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  • Déclaration interfédérale CGT, CFE-CGC, CFDT, FO lors de la visioconférence avec le PDG d’EDF le 16 février 2021

    Monsieur le PDG d’EDF,
     
    Vous nous avez conviés ce jour pour aborder les conséquences du projet HERCULE. Plus d’an et demi après la présentation de votre projet aux organisations syndicales, et sans aucune ouverture de dialogue depuis, vous souhaitez d’abord, en lien aux inquiétudes engendrées auprès du personnel, aborder la sécurisation des situations individuelles mais aussi évoquer nos solutions alternatives à votre projet.
    Au préalable, au nom de l’interfédérale, je tiens à vous exprimer de nouveau notre opposition totale au projet Hercule. Le mandat confié par les agents va dans ce sens, mais exige aussi le retrait pur et simple de ce projet Hercule.
     
    Alors cet après-midi, l’Interfédérale n’est pas venue pour discuter avec la Direction de la mise en œuvre et des conséquences, elle est là pour vous entendre nous dire que le projet Hercule, c’est terminé ! Terminé parce que nous pensons que les négociations n’aboutiront pas à la moindre solution concernant l’augmentation du prix de l’ARENH car vous n’êtes pas d’accord sur des éléments imposés par la commission Européenne. Mais comme les négociations se déroulent dans la plus grande opacité, il est difficile pour l’Interfédérale et pour les agents de mesurer et constater où peuvent réellement se trouver les difficultés et de quel côté elles se situent.  Nous ne pouvons alors que supposer, comme d’ailleurs de nombreux élus de la république qui nous soutiennent dans la forte mobilisation en cours pour le retrait du projet Hercule.
     
    Nous entendons depuis l’audition de Mme POMPILI, Ministre de la Transition écologique le 4/02 - et ce sont également des mots employés par la direction d‘EDF - le nouvel objectif de trouver un plan B à l’avenir d’EDF. Vous avez là un argument incontestable pour annoncer à la France entière l’enterrement du projet Hercule. Dites-le maintenant à l’Interfédérale puis écrivez-le aux agents du groupe EDF par une communication interne comme vous avez su le faire sur le sujet à plusieurs reprises.
     
    Discuter de l’avenir d’EDF ne peut pas se faire dans ces conditions. L’Interfédérale demande d’abord, un minimum de respect pour l’exercice de son activité mais également et avant tout du respect pour les agents qu’elle représente et qui l’ont mandaté pour vous demander expressément le retrait du projet Hercule.  Si vous ne voyez pas la colère, si vous n’entendez pas le désaccord majoritaire et vis-à-vis de ce projet au sein du groupe EDF, alors vous être très éloigné de l’état d’esprit qui règne sur tous les sites de travail et parmi vos managers.
     
    Vous l’aurez compris, cet après-midi nous ne sommes pas venus pour discuter d’une alternative au projet Hercule. Cet après-midi, nous ne reprendrons pas les arguments pour vous convaincre que ce projet Hercule est un projet purement financier, nous savons pertinemment que vous ne partagez pas notre avis. Nous ne reprendrons pas non plus nos arguments pour vous convaincre qu’Hercule désintégrera le groupe EDF même si les services de la Commission Européenne partagent en partie cette conclusion avec l’Interfédérale.
     
    Monsieur le PDG d’EDF, nous souhaitons vous préciser que les agents sont soucieux de la situation financière et de l’avenir d’EDF. S’ils sont convaincus qu’il est impératif de remplacer l’AReNH par un dispositif qui permette de rémunérer la production nucléaire à sa juste valeur et de préserver nos concessions hydroélectriques de l’ouverture à la concurrence, ils sont aussi convaincus que cela peut se faire sans désintégrer EDF.
    L’Interfédérale considère que des solutions existent et que les bonnes décisions peuvent être prises dans les jours à venir.
     
    Pour l’avenir d’EDF, il sera de votre responsabilité de créer les conditions de la tenue de réunions avec les organisations syndicales pour établir un diagnostic et une analyse partagée sur la situation d’EDF. Sans ce bilan, sans la mise en œuvre d’un réel dialogue autour de ces questions cruciales, vous prenez le risque de partir dans les mêmes travers et de n’obtenir aucune adhésion quel que soit le projet que vous soumettrez pour l’avenir d’EDF.


    Télécharger la déclaration

  • La lettre d'ENSEMBLE du 16 février 2021

    logo.pngLIRE ICI

    Sommaire :

    • Menaces de droites extrêmes
    • Des paroles pour cacher un bilan catastrophique pour le climat
    • Migrant.e.s : violations quotidiennes des droits aux frontières
    • Contre l’antisémitisme et tous les racismes
  • Le jour d'après N°18

    Bonjour à toutes et tous,

    LIRE ICI et ci-dessous le n°18 du Jour d'après a commencé, lettre électronique à l’initiative des collectifs d’Ensemble ! de l'Ain, des Alpes Maritimes, du Calvados, des Côtes d’Armor, du Doubs, des Hautes Alpes, de Saône et Loire ; du comité local de Marseille 15/16 ; de militant·es des Bouches-du-Rhône, de Côte d’Or, du Finistère, du Gard, de l’Hérault, d'Ille-et-Vilaine, du Nord, de Paris 5-13, de Paris 11, de Paris 20, du Rhône, de Seine Saint Denis, du Var et de l'Yonne.

    Si vous voulez participer à l’élaboration de la Lettre, n’hésitez pas à nous contacter : ensemble-lejourdapres@mailo.com

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  • POUR UNE ALTERNATIVE REGIONALE !

    logo.pngChampionne des inégalités sociales, caractérisée par un chômage et un emploi précaire au-dessus de la moyenne, peu soucieuse de son environnement, soumise au clientélisme, à l'affairisme et à une économie déséquilibrée par le sur-tourisme, notre région symbolise bien « le monde d'avant » et tous ses travers.

    Mais il n'y a aucune fatalité à cela.

    Les mobilisations citoyennes et les mouvements sociaux, sur des terrains aussi divers que le droit au logement, la solidarité avec les migrant·es, la sauvegarde du climat, la préservation des paysages et du cadre de vie, la défense de l'emploi, des retraites, des services publics comme celle des droits démocratiques, des droits des femmes et du refus des violences policières et du racisme systémique, toutes ces luttes traduisent les résistances à l'ordre établi, à l'offensive du capitalisme et à la tentation du repli sur soi et de la recherche d'un bouc émissaire.

    Toutes ces luttes et ces révoltes, comme celle des Gilets Jaunes, peuvent être annonciatrices d'un monde plus juste et plus solidaire, d' « un monde d'après ».

    Elles doivent trouver une expression au moment des prochaines élections régionales : celles-ci sont l'occasion de faire entendre une autre voix que celle de la droite et de l'extrême droite qui monopolisent l'expression du conseil régional, en l'absence de la gauche.

    Le bilan de la droite dans notre région est accablant : depuis qu'elle dirige la région, tous les travers et les déséquilibres qui la caractérisent se sont accentués.

    Quant à l'extrême droite, elle est en embuscade, avec son lot de haine, de xénophobie et de racisme.

    C'est pourquoi le rassemblement de toutes les composantes de la gauche, écologistes et régionalistes compris, est indispensable, pour porter les exigences des mobilisations citoyennes et des mouvements sociaux et proposer une alternative régionale.

    Ce rassemblement doit faire du neuf : il ne peut se limiter aux forces politiques, il doit non seulement s'ouvrir à des associatifs et des syndicalistes mais aussi accorder la priorité aux citoyennes et aux citoyens au cœur de l'élaboration du programme et de la future campagne électorale. C'est ce que nous appelons une démarche citoyenne.

    C'est dans cet esprit qu'ENSEMBLE! PACA s'est associé à l'appel régional « Il est temps ».

    La double parité femmes-hommes et engagements citoyens-engagements politiques rend possible une réelle dynamique citoyenne pour le rassemblement à construire.

    Cette dynamique sera la clé du succès, il faut l'encourager et l'amplifier sans attendre.

    La mise en place, dans les différents départements de la région, d'assemblées populaires citoyennes serait un outil précieux pour construire une telle dynamique : la politique ne doit plus être confisquée par des professionnels, elle doit devenir l'affaire de toutes et de tous !

     

    La coordination régionale d'ENSEMBLE! PACA, le 8 février 2021