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  • Gap capitale de la répression contre les migrants ? (suite)

    L’inhumanité de la répression continue. Les personnes expulsées de la maison Cézanne avaient installé un camp de fortune entre la préfecture et le Conseil départemental où ils ont passés la nuit du 17 au 18 octobre. Les familles logées dans des hôtels où elles ne peuvent pas faire la cuisine, avaient l’habitude de cuisiner à la maison Cézanne. Ce soir, elles étaient venues avec les enfants pour pouvoir manger et soutenir les demandeurs d’asile assignés à la rue ! Mais les autorités ont fait charger par les forces de l’ordre l’ensemble des personnes pacifiques et interpeller des personnes qui demandent seulement à être traitées comme des humains, dormir manger, se laver, est ce trop demander ? Apparemment oui ! Cette guerre aux migrants n’est encore que tiède mais c’est déjà trop. Qu’en sera-t-il demain ? Les politiques et les autorités ont-ils perdu la raison pour oser utiliser des forces brutale, au lieu de répondre à des situations humanitaires d’urgence par une réelle politique d’hospitalité.

     

    Ensemble 05 – PACG

  • Gap capitale de la répression contre les migrants ?

    La ville de Gap est en passe de devenir la capitale de la lutte contre les migrants. Dans sa recherche effrénée de publicité la « capitale douce » est en train de devenir la « capitale rugueuse».

    Après le procès du 31 mai au palais de justice de la préfecture haute alpine contre deux suisses et une italienne qui protestaient contre la présence de Génération Identitaire au col de l’Échelle, avant le procès du 8 novembre contre les 3+4 de Briançon qui va attirer les médias européens et qui va voir se dérouler l’une des plus grande manifestation de rue que Gap ait connu, voilà M. Didier, en chair et en os qui supervise ce 17 octobre, l’expulsion du squat Cézanne qui abritait une quinzaine de personnes migrantes. Quelle belle ville qui abrite non seulement une préfète expulseuse, un procureur insensible à la misère des migrants et un maire qui se réjouit d’assister à la mise à la rue de jeunes demandeurs d’asiles ! Heureusement, existent des personnes accueillantes et militantes, des associations et des institutions qui luttent contre la misère de tous et donc aussi de celle des migrants, heureusement que cette ville ne se réduit pas à la répression mais montre quotidiennement qu’elle a à cœur d’être humaine. Ce n’est malheureusement pas le cas de certaines autorités locales ! Honte à elles et bravo à l'hospitalité des Hauts-Alpins !

    Ensemble – PACG

    Le 17 octobre 2018