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  • Discours de haine de Nicolas Sarkozy :

    Une dangereuse escalade

    lundi 2 août 2010

    Le Président de la République vient de franchir un nouveau cap dans son discours de Grenoble. Après la réunion du 28 juillet consacrée « aux gens du voyage et aux Roms, Nicolas Sarkozy attise une nouvelle fois la haine contre les « étrangers » déclarés coupables de tous les maux, et désignés à la vindicte populaire, responsables de l’insécurité.

    Les mesures ainsi annoncées, remettraient en cause des fondements essentiels de notre République en matière de nationalité et d’égalité de traitements. Avec ce discours nauséabond il tente de faire oublier les vrais débats de société, et contourner la montée en puissance du rejet qu’inspire sa politique de rigueur, notamment, en matière de retraites.

    Les semaines et mois qui ont précédé la période estivale ont vu en effet les salariés, retraités, jeunes, privés d’emploi, prendre conscience des graves dangers du projet gouvernemental sur les Retraites ainsi que toutes les autres mesures brutales qui représenteraient un recul social sans précédent.

    Dans le même temps, les travailleurs sans papiers ont gagné, à l’issue de longs mois de luttes, de grèves, le droit d’obtenir des papiers et ce, grâce à l’appui permanent de la CGT et le soutien très majoritaire de la population.

    Le gouvernement, le Président Sarkozy, se retrouvent également englués dans nombre d’affaires depuis plusieurs semaines.

    C’est dans ce contexte que son ministre de l’Intérieur, Brice HORTEFEUX, par ailleurs condamné par la justice française pour propos racistes, n’hésite pas, chaque jour, à trouver de nouveaux boucs émissaires, catalogués comme « étrangers »… ça va de soi.

    Ce même ministre est chargé de présenter un nouveau projet de loi (un de plus !!) pour septembre et Eric BESSON planchera sur un nouveau texte sur l’immigration…

    Et comme par hasard, cette présentation aurait lieu le 7 septembre, jour ou le débat s’engage à l’Assemblée Nationale sur Retraites et jour où toutes les organisations syndicales du pays appellent les salariés, les jeunes, les retraités, les privés d’emploi à faire entendre encore plus fort leur voix.

    La CGT, parce qu’elle est et a été à travers toute son histoire, l’organisation de tous les salariés, français et immigrés, condamne fermement cette vaste opération, gravissime, mais qui ne trompera personne.

    Elle appelle les salariés à rejeter ce climat de haine, à agir ensemble dans leur entreprise et à participer massivement aux manifestations et arrêts de travail du 7 septembre prochain.

    Montreuil, le 2 août 2010

  • Changement de calcul des indemnités journalières

    Des économies sur le dos des malades !

    lundi 2 août 2010

    Le gouvernement a préparé un décret changeant le mode de calcul des indemnités journalières. Celles-ci ne seront plus calculées sur la base de 360 jours mais sur celle de 365 jours entraînant une baisse de l’indemnisation de 1,5 à 2%.

    Après la fiscalisation des indemnités journalière liées aux accidents du travail et maladies professionnelles, ce nouveau dispositif vise à faire pression sur les salariés en réduisant leur pouvoir d’achat pour les dissuader de s’arrêter.

    L’acharnement visant à culpabiliser les malades devient indécent surtout au moment où la dégradation de la santé au travail devrait amener le patronat et le gouvernement à ouvrir le dialogue et procéder aux changements nécessaires.

    L’autre objectif est celui de la réduction des dépenses, car cette mesure qui peut apparaître pour certains anodine, permettra une économie de 130 millions d’Euros par an !

    Après la soi-disant justice fiscale, le gouvernement nous présente sûrement une mesure de justice sociale !

    Est-ce aux salariés de payer les conséquences de la crise dont ils ne sont pas responsables et de supporter les efforts de redressement de notre économie ?

    Où sont les efforts demandés aux banques, aux actionnaires des entreprises ?

    Ce ne sont pas les malades qu’il faut pénaliser mais les entreprises qui n’assurent pas leur devoir de protection de santé des salariés.

    La CGT a voté contre ce projet de décret qui a été rejeté à l’unanimité du conseil de la CNAMTS du 29 juillet 2010.

    Montreuil, le 2 août 2010