Voir le diaporama sur la votation citoyenne du 3 octobre 09...Sans commentaire....
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Développement économique : avoir des indicateurs pertinents
Les seuls indicateurs de croissance économique (PNB et PIB) semblent souvent insuffisants pour rendre compte de l’évolution du bien être des populations et de la "soutenabilité" des modes de développement. Une commission présidée par le professeur Joseph E. Stiglitz, de l’université Columbia à New York, prix Nobel d’économie, a été mise en place, à l’initiative du Président de la République, au début de l’année 2008 pour définir de nouveaux indicateurs permettant de mieux mesurer la performance économique et le progrès social. La commission a remis son rapport au Président de la République le 14 septembre 2009.
Le rapport formule douze recommandations visant notamment à s’attacher plus aux revenus et à la consommation qu’à la production, à leur répartition et aux inégalités plutôt qu’à des moyennes, à mieux intégrer aux indicateurs les activités non marchandes domestiques, à prendre en compte des indicateurs de bien être comme la santé, l’éducation ou la sécurité, ou à mettre en place des indicateurs de développement durableDéveloppement durableDéveloppement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs..
L’ensemble de l’appareil statistique français, notamment l’INSEE, devra s’adapter à ces nouvelles exigences, selon les déclarations faites par le Président de la République lors de la remise du rapport, et la France travaillera à faire évoluer dans ce sens les systèmes statistiques des organisations internationales. Déjà un rapport de la Commission européenne préconise l’intégration au PIB de la dimension environnementale et le PNUD (Programme des Nations Unies pour le développement) utilise depuis 1990 un "Indice de développement humain" (IDH) prenant en compte, en plus du PIB, la santé, l’éducation ou le niveau de vie.
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Territoires : bilan des pôles d’excellence rurale
Un rapport d’information sur le bilan des pôles d’excellence rurale (PER) a été adopté par les sénateurs le 16 septembre 2009. Créés en 2006 et 2007, les PER arrivent à leur terme à la fin de l’année 2009.Sur les 379 pôles labellisés, une vingtaine seulement ont été abandonnés. La labellisation, qui ouvre droit à une aide financière de l’Etat, a permis d’accélérer la mise en place de projets déjà en gestation. Elle a favorisé l’aménagement du territoireAménagement du territoireEnsemble des actions publiques tendant à un développement équilibré des régions et à une organisation de l’espace selon une conception directrice. local par les collectivités territoriales, ainsi que la diffusion d’un esprit « projet » chez les acteurs publics et privés. Enfin, dans bien des cas, elle a permis de préserver un tissu économique local, notamment en soutenant un savoir-faire spécifique. Favorable au lancement d’une nouvelle génération de pôles d’excellence rurale, le rapport formule 20 propositions, en vue de corriger les obstacles qui ont empêché les premiers PER de réaliser tout leur potentiel. Il recommande notamment de perfectionner les procédures de financement et d’appel à projets, de favoriser les synergies entre les PER et les pôles de compétitivitéPôle de compétitivité / Pôles de compétitivitéRapprochement, sur un territoire donné, d’entreprises, de centres de formation et d’unités de recherche engagés dans une démarche partenariale destinée à dégager des synergies autour de projets innovants..
Le 8 septembre, le Premier ministre, M. François Fillon, a annoncé la mise en place d’un nouveau cycle de pôles d’excellence rurale dont "les territoires sélectionnés et le programme des réalisations seront négociés au cours du premier semestre 2010".