu’elle déteste : les musulman·es, les juif·ives, les migrant·es et les réfugié·es, les LGBTQI+, les exclu·es de la société. Son projet de « préférence nationale » diviserait les travailleurs/ses et mènerait de fait à une société d’apartheid. Elle se propose de la mettre en œuvre en remettant en cause la Déclaration des Droits de l’Homme (nous dirions aujourd’hui et de la femme) de 1789. Les mesures sociétales obtenues au long des années : le mariage pour tous, les droits des femmes, le défenseur des droits… tout cela serait remis en question. Les libertés démocratiques seraient menacées. Marine Le Pen est l’héritière des fascismes du XXe siècle. Partout dans le monde où ses semblables ont pris le pouvoir les oppositions sont muselées, les organisations syndicales indépendantes interdites, les militant.es emprisonné.es ou tué.es. Sa façade sociale est une imposture, les plus démuni.es d’entre-nous seront les premier.es à s’en mordre les doigts. Le fascisme n’engendre que répression, guerre et misère.
Il n’y a aucune bonne raison de ne pas utiliser tous les moyens à notre disposition pour combattre l’extrême droite et l’empêcher d’arriver au pouvoir. Utiliser le bulletin Macron pour battre Marine Le Pen, ce n’est en rien soutenir Macron et oublier les politiques antisociales et anti démocratiques qu’il a menées : c’est empêcher la victoire de Marine Le Pen dimanche, ni plus ni moins.
Faisons barrage à l’extrême droite. Gardons en tête que, quoi qu’il se passe, il faudra continuer à protéger nos droits et faire valoir de nouvelles revendications en travaillant pour changer les institutions.
Il faut battre Marine Le Pen dans les urnes, en utilisant le bulletin Macron, pour pouvoir ensuite battre Macron aux législatives et dans la rue.
Etienne Adam (Calvados), Marie- Jo Albrecht( Gard), Bernard Allain (Bouches du Rhône), Janie Arnéguy (Gard), Louis-Marie Barnier (Seine et Marne), John Barzman (Seine-Maritime), Michel Blin (Côtes d’Armor), Nicolas Benies (Calvados), Jean-Michel Bertrand (La Réunion), Franco Biancardi (Seine Saint-Denis), Jean-Luc Blanchard (Aude), Francis Blanchet (Val de Marne), Laurence Boffet (Rhône), Mariano Bona (Isère), Bernadette Bouchard (Alpes Maritimes), Florence Braud (Val d’Oise), Jean-Paul Bruckert (Doubs), Jean Brunacci (Loire - Atlantique), Rosine Charlut (Aude), Florence Ciaravola (Alpes-Maritimes), Jean-Claude Coqueret (ParisV-XIII), Colette Corfmat (Paris V-XIII), Bernard Couturier (Gironde), Armand Creus (Rhône), Pierre Cours-Salies (Haute-Garonne), Alain Dallongeville (Aude), Florence Dalzon (Savoie), Christiane Dedryver (Seine Saint-Denis), Jean Pierre Delbonnel (Savoie), Bruno Della Sudda (Alpes-Maritimes), Christian Delord (Gard), Daniel Desmé (Charente Maritime), Francis Dorra (Val de Marne), Gilbert Dumas (Rhône), Michelle Ernis (Seine Maritime), Jean-Claude Eyraud (Hautes-Alpes), Jean Louis Fiole (Gard), Nicolas Flandrin (Bouches du Rhône), Jean-Marie Fouquer (Seine Maritime), Olivier Frachon (Val de Marne), Lucien Guinot (Bouches du Rhône), Vève Guinot (Bouches du Rhône), Marie-Claude Herboux (Calvados), Jean-Paul Gaschignard (Loire), Robert Hirsch (Loire - Atlantique), Pablo Krasnopolsky (Val-de-Marne), Jocelyne Lanneau (Seine Saint-Denis), Corinne Le Fustec (Côtes d’Armor), Christophe Lemasson (Côtes d’Armor), Gilles Lemée (Rhône), Cécile Leroux (Hautes - Alpes), Jean-Paul Leroux (Hautes – Alpes), Laurent Lévy (Bouches du Rhône), Paul Lévy (Paris XX), Jacqueline Madrennes (Isère), Jean-Claude Mamet (Val de Marne), Claude Martin (Hautes Pyrénées), Jean-Pierre Martin (Paris V-XIII), Françoise Martin Colas (Hautes - Alpes), Jérémy Martinez (Rhône), Denis Marx (Rhône), Margot Marx (Rhône), Roland Mérieux (Paris XIX), Isabelle Merle (Bouches du Rhône), Henri Mermé (Paris XI), Denise Milbergue (Rhône), Etienne Miossec (Côtes d’Armor), Michèle Moreau (Ardèche), Christine Moiselet (Loire - Atlantique), André Pacco (Yonne), Jean-François Pellissier (Paris XI), Francis Peretti (Corse), Pierre-Yves Pira (Nord), Jacques Pradel (Bouches du Rhône), François Préneau (Loire - Atlantique), Jean-Pierre Quillec (Hautes-Alpes), Yves Quintal (Lot), Michel Rousseau (Paris XX), Cécile Silhouette (Paris XI), Francis Sitel (Paris XVIII), Alain Touleron (Rhône), Stéphanie Treillet (Seine et Marne),
MILITANT.ES d’ENSEMBLE !
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Le 24 avril, battre Marine Le Pen dans les urnes !
Le danger d’accession du Rassemblement National, au pouvoir n’a jamais été aussi grand. Malgré le bon score de Mélenchon, traduisant une volonté populaire d’en finir avec le libéralisme dont nous ne pouvons que nous réjouir, nous aurons une fois de plus droit à un duel Macron / Le Pen au second tour des présidentielles.
Nous pouvons comprendre le désarroi de tous ceux et celles qui ont subi la politique anti-sociale et répressive de Macron tout au long de son quinquennat, et leur hésitation, voire leur refus, de mettre un bulletin « Macron » dans l’urne. Pourtant, avec Le Pen, ce serait bien pire ! Elle amènerait dans ses bagages des dizaines de groupes néo-nazis, les mêmes qui ont attaqué la semaine dernière les étudiants de sciences-po à Paris. Elle amènera la violence des soutiens et du programme de Zemmour.
Elle utiliserait tout l’arsenal répressif que lui autorise la 5ème république et les lois liberticides récemment votées, pour accentuer encore les attaques contre tous ceux qu’elle déteste : les musulmans, les juifs, les migrants et les réfugiés, les LGBTQI, les exclu-e-s de la société. Elle mettra à bas les quelques mesures sociétales obtenues au long des années : le mariage pour tous, les droits des
femmes, les organismes de contrôle, le défenseur des droits... Les plus démunis d’entre nous qui se seront laissé tenter par les quelques mesures « sociales » de son programme seront les premiers à s’en mordre les doigts car lorsqu’on est millionnaire, héritière des ciments Lambert, on ne défend que son camp : celui des riches. Au plan international, ce sera l’alignement inconditionnel avec Viktor Orban, Jair Bolsonaro, Poutine, Bachar Al Assad, et toutes les extrêmes-droites émergentes en Europe et dans le Monde.
Afin que nous puissions encore défendre nos revendications dans la rue, nous organiser dans les entreprises, dans les syndicats ou associations. Afin que nous puissions défendre nos droits et ceux des plus faibles, il y a un préalable : refuser la possibilité du fascisme. Que cela nous plaise ou non, cela passe par mettre un bulletin « Macron » dans l’urne le 24, même en se bouchant le nez.
Les 12 et 19 juin, imposer à Macron un gouvernement de luttes !
Donner une majorité absolue à l’assemblée au camp anti-libéral !
Les élections législatives nous offrent une possibilité de contrer ensuite la politique de Macron : lui imposer une cohabitation, en envoyant à l’assemblée une majorité absolue de député-e-s du camp anti-libéral. Les résultats de la gauche au premier tour, la première place de Mélenchon dans de nombreuses grandes villes et banlieues populaires le permettent ! C’est à ce moment qu’il faudra utiliser nos ressentiments contre Macron et sa politique !
Certains nous diront : « pourquoi ne pourrions-nous pas imposer une cohabitation avec Le Pen présidente ? ». Pour plusieurs raisons : d’abord parce que dans l’Histoire récente, les présidents nouvellement élus ont toujours obtenu une majorité absolue à l’assemblée, une sorte de « prime » à la nouveauté. Et aussi – surtout - car il n’est pas exclu qu’une présidente anti-républicaine ne change pas les règles du jeu dès son accession au pouvoir. On ne peut lui accorder aucune confiance.
Alors les 12 et 19 juin, nous ferons tout pour que dans chaque circonscription, une candidature unique et unitaire de toute la gauche anti-libérale recueille tous nos suffrages ! En ce sens, nous ne pouvons que saluer la main tendue de l’Union Populaire aux autres forces : PCF, EELV, NPA. Même si, au vu des rapports de forces donnés par les urnes, il y aura sans doute des choix douloureux à faire pour ces partis, nous espérons qu’ils seront surmontés pour la satisfaction de l’intérêt commun.
Ensemble ! , conformément à son ADN unitaire, fera tout pour qu’il en soit ainsi.
Et bien entendu, les luttes et les mobilisations seront plus que jamais nécessaires, quel que soit le résultat, à commencer par le 1er mai dans la rue !ENSEMBLE LE HAVRE