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  • Emplois d'avenir saisonniers: Le vrai combat pour sortir les salariés haut-alpins de la précarité…

     Le député Joël Giraud semble ne pas apprécier la réaction des syndicats suite à son amendement visant à créer des « emplois d'avenir saisonniers »... Cela le conduit à quelques envolées, dans la presse régionale du jour, contre les syndicats accusés pelle mêle d'être responsables de la précarité, du chômage et de méconnaître la problématique de la saisonnalité que lui connaît très bien ! Rendre les syndicats responsables de la précarité de saisonniers, il fallait oser !

    L'UD CGT 05 en appelle le député à plus de mesure. L'extension des emplois d'avenir aux contrats saisonniers n'est pas une revendication des salariés saisonniers mais bien d'une partie du patronat, notamment celui des centres de vacances. Et contrairement à ce qu'affirme Joël Giraud, il ne s'agira pas d'un contrat de trois ans mais de trois contrats de quatre mois. Ce n'est pas tout à fait la même chose....

    L'UD CGT 05 tient également à rappeler, en outre, à Joël Giraud que si aujourd'hui le système d'indemnisation du chômage pour les saisonniers s'est quelque peu amélioré, c'est bien grâce à leurs mobilisations menées avec la CGT depuis plusieurs années pour obtenir les mêmes droits que les autres salariés et être reconnus comme des salariés à part entière.

    Dans les Hautes Alpes, les salariés sont victimes de la saisonnalité, ils ne la revendiquent pas. Ce qu'ils veulent, c'est un contrat de travail pérenne qui leur permette de vivre dignement tout u long de l'année. Et si, comme l'affirme le député, la saisonnalité est la règle dans le département, les contrats de travail saisonniers ne doivent pas l'être. Car d'autres solutions existent permettent de sécuriser les emplois saisonniers (CDI Intermittents, Groupements d'employeurs....).

    L'UD CGT 05 invite Joël Giraud à ne pas se tromper de combat et à mener, avec les syndicats, la bataille pour la fin des contrats de travail saisonniers et contre toute forme de travail précaire.

    Gap, le 16 septembre 2012

     

     

     

  • Emplois saisonniers et emplois d'avenir: réaction suite à la position exprimée par J GIRAUD

    je suis surpris et consterné par tes réponses publiées aujourd'hui dans le DL (voir le texte).
    En effet tu m'as sollicité début septembre sur la question des contrats d'avenir pour les saisonniers de l'UCPA.
    J'en ai avisé le secrétaire général de la CGT 05 qui a questionné le syndicat CGT de l'UCPA.
    Je t'ai transmis leur réponse par courriel le 10 septembre 2012 à savoir:
     
    ..."Concrètement sur le fond nous serions bien entendu d'accord sur les possibilités qui peuvent être offertes aux jeunes mais la contre partie est de les former et de les intégrer. 
    Aujourd'hui rien n'est fait en ce sens et, compte tenu de ce qu'il se passe réellement sur le terrain, nous nous opposons d'autant plus à une extension aux saisonniers de ces types de contrats pour plusieurs raisons :
    - sur l'accord unilatéral seniors Ucpa aucun dispositif n'est mise en place sur le tutorat, la loi imposait un accord signé ou pas (c'est bien le problème ) ils l'ont fait mais sans réelle volonté de s'en préoccuper
    - sur le terrain nous nous trouvons confrontés à l'inorganisation voire l'absence de tutorat pour de nombreux contrats de formations
    - dans le ski le tutorat est opéré par défaut car rien n'est organisé les tuteurs n'ont pas de temps particuliers dédiés 
    -  des tuteurs ne sont même pas informés qu'ils ont des jeunes en formation 
    - des tuteurs sur le papier ne sont pas en réalité sur le même lieu que le tutoré
    - ce sont les salariés sur le terrain qui y pallient et c'est au bon vouloir de chacun
    -  ski, canoë kayak, cuisine et entretien sont les activités majoritairement en déficit d'emploi, où allons-nous trouver les tuteurs dans ces filières ? 
    Exemple de la volonté (! ) de notre direction : sur la filière entretien-maintenance (concerné par ces emplois d'avenir ) à la demande de notre syndicat, au regard du fait que beaucoup d'anciens devaient partir en retraite et qu'aucune anticipation ni tutorat n'étaient envisagés, une réflexion a été déclenchée avec les partenaires sociaux. Il y a plus de 2 ans et cela n'avance pas.
     L'Ucpa veut le beurre et l'argent du beurre !!
    La seule solution acceptable serait d'exiger des employeurs comme condition pour prétendre aux aides de fournir un accord obligatoirement signé (et non unilatéral) pour une réelle mise en place et organisation du tutorat, seule garantie du vrai objectif de ces contrats autant pour les jeunes concernés que pour les salariés de l'Ucpa ".
     
    Pour ma part je t'avais transmis le message suivant le 3 septembre : 

    A manier avec prudence…Autant pour les emplois d'avenir dans les quartiers difficiles, gestion équipement, pourraient être réfléchis mais ouvrir la boite de pandore pour les saisonniers me parait pas jouable.Ce qu’il faudrait, c’est une réflexion profonde sur les aides au secteur tourisme social.

     Il me semble que la moindre des choses aurait été de proposer une rencontre avec les syndicats afin d'engager un dialogue sur la question et leurs soumettre le contenu de l'amendement que tu souhaitais proposer au vote des députés.

    Cordialement,

    Jean-Claude EYRAUD