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Pauvreté : 51 associations lancent "une autre campagne"

Les 51 associations du collectif Alerte et du Collectif des associations unies pour une nouvelle politique publique du logement des personnes sans abri et mal logées ont annoncé, mercredi 4 janvier lors d’une conférence de presse, le lancement d’une "Autre campagne".

Le communiqué :

"Les chômeurs ne veulent pas travailler", "les pauvres sont des fraudeurs", « les étrangers volent le travail des Français », « La protection sociale coûte trop cher et ne sert à rien » : pour déconstruire ces idées reçues qui vont irriguer la campagne présidentielle, les 51 associations de solidarité réunies au sein du Collectif ALERTE (animé par l’Uniopss) et du Collectif des Associations Unies se mobilisent pour lancer un « autre campagne » qui débutera fin janvier sur les réseaux sociaux.

L’objectif : opposer les idées reçues, les stéréotypes à ce qui se passe « dans la vraie vie », sur le terrain, en particulier pour les 8,8 millions de Français qui vivent sous le seuil de pauvreté.

Lors d’une conférence de presse le 4 janvier dernier, les portes parole des deux collectifs sont revenus sur les raisons qui ont motivé cette campagne commune.

« Un certain nombre d’idées reçues trainent dans la société, sur lesquelles des propositions fausses peuvent être bâties. Il est important de procéder à une remise à jour de la réalité » a souligné François Soulage, président du collectif ALERTE.

Florent Guéguen, directeur général de la Fnars, a évoqué le « contexte d’inquiétude et de colère des associations » face à certain nombre de constats (moins d’une personne sur deux prise en charge par le 115, fin de la gestion saisonnière, contre-vérités sur les pauvres, l’assistanat ou les emplois aidés…). A travers cette « autre campagne », les associations des deux collectifs s’organisent en comité de vigilance « par rapport aux régressions sociales » et à « l’instrumentalisation de la misère humaine ».

Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé Pierre, a pointé quant à lui le trop grand « décalage entre ce que vivent les gens et les discours politiques ». Face à la montée des inégalités que personne ne parvient à enrayer, la tentation est grande de « baisser les bras en trouvant des bouc-émissaires », alors même que la « responsabilité de la puissance publique est de protéger les plus fragiles ».

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