29.04.2009

Appel commun des partis de gauche des Hautes-Alpes sur le 1er mai

Après les mobilisations des 29 janvier et 19 mars, c'est un 1er mai exceptionnel et unitaire qui se prépare dans toute la France.

IMGP0020.JPGC’est pourquoi, nous, organisations politiques des Hautes-Alpes, nous nous unissons pour appeler à la mobilisation et apporter notre soutien à tous ceux qui sont aujourd’hui concernés par des difficultés économiques et sociales.

Cela fait maintenant plusieurs mois que la colère sociale grandit dans le pays. Bien que les choix politiques du gouvernement soient de plus en plus largement mis en cause, celui-ci refuse d'entendre les exigences sociales qui se sont exprimées, entre autres, au travers de la plate forme intersyndicale du 5 janvier et dans les journées des 29 janvier et 19 mars.

Le gouvernement loin d’apporter une quelconque réponse aux urgences sociales du pays, une quelconque réponse efficace à la crise, laisse faire les plans de licenciement, continue de mettre en œuvre des choix qui font payer aux populations l'addition de la crise et s'enfonce à tous les niveaux dans un autoritarisme et un mépris insupportables.

Tous les clignotants de la situation sociale et économique du pays restent au rouge. Il faut mettre un coup d’arrêt à la politique de Nicolas Sarkozy et contribuer à faire grandir l’exigence d’autres choix de justice et de solidarité.

Nous renouvelons notre opposition aux suppressions d’emplois et à la précarisation, dans le privé comme dans le secteur public. Nous attendons l’abrogation du bouclier fiscal, le plafonnement des salaires des dirigeants d’entreprises aidées, une augmentation des salaires, du SMIC, des minimas sociaux et des retraites ; la défense et le développement des services et de l'emploi publics ; l’annulation des lois Bachelot et Pécresse, la réorientation des richesses vers le développement de productions et de services susceptibles d'engager notre pays dans un tout autre mode de développement fondé sur la satisfaction des besoins sociaux dans le respect des équilibres écologiques.

Autant de préoccupations qui seront à l’ordre du jour du 30 avril à l’Assemblée nationale où la gauche mènera une journée autour de la question du bouclier fiscal et des rémunérations. C’est-à-dire celles des dirigeants d’entreprises cotées comme celle des millions de salariés qui n’ont souvent d’autre horizon que celui du gel de leurs salaires.

Les Hautes-Alpes sont aussi largement touchées par ces difficultés.

Alors tous ceux qui croient au maintien d’une industrie dans le département, comme à la Roche de Rame avec ELSAMETAL, doivent se mobiliser.

Tous ceux qui croient en l’avenir d’un service public de qualité dans nos territoires ruraux de montagne doivent se mobiliser. Il faut en finir avec les doubles discours des élus de droite du département qui à Paris, approuvent la politique du chef de l’Etat et qui crient au scandale localement quand on touche à leur service public !

Afin d’obtenir les changements de cap politiques nécessaires, pour de vraies politiques sociales et écologiques, nous invitons l’ensemble des haut-alpins à exprimer leur exaspération et à se mobiliser le 1er mai, en rejoignant les manifestations de Gap (10h, rond point de l'Europe) et Briançon (10h place de l'Europe).

Signataires haut-alpins : le PCF, le Parti Occitan, Pour une alternative citoyenne à gauche, le PS, le PRG, le MRC, le NPA, Les Verts des Hautes-Alpes.

1er mai 09: appel des mutuelles de France

VIR MANIF A GAP158.JPGLIRE L'APPEL DE LA FEDERATION DES MUTUELLES DE FRANCE.

GAP Polyclinique des Alpes: le PDG se veut rassurant, la CGT s'inquiète

par La Rédaction du DL | le 29/04/09 à 05h00

"Le risque de cessation de paiement est latent. Les dirigeants de la Polyclinique espèrent trouver un nouveau partenaire financier. Mais il vaut mieux qu'ils le trouvent avant l'été où vont arriver les traites bancaires. Sinon...". Christian Calvo, délégué syndical CGT et secrétaire du comité d'entreprise de la Polyclinique des Apes, est inquiet. Pour lui, la situation financière de l'établissement est très tendue. Et quand il lit que les dirigeants parlent d'" équilibre financier précaire", c'est pour lui un euphémisme. "D'équilibre, il n'y en a pas".
800 000 euros de pertes en 2007, rebelote en 2008, selon la CGT

Et il explicite. "Les pertes pour 2007 étaient de 800 000 euros. Elles ont été comblées par la vente de l'ancienne polyclinique. Les pertes de 2008 sont du même montant. Et là, ce sont les actionnaires - et encore pas tous - qui ont remis la main à la poche. Mais je suis très inquiet. Car ça ne peut pas durer. Les actionnaires ne continueront pas éternellement à renflouer." Pourtant, les résultats de la Polyclinique sont plutôt encourageants. "Le chiffre d'affaires a augmenté de 7 % entre mars 2008 et mars 2009", indique Patrica Truphème, secrétaire générale santé-action sociale à la CGT 05. Des embauches ont été effectuées pour mettre en place une prestation d'hospitalisation à domicile.
Un crédit-bail qui "asphyxie" l'établissement

Alors, comment l'établissement génère-t-il de telles pertes ? "Les salaires et les fournisseurs sont payés, ce n'est pas le problème. Nos dirigeants ont contracté un crédit-bail auprès d'un pool bancaire. Dès que nous avons intégré nos nouveaux locaux, ils ont essayé de renégocier ce crédit-bail. Le problème, c'est qu'il est prévu sur un temps trop court avec des échéances trop lourdes. Et les banques, au moins l'une d'entre elles en tous les cas, rechigne à renégocier ce crédit-bail qui nous asphyxie", poursuit Christian Calvo.

Le délégué syndical craint des répercussions "sur les 140 emplois de la Polyclinique", lesquels n'ont pas bénéficié de la revalorisation salariale qui leur était promise au 1er janvier 2009, observe-t-il.
"Hors de question de vendre" pour le PDG Jean-Loup Cartier

La Polyclinique a saisi la commission de médiation du crédit. Et elle recherche un investisseur qui viendrait apporter un ballon d'oxygène, indique Christian Calvo. Le PDG Jean-Loup Cartier confirme cette recherche de nouveaux capitaux. Celle-ci s'oriente vers des personnes ou sociétés souhaitant investir dans des entreprises non soumises aux fluctuations boursières. "En tous les cas, il est hors de question de vendre la Polyclinique", affirme le PDG qui est aussi chirurgien dans l'établissement. Pour lui, l'entreprise vit "une période difficile à passer, mais c'est le cas pour toutes les entreprises. Dans les deux premières années, elles présentent généralement des exercices déficitaires. C'est notre cas, mais c'était prévisible, prévu et normal. Le coût de l'outil n'est pas encore couvert par l'activité que nous y réalisons mais cette activité connaît cette année une augmentation considérable".

Jean-Loup Cartier affirme comprendre l'inquiétude des salariés et de la CGT. "Les choses vont moins vite que prévu. Mais nous sommes en train de nous développer." Sur la question salariale, il relie le gel actuel aux tarifs fixés par l'Etat pour les actes. "Cela ne nous permet pas de relever tout de suite les salaires. Or, ils doivent être relevés car ils sont bas." Enfin, reste le crédit-bail. "Quand on l'a négocié avec les banques, cela s'était déroulé dans des conditions pas très faciles. Mais nous sommes en train de le renégocier et j'ai bon espoir que nous y parvenions", indique le PDG.


REPÈRES
LA CGT VEUT UNE TABLE RONDE
La CGT a écrit à la préfète pour exprimer son inquiétude et demander une table ronde avec les organismes de tutelle.
Les parlementaires et le président du conseil général ont également été informés par courrier. Les responsables du syndicat ont été reçus par les dirigeants de la Polyclinique il y a quelques jours. L'espoir du syndicat, c'est de parvenir à réunir autour de la table tous les partenaires et organismes de tutelle de la clinique. Et d'obtenir une renégociation du crédit-bail. "On demande à l'Etat qu'il mouille sa chemise vis-à-vis des banques et de l'ARH" dit Patricia Truphème.


Lionel ARCE-MENSO
Paru dans l'édition 05A du 29/04/2009 (9eefa07e-33f8-11de-9bf8-c5bfa207e6f0)

28.04.2009

FERMETURE DE LA RADIOTHERAPIE

0202212827_030336873.preview.jpg[435x-1].JPGL’arrêt de l’activité de radiothérapie médicale sur Gap, un vrai problème de santé publique pour tout le département.

Les patients hauts alpins, devant recevoir un traitement médical par radiothérapie, doivent depuis février 2009, supporter 2 à 5 h de trajet par jour, selon leur localisation dans le département, pour se rendre dans les centres susceptibles de les traiter soit Marseille, Aix en Provence ou Grenoble.

Pour les mieux portants, cela aggrave les conséquences psychologiques de la maladie.
Rappelons que les patients recevant ce type de traitement et habitant à proximité d’un centre de radiothérapie, peuvent retrouver une vie sociale, familiale, voire professionnelle normale.

Pour les personnes âgées ou fragilisées, la durée des transports augmente les douleurs et la fatigue induites par la maladie.

Enfin, pour les plus démunis nécessitant une hospitalisation, les retards ou refus de soins sont réels.
En effet l’établissement de santé qui les prend en charge, a également la charge financière, ils deviennent des patients « non rentables » , la bête noire des hôpitaux soumis à la T2A.

A ce jour, au moins 4 patients hospitalisés et devant recevoir par radiothérapie, ont eu des retards de soins et se sont vus hospitalisés dans des établissements de santé, loin de leur domicile mais à proximité de leur lieu de traitement.
Une patiente a refusé l’idée de faire tant de transports journaliers et donc son traitement par radiothérapie.
Au moins 58 patients du département ont été adressés vers les centres d’Aix, Marseille ou Grenoble avec quelquefois des problèmes :
- de prise en charge des transports par la CPAM ;
- de soins dans certains centres qui sont surchargés.

Gap le 14 avril 09


conférence d'Attac

Chers amis,

070306_europe_referendum-contexte.jpegNotre prochaine conférence aura lieu :

Jeudi 7 mai
à Gap 20h30, salle LE ROYAL, rue Pasteur.
avec l’intervention de
Bernard CASSEN
sur le thème
Election du parlement européen, pour quelles perspectives ?


Nous avons invité Bernard CASSEN à l’occasion des prochaines élections européennes du 7 juin prochain .
Faut-il encore présenter Bernard CASSEN, co-fondateur du Forum social mondial (FSM), de l’association Attac avec Ignacio Ramonet du Monde Diplomatique, professeur émérite de l’université Paris VIII, ..etc.
Bernard CASSEN était venu en 2005 nous présenter le Projet de TCE, il se propose de nous parler du Parlement européen, de son rôle avec quel pouvoir en vue de quel projet ?
Nous sommes convaincus qu’il pourra nous apporter un éclairage original et non partisan avant cette échéance électorale importante en vue du renouvellement des députés du parlement européen et à laquelle tous les citoyens européens sont appelés ce même jour.
Malgré la vive concurrence sur la thématique, merci de réserver votre soirée et de relayer autant que vous pouvez l’information autour de vous.
A bientôt
Pour le Bureau
Georges GUIOL

04 92 52 67 86

EMPLOI Nouvelle hausse dans les Alpes du Sud : 1 000 chômeurs de plus en un an

par La Rédaction du DL | le 28/04/09 à 05h00

Depuis l'été dernier, le chômage n'a cessé de croître dans les Hautes-Alpes. Le mois dernier, il a progressé de 1,6%, soit une hausse de 16,1% en un an en catégorie A (demandeurs d'emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d'emploi et sans emploi). Selon les chiffres publiés hier soir par Pôle Emploi et la direction régionale du Travail, le département se situe dans l'exacte moyenne de Provence-Alpes-Côte d'Azur, ce qui est inhabituel, les Hautes-Alpes étant traditionnellement le bon élève de la Région.

En mars, ce sont les Alpes-de-Haute-Provence qui se sont distinguées, avec un recul du nombre de demandeurs d'emploi de 3,8 %. Mais ce bon chiffre ne concerne que les chômeurs de catégorie A. Si l'on prend en compte l'ensemble des demandeurs d'emploi (y compris ceux ayant eu une activité réduite au cours du mois), le chômage y progresse de 2,2 % en mars (3,4 % dans les Hautes-Alpes).

Pour l'ensemble de la Région, le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A progresse de 1,6 % entre février et mars, et de 16,1 % sur un an.

En mars, les demandeurs d'emploi de catégorie A étaient au nombre de 5883 dans les Alpes-de-Haute-Provence et de 4 774 dans les Hautes-Alpes. Soit 1082 chômeurs de plus dans les Alpes du Sud en un an. Nombre qui grimpe à 2023 demandeurs d'emploi supplémentaires (pour un total de 16 610) si l'on prend en compte ceux qui ont eu une activité réduite au cours du mois.

Dans le détail, les chiffres montrent que cette évolution concerne majoritairement les hommes (25,8 % d'évolution sur un an dans les Hautes-Alpes) et les moins de 25 ans (32,6 % sur un an dans les Hautes-Alpes).

Au niveau régional, le Pôle Emploi relève également une forte progression des entrées pour cause de licenciements économiques (+ 41,5 % sur un an).

Paru dans l'édition 05A du 28/04/2009 (8e5b0854-3347-11de-b15c-c1c79d8b7616)

27.04.2009

POUR UN GRAND 1er MAI DE CONVERGENCE DES LUTTES

IMGP0014.JPGAprès les mobilisations des 29 janvier et 19 mars, c'est un 1er mai exceptionnel qui se prépare dans toute la France. Pour la première fois depuis longtemps, en effet, toutes les organisations syndicales y appellent ensemble et prévoient plus de manifestations qu'il n'y en a eu le 19 mars. Cela fait maintenant plusieurs mois que la colère sociale grandit dans le pays, multipliant les actions les plus diverses. La défense de l'emploi et le refus des licenciements sont à l'origine de conflits de plus en plus nombreux. Des secteurs comme l'université et l'éducation, la santé ou la Poste sont mobilisés depuis des mois. D'autres comme EDF-GDF intensifient leurs actions. Le 1er Mai peut constituer une étape supplémentaire dans la convergence et la généralisation de mobilisations sociales dont le mouvement des Antilles, notamment, a montré l'efficacité.
Bien que les choix politiques du gouvernement soient de plus en plus largement mis en cause, celui-ci refuse d'entendre les exigences sociales qui se sont exprimées, entre autres, au travers de la plate forme intersyndicale du 5 janvier et dans les journées des 29 janvier et 19 mars. Le gouvernement loin d'apporter une quelconque réponse aux urgences sociales du pays, une quelconque réponse efficace à la crise, laisse faire les plans de licenciement, continue de mettre en œuvre des choix qui font payer aux populations l'addition de la crise et s'enfonce à tous les niveaux dans un autoritarisme et un mépris insupportables. Tous les clignotants de la situation sociale et économique du pays restent au rouge. Il faut mettre un coup d'arrêt à la politique de Nicolas Sarkozy et du Medef et contribuer à faire grandir l'exigence d'autres choix de justice et de solidarité
Cela concerne notamment l'opposition aux suppressions d'emplois et à la précarisation, dans le privé comme dans le secteur public, l'augmentation des salaires, du SMIC, des minimas sociaux et des retraites; la défense et le développement des services et de l'emploi publics ; l'annulation des lois Bachelot et Pécresse, la réorientation des richesses vers le développement de productions et de services susceptibles d'engager notre pays dans un tout autre mode de développement fondé sur la satisfaction des besoins sociaux dans le respect des équilibres écologiques.
La réunion du G20 présentée par Nicolas Sarkozy comme un grand succès n'a fait que conforter les choix qui sont à l'origine même de la crise. Aucun des mécanismes d'accumulation financière à l'origine de celle-ci n'est mis en cause, l'essentiel pour N. Sarkozy comme pour les dirigeants des grandes puissances étant la sauvegarde même de ces mécanismes.
De plus en plus en difficulté, le gouvernement semble aujourd'hui tenté par une stratégie de la tension dans laquelle il agite à nouveau le thème de l'insécurité. Il renforce sa volonté de criminaliser l'action sociale et collective, tente d'instrumentaliser les « séquestrations de patrons » que soutient une majorité de la population et lance une nouvelle loi sécuritaire stigmatisant les jeunes. Les enquêtes d'opinion ont montré que l'exaspération sociale était largement partagée. Nous refusons toutes atteintes aux libertés qui visent à museler la contestation sociale et politique.
La question de l'emploi devient cruciale. Face à des groupes qui sacrifient leurs salariés au profit de la rémunération des actionnaires et des plus hauts dirigeants patronaux, il est temps de stopper au plus vite les licenciements et d'éliminer toute conséquence du chômage partiel pour les salarié-e-s. Nous agirons dans ce sens aux côtés de celles et ceux qui sont concerné-e-s.
Nos organisations, comme elles l'ont fait lors des précédents rendez-vous de mobilisation sociale, appellent à la réussite d'un 1er mai 2009 historique. Elles seront aux côtés des salarié-e-s, de tous les travailleurs, de toute la population pour amplifier la mobilisation populaire afin d'obtenir les changements de cap politiques nécessaires.

Signataires : Les Alternatifs, le NPA, le PCF, le PCOF, le Parti de gauche, le PS, MRC ,La Fédération, la Coordination nationale des collectifs unitaires (CNCU), L'Association des communistes unitaires (ACU), Alternative Démocratie Socialisme (ADS), Alter-Ekolos-Ecologie Solidaire, La Gauche Unitaire

Pour un système de santé solidaire, Pour toutes et tous partout sur le territoire EXIGEONS LE RETRAIT DE LA LOI BACHELOT!

*COLLECTIF NATIONAL contre les franchises et pour l’accès aux soins partout et pour tous, et pour une sécurité sociale solidaire,

* CONVERGENCE NATIONALE Collectifs de défense et développement des services publics

* COORDINATION NATIONALE Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de proximité


L’assemblée Nationale a déjà adopté le projet de loi HPST (Hôpital, Patients, Santé, Territoires) dit loi Bachelot. L’examen de ce texte va reprendre au Sénat à partir du 11 mai.

Cette loi était annoncée comme devant répondre aux besoins de santé mais ses objectifs réels se sont rapidement révélés : si elle est votée par le Sénat, elle va nous faire basculer d’un système de santé et de protection sociale solidaire à un système inégalitaire où l’accès aux soins dépendra de nos moyens financiers.

Le projet de loi Bachelot c’est:

-Le transfert d’activités de soins vers le privé commercial.

La loi établit une équivalence entre public et privé pour répondre aux missions de service public. Ce qui ne tient pas compte de la spécificité du service public qui prend en charge l’ensemble des populations sans aucune sélection financière.

Le privé à but lucratif ne permet pas l’accès aux soins pour tous et opérera une sélection des pathologies et des patients « rentables ».

La loi HPST livre ainsi la santé à la finance et la place dans une logique de rentabilité et de profit.

-L’aggravation des déserts médicaux.

Sous couvert de réorganisation de la carte hospitalière et de sécurité sanitaire, le gouvernement ferme de nombreux services et des hôpitaux et maternités de proximité, leur substituant la création de véritables usines à soins ou à bébés, souvent trop éloignées pour permettre à tous d’accéder correctement et en toute sécurité aux soins.

Cette remise en cause de la proximité du service public est inacceptable!

-La réduction de la prévention à des mesures uniquement répressives et stigmatisant les jeunes.

-La mise en place d’une dictature sanitaire.

Le rôle des syndicats, des élus, des mutuelles et des usagers se verra extrêmement réduit avec la création des ARS (agence régionales de santé) dont le directeur sera

nommé par le conseil des ministres et aura tout pouvoir sur tous les secteurs, y compris la psychiatrie, le social et le médico-social. C’est lui qui imposera le directeur de l’hôpital, véritable patron d’un hôpital-entreprise.

-Le démantèlement des services administratifs de santé de proximité avec la fermeture des DDASS et DRASS (Directions Départementales et Régionales de l’Action Sanitaire et Sociale, des CRAM (Caisses Régionales d’Assurance Maladie) et autres caisses primaires.

-La légalisation des dessous de table qui s’appelleront désormais dépassements d’honoraires.

Mais notre système de santé et de protection sociale est déjà mis à mal.

-Depuis plusieurs années, en étranglant financièrement le service public hospitalier, le gouvernement organise la pénurie obligeant ainsi les usagers à recourir aux cliniques privées. Ces cliniques pratiquent des dépassements d’honoraires exorbitants, non remboursés, entraînant des dépenses insupportables pour la plupart des patients.

-La sécurité sociale est, elle aussi, démantelée : exonérations de cotisations patronales et chômage responsables du déficit de la sécu, transfert de remboursements et pouvoirs accrus des assurances complémentaires commerciales. Les franchises médicales, les forfaits hospitaliers, les déremboursements de médicaments, les pénalités hors parcours de soin, les dépassements d’honoraires fragilisent les plus pauvres et les précaires. Déjà 39% des français ont retardé ou renoncé à un soin en raison de son coût et 17% en raison de l’éloignement géographique. En 2007, le reste à charge par ménage était estimé à plus de 500 euros par an.

Nous voulons une santé solidaire et nous réaffirmons que l’accès aux meilleurs soins est un droit universel qui doit être garanti par :

- Une protection sociale solidaire basée sur le principe « chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins », gérée par les salariés et ouverte à tous les résidents.

- Un système public de santé, d’accès garanti et développé sur tout le territoire, doté de moyens suffisants pour répondre aux besoins de la population, définis démocratiquement sur chaque territoire et intégrant la prévention et la lutte en amont contre les causes des maladies.

PROFESSIONNELS DE SANTÉ, USAGERS ET TOUTE LA POPULATION,

IL Y A URGENCE À INTENSIFIER LA MOBILISATION !

Ainsi, 20 000 suppressions d’emplois hospitaliers sont prévues dans les deux ans à venir notamment sur Besançon, Nancy, Brest, Le Havre, AP-HP, etc. … Les fermetures de services comme les maternités de Die, Juvisy, Valréas… la chirurgie de Lavaur, Juvisy encore,… et d’hôpitaux, comme Jean Rostand à Ivry ou Saint Vincent de Paul et Léopold Bellan à Paris, sont programmées ! Des centaines d’hôpitaux sont dans la tourmente et fragilisés : Gap-Sisteron, Ruffec, Lannemezan-Lourdes-Tarbes, Carhaix, Concarneau, Aubagne, Briançon, Nice, Bron, Villeneuve sur Lot, Albi, Belfort-Montbéliard, Châtillon sur Seine, Manosque, Gisors, Pontoise, Ancenis, Villejuif, Marseille, Champagnole, Moissac, Privas, Aubenas, Gisors, Thann, Granville, Lisieux, etc…

NON AUX SUPPRESSIONS DE POSTES, DE LITS, DE SERVICES, DE SITES !

LA LOI BACHELOT N’EST NI AMENDABLE, NI NÉGOCIABLE, EXIGEONS ENSEMBLE SON RETRAIT ET REVENDIQUONS UN SYSTÈME DE SANTÉ SOLIDAIRE !

26.04.2009

PLANNING des COMMISSIONS MUNICIPALES VILLE de GAP

RTEmagicC_bouhbouh_laila.jpg.jpg1. Commission de l’Administration Générale et des Ressources Humaines

Mardi 5 Mai 2009 à 16 H (salle St-Mens) JC Eyraud y participera

2. Commission des Finances et du Budget

Mercredi 6 Mai 2009 à 18 Heures (salle JCF) L Bouhbouh y participera

3. Commission du Développement Economique, Commercial et Touristique

Mercredi 29 Avril 2009 à 17 Heures (salle St-Mens) L Bouhbouh y participera

RTEmagicC_eyraud.jpg.jpg4. Commission des Travaux de Voirie, de Réseaux, des Espaces Verts et des Bâtiments

Mardi 5 Mai 2009 à 17 H 30 (salle ST) JC Eyraud y participera

5. Commission du Développement Durable, de l’Environnement, de l’Agriculture et des Forêts

Mardi 28 Avril 2009 à 17 H 30 (salle ST) JC Eyraud y participera

6. Commission des Mobilités et Déplacements

Lundi 4 Mai 2009 à 18 Heures (salle ST)

7. Commission de la Jeunesse, de la Politique de la Ville et de l’Emploi

Lundi 27 Avril 2009 à 17 Heures (salle JCF) L Bouhbouh y participera

8. Commission de l’Education, de la Formation et de la Vie Universitaire

Pas de réunion de cette Commission

9. Commission des Sports

Lundi 4 Mai 2009 à 18 Heures (salle JCF) JC Eyraud y participera

Commission d'appel d'offre

Mercredi 29 avril 09 à 9h30 JC Eyraud y participera

Journée Africaine

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