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  • COMMUNIQUE DE PRESSE L’inacceptable fermeture du service de réanimation du Centre Hospitalier de Briançon

    Les principes conducteurs affirmés dans le Projet régional de santé sont louables : les objectifs proclamés de réduction des inégalités d’accès à la santé, de qualité et de sécurité des soins rassemblent tous les républicains, pour qui l’accès de tous aux meilleurs soins est une exigence viscérale.
    C’est au nom de ces principes que nous considérons que les lits de réanimation de l’hôpital de Briançon doivent être maintenus.
    Las, nous constatons sur cette question la dissonance entre les principes formulés et leur application.
    Les regroupements et réorganisations des hôpitaux publics entre eux représentent une question complexe : les objectifs de qualité des soins, d’expertise et de sécurité doivent être placés au coeur de cette réflexion, mais ces objectifs ne doivent pas servir d’alibi à une gestion de la pénurie des moyens hospitaliers, ni à un renoncement à la présence sur les territoires des services publics vitaux.
    Les arguments récemment avancés dans la presse par un membre du comité directeur de l’ARS pour justifier la fermeture des lits de réanimations à l’hôpital de Briançon sont essentiellement comptables : on ne peut l’accepter.
    On ne peut accepter que les contraintes budgétaires imposées aux hôpitaux impliquent une perte de chances pour les patients du nord des Hautes-Alpes, sur un territoire aussi vaste et
    où les conditions et les délais d’acheminement des malades sont aussi contraints, notamment selon les saisons
    Dans ce contexte, annoncer que les patients, en cas de mauvais conditions météorologiques, peuvent attendre 48 heures dans une salle de déchoquage avant d’être admis en réanimation, est une hérésie sur le plan médical et un risque mortel pour les malades concernés.
    La présence d’un service de réanimation pour garantir la sécurité d’accueil des patients en cas d’aggravation de leur état, dans un hôpital où l’offre de soins est aussi large (chirurgie, maternité, urgences, médecine) ne peut être contestée.
    Ladislas POLSKI
    Conseiller Régional Délégué aux Maisons Régionales de Santé
    Représentant la Région à la Conférence Régionale de la Santé et de l’Autonomie
    Joël GIRAUD
    Vice Président de la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
    Délégué au Massif Alpin

  • Le RSA à la peine

    Publié par : http://www.liberation.fr/
    Le : 15/12/11

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    Il était censé favoriser le retour à l'emploi des personnes les plus
    défavorisées. Trois ans après, le revenu de solidarité active (RSA) n'a
    pas atteint ses objectifs. Le bilan est très mitigé selon le comité
    national d'évaluation (composé d'élus de droite et de gauche, de
    personnalités et de représentants associatifs) qui publie un rapport ce
    jeudi. [Le rapport à consulter ici en pdf, 150 pages]

    Pour rappel, il y a deux types de RSA. Ce qu'on appelle «RSA socle»,
    revenu minimum de 460 euros versé à ceux qui n'ont plus aucune ressource
    (qui a remplacé le RMI). Et «le RSA activité», versé en complément des
    revenus d'un travail à temps partiel. Il s'élève en moyenne à 170 euros.

    Voici, en trois points, ce que l'on peut retenir du rapport:

    Un ayant droit au RSA sur deux n'en bénéficie pas

    En janvier dernier, un rapport d'étape avait déjà soulevé le problème.
    Désormais, nous avons une estimation chiffrée: 49% des personnes
    éligibles au RSA n'en bénéficient pas. Quand on regarde en détail, le
    taux de non-recours s'élève à 35% pour le RSA socle – une proportion
    comparable à celle qui avait été estimée pour le RMI lorsque ce
    programme avait atteint son régime de croisière. En revanche, plus
    inquiétant, 68% des bénéficiaires potentiels du RSA activité n'en
    bénéficient pas.

    En juin 2011, on comptait 1,4 million d’allocataires du «RSA socle» et
    500.000 bénéficiaires du «RSA activité» contre 1,5 million escompté.

    Pourquoi ? Le comité énumère plusieurs raisons. D'abord, et avant tout,
    une méconnaissance évidente du dispositif. Ainsi, 33% des personnes
    interrogées pensent que le RSA est réservé aux personnes sans emploi.
    Selon le comité d'évaluation, il est possible de réduire de moitié les
    non-recours en lançant une campagne de communication.

    Autre raison, la complexité du dispositif. 20% disent ne pas demander le
    RSA car les démarches sont trop compliquées. Et 3% répondent que «ce
    n'est pas intéressant financièrement».

    Les effets sur le retour à l'emploi «peu significatifs»

    C'était le moteur même de cette réforme phare du quinquennat: le RSA
    devait encourager le recours à une activité professionnelle. Or,
    souligne le rapport, le RSA n'a pas eu «d'impact important et
    généralisé» sur les taux de retour à l'emploi. La crise économique a
    certainement joué, mais pas seulement. «Il n’y a pas que la crise, il
    faut être honnête, il y a aussi un effet de complexité du système, avec
    des pilotes qui sont à la fois des élus locaux, Pôle emploi…», a reconnu
    ce jeudi la ministre des Solidarités, Roselyne Bachelot. Selon le
    comité, l'accompagnement des bénéficiaires et le volet insertion vers
    l'emploi, qui devait être le point fort du RSA, restent encore insuffisants.

    Le RSA ne permet pas de sortir de la pauvreté

    Le RSA permet de diminuer «l'intensité» de la pauvreté, c'est-à-dire la
    distance qui sépare le revenu des foyers les plus pauvres du seuil de
    pauvreté (établi à 950 euros par mois). Ainsi, le «RSA activité» accroît
    de 18% le revenu mensuel médian des bénéficiaires... Sans toutefois leur
    permettre de franchir le seuil de bas revenus. «Les barèmes du RSA ne
    permettent pas de sortir de la pauvreté», déplore François Bourguignon,
    le président du comité. Rappelons qu'un bénéficiaire du «RSA socle»
    touche environ 450 euros par mois, soit la moitié du seuil de pauvreté.