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30.12.2007
Assemblée générale du 7 Janvier 08
Après une trêve bien méritée,il faut que notre association reprenne ses activités.
Notre prochaine ASSEMBLEE GENERALE MENSUELLE EST FIXEE AU LUNDI 7 JANVIER 08 A GAP SALLE DUM'ART A 20 H.Elle aura à son ordre du jour:
- Point des adhésions et des finances de l'association,
- Présentation de notre projet pour les élections territoriales de Mars prochain (nos 7 priorités adoptées lors de l'AG du 17 décembre).
- Adoption de la Charte du candidat et de l'élu,
- Mise en place des ateliers citoyens (composition,animateurs,planning de réunions...),
- désignation des candidats soutenus par l'association pour les cantons renouvelables dans la 1ére circonscription,
- 1er débat sur la composition de la liste aux prochaines élections municipales à Gap,
- Règlement des questions matérielles (mandataires financiers,compte de campagne,local,comité de campagne,financement,1er tract,1ère affiche...),
- Conférence de presse (présentation de notre projet et du plan de travail).
Comme vous pouvez le voir cette réunion est particulièrement chargée et importante et nous comptons vivement sur votre active participation.
En attendant nous vous souhaitons une bonne et heureuse année 2008.
EYRAUD Jean-Claude
0679253844
jceyraud@orange.fr
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Il y aurait deux France ?
QUOTIDIEN : mercredi 26 décembre 2007
Monsieur le Président,
Le 11 décembre, à Vandœuvre-lès-Nancy, vous avez prononcé un discours sur la question du logement. Ma réaction ne concernera pas les propos que vous avez tenus sur ce thème. Non ! Je m’arrêterai aux trois premières phrases de votre intervention. Je vous cite : «Je suis heureux de me trouver parmi vous en Lorraine, parce que la Lorraine, c’est la France, la véritable France, telle que je la connais, telle que je la ressens, telle que je l’aime. Ici, c’est la France dont on parle peu, parce qu’elle se plaint peu. Ici, c’est la France qui croit au mérite, à l’effort, c’est la France qui veut qu’on la respecte.»
Dire que ces propos m’ont profondément choqué est bien en deçà des sentiments qui m’ont traversé à leur lecture : révolte et honte.
A vos yeux, il y aurait donc deux France : «la véritable», et par conséquent la fausse, l’illégitime ; celle que vous aimez, et celle que vous n’aimez pas ; celle que vous ressentez, et celle que vous ne calculez pas ; la France qui se tait, et celle qui revendique ; celle qui veut le respect (et qui le mérite), et celle qui ne le veut sans doute pas (et qui ne le mérite donc pas). Vous devriez, Monsieur le Président, être le président de toute la France. Vos propos prouvent le contraire.
Quelle est cette France que vous n’aimez pas, que vous ne ressentez pas, qui se plaint (à juste titre ?), qui parle fort, qui ne croit ni à l’effort ni au mérite et, qui ne veut pas «être respectée» ? Pourquoi vouloir diviser la France de cette façon-là ? Peut-être est-ce tout simplement parce que, comme vous l’avouez, la France que vous aimez est la seule que vous connaissez, et que l’autre vous est «étrangère». Avec votre déclaration, nous voilà revenus à La Fontaine et à l’opposition entre le rat des villes et le rat des champs. (Rassurez-vous, je ne fais même pas allusion ici au récent livre d’Alain Badiou De quoi Sarkozy est-il le nom ?)
J’ai cru comprendre (sans doute à tort) que cette «autre France», l’illégitime (reconnaissons que ce n’est pas encore l’anti-France), est justement celle que je connais de près, celle que je côtoie au quotidien, celle des banlieues populaires.
Cette France qui carbure au mélange ; celle qui se lève tôt (celle des sociétés de nettoyage), ou qui se couche tard (celle des sociétés de gardiennage). Cette France qui travaille dur pour gagner peu. Cette France originaire d’Afrique (au nord comme au sud du Sahara) ou d’Europe du Sud. Qui meurt trop tôt de ne pas s’être assez plaint. Cette France des salariés des services publics : les cheminots, les RATPistes ; les salariés des collectivités locales comme ceux du «privé», lève-tôt eux aussi et dont on ne remarque le travail que quand ils sont en grève. Cette France des «sans» (emploi, papiers, logement) toujours levés car toujours sur le «qui-vive comme on peut», dont on ne parle qu’au-dessous de zéro degré et qui revendiquent dignité et respect même au printemps, même en été, même en automne.
Mais, n’ayez crainte, Monsieur le Président, je ne tomberai pas dans le piège d’opposer les «p’tits gars d’Aubervilliers» à ceux de «Vandœuvre-lès-Nancy», car il n’existe pas objectivement de conflit d’intérêts entre eux. Le mal-être, celui notamment des jeunes, les peurs que vous entretenez sont les mêmes à Guéret ou à La Courneuve, même s’ils s’expriment de manière différente. Ici une voiture brûlée, là un silence résigné, ailleurs un suicide prématuré. La division artificielle que vous entretenez s’inscrit dans la nuit des temps de ceux qui veulent asseoir leur pouvoir : diviser pour mieux régner.
Et s’il y a bien deux France, la ligne du clivage n’est ni topologique, ni géographique, ni ethnique, ni culturelle, ni cultuelle. La seule ligne de fracture est sociale et économique, c’est celle que vous voudriez nous faire oublier pour surtout ne rien changer à l’ordre des choses.
Patrick Braouezec
14:43 Publié dans Au jour le jour... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Elections :communiqué de la préfecture
Les 9 et 16 Mars 2008 auront lieu le renouvellement général des conseils municipaux et le renouvellement des conseillers généraux des 15 cantons hauts-alpins suivants : Briançon sud, La Grave, Guillestre, Aspres sur Buëch, Barcillonnette, Embrun, Gap campagne, Gap nord est, Gap nord ouest, Gap sud ouest, Laragne, Orcières, Orpierre, Ribiers et Saint Etienne en Dévoluy.
Le Ministère de l’Intérieur, de l’Outre-mer et des Collectivités Territoriales a édité 3 guides à l’intention des personnes désirant se porter candidates à ces élections :
Mémento à l’usage des candidats aux élections cantonales,
Mémento à l’usage des candidats aux élections municipales (communes de moins de 3.500 habitants),
Mémento à l’usage des candidats aux élections municipales (communes de 3.500 habitants et plus),
Cette documentation détaille les modalités de dépôt des candidatures, les conditions d’éligibilité, la campagne électorale, les moyens de propagande, les opérations de vote, le remboursement des frais de campagne …
Ces mémentos sont disponibles sur les sites Internet :
www.hautes-alpes.pref.gouv.fr(rubrique élections et citoyenneté)
www.interieur.gouv.fr (rubrique Les élections - Actualités)
09:40 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29.12.2007
Message à Joël Giraud du collectif citoyen et solidaire de Briançon
Lors de la réunion plénière du COLLECTIF CITOYEN ET SOLIDAIRE de BRIANCON du 13/11/2007 nous avons appelé à signer les pétitions POUR UN REFERENDUM NATIONAL SUR LE PROJET DE TRAITE CONSTITUTIONNEL « SIMPLIFIE » au motif que NOUS N’ACCEPTONS PAS QUE NOS ELUS SIGNENT CE QUE NOUS AVONS REFUSE.
A la réunion suivante du 11/12/07 nous nous étions procuré les affiches du CNR (Comité National pour un Référendum) et prévu de rédiger un tract et une lettre pour les Députés et Sénateur des Hautes-Alpes lors de notre prochaine réunion du 8/1/2008.
Or, entre temps, quelques-uns d’entre nous ont découvert votre communiqué du 21/11/07 et ont réagi par mail en s’inquiétant, mais pour l’instant peu de nos adhérents et destinataires de nos compte-rendus sont au courant. Je vous écris donc sans avoir pu les consulter.
La réunion du 8 Janvier risque d’être difficile.
Vous aviez pris la parole contre le projet de traité constitutionnel lors d’une de nos manifestations de mai 2005 à Briançon. Vous êtes sur la liste des premiers signataires de la pétition en cours du Comité National pour un Référendum. Jusque là tout le monde comprend.
Vous allez être consulté, très prochainement, sur une modification préalable de la CONSTITUTION FRANCAISE. A ce stade seuls les Elus peuvent y participer. Qu’allez-vous faire en notre nom ? Logiquement tenter de faire barrage, avec d’autres, de façon à ce qu’il ne reste, si possible, que la voie référendaire pour le nouveau projet de traité constitutionnel européen. Avez-vous une autre solution plus efficace ?
Si, grâce à vous, la Constitution Française n’est pas modifiée, le Peuple garde la parole. Il peut toujours s’exprimer dans un nouveau référendum comme il l’a déjà fait.
Si vous avez essayé de faire barrage et que, malgré votre vote, notre constitution est modifiée, personne ne pourra vous le reprocher. Le Peuple (disons vos électeurs) n’aura plus que vous pour le représenter mais vous (Joël GIRAUD) n’aurez pas perdu sa confiance.
Dans cette seconde hypothèse vous serez à nouveau consulté, dans les jours qui suivront, sur le projet de TRAITE EUROPEEN. Pour la deuxième fois seuls les représentants du peuple pourront s’exprimer pour nous. Si nous avons gardé confiance en vous, nous vous ferons encore confiance pour utiliser les moyens à votre disposition pour rejeter ce projet. Quelque soit le résultat vous serez considéré pour avoir tenu vos engagements. Irez-vous voter ? Pour ou Contre ? laisserez-vous les libéraux décider seuls ?
Ce problème européen est connu du public depuis 2003. A bientôt un mois d’un choix décisif pouvez-vous nous faire part de vos dernières réflexions ? J’espère qu’elles seront guidées par le souci de Démocratie qui nous engage à Gauche. Si vous avez votre propre stratégie pour préserver l’EUROPE QUE NOUS VOULONS du libéralisme sauvage, faites-nous la partager, nous en débattrons le 8 Janvier à 20h.
Hervé COTONNEC
Coordonnateur du CCS
18:47 Publié dans Au jour le jour... | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Simplement pour retrouver un peu de bon sens
En cette période de l'année,chacun adresse à ses amis et à l'ensemble de ses connaissances,des voeux......pour prendre connaissance de ceux de JC Charitat CLIQUEZ ICI.
16:06 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
2006 : Dans les Hautes Alpes l'emploi salarié a marqué le pas
Les ASSEDIC Alpes Provence et Côte d'Azur viennent de publier leur étude annuelle sur l'évolution de l'emploi salarié en PACA en 2006.
Alors qu'en région PACA l'emploi salarié ( hors fonction publique et établissements publics) a augmenté de 1,5% sur l'année, la progression est moitié moins forte dans les Hautes Alpes ( +0,8%). Ce qui confirme le ralentissement déjà enregistré en 2005. Dans le même temps, le nombre d'entreprises stagne (+ 0,1% en un an contre +1,1% en PACA).
Dans ce contexte, l'emploi féminin progresse de 1% et représente 46% de l'emploi total alors que l'emploi masculin n'augmente que de 0,6%.
La diminution de l'emploi industriel s'accélère pour atteindre –6,3% en 2006, essentiellement à cause de la baisse d'activité dans les industries agricoles et alimentaires et dans les industries de biens intermédiaires. Les emplois tertiaires ne progressent que de +0,7% avant tout grâce aux emplois créés dans les services aux entreprises. Mais c'est le BTP qui porte la progression la plus forte avec +5,4%.
Ces évolutions sont inquiétantes car elles enferment toujours plus le département dans une mono-activité liée au tourisme, soumise aux aléas climatiques et économiques, porteuse de précarité et d'emplois peu rémunérés pour les salariés du département.
Pourtant, les indications recueillies par les ASSEDIC pour le premier semestre 2007 laissent apparaître une certaine inversion de tendance. Au total, durant les 6 premiers mois de 2007, l'emploi aurait progressé de +5,7% dans les Hautes Alpes. avec un fléchissement dans la construction ( -1,8%) et une forte progression dans le tertiaire ( +7,1%) et dans l'industrie ( +4,7%).
Mais cela ne remet pas fondamentalement en cause les équilibres. Ainsi, plus de 50% des emplois salariés des Hautes Alpes( hors fonction publique et établissements publics) relèvent de seulement quatre secteurs d'activité : hôtellerie – restauration, commerce de détail, santé action sociale, services aux entreprises.
Ces statistiques des ASSEDIC montrent clairement qu'il y a urgence, dans notre département à travailler sur la diversification des activités, sur la qualité des emplois proposés et leur pérennisation.
NB : Les emplois agricoles relevant d'un régime particulier ne sont pas pris en compte dans l'étude des ASSEDIC.
Gap, le 28 12 2007
14:43 Publié dans Au jour le jour... | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
28.12.2007
Chômage saisonnier
merci de signer la pétition et de faire circuler dans vos réseaux http://www.petitionsaisonniers.org/
Vous connaissez les difficultés rencontrées pour organiser les salariés précaires...Pourtant, avec des saisonniers de différentes régions, à l'occasion d'un colloque les 5 et 6 décembre, nous sommes parvenus à lancer un appel qui porte la pétition installée sur le site que nous avons créé. Aidez-nous à donner de la force et de l'écho à cette initiative en signant et en relayant la pétition.
A bientôt Richard Dethyre
Quelques explications pour accrocher votre curiosité:
Les règles actuelles de l'Unedic privent les salariés saisonniers du droit aux Assedic.
Ces milliers de salariés en CDD cotisent à une assurance obligatoire prélevée sur leur salaire, mais n'ont pas d'allocation chômage. Deux causes à cette prévarication:
Selon les termes de la loi, ils sont des CDD par nature. Donc leurs allocations sont minorées lorsqu'ils en perçoivent une, et supprimées au bout de trois années de CDD saisonnier.
Ensuite comme tous les CDD s'ils ne travaillent pas 6 mois dans l'année, ils ne sont pas qualifiés selon les règles en vigueur.
http://petitionsaisonniers.org/
20:40 Publié dans Au jour le jour... | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
27.12.2007
Pour une nouvelle force de gauche !
En cadeau de Noël, voici une tribune qui n’a pas été retenue par Libé mais que je soumets au débat pendant cette période de fêtes. A vos commentaires! Et je vous souhaite, juste à temps, un très joyeux Noël…
Clémentine AutainRefondations à gauche. Pour une nouvelle force
La perte de repères politiques et le brouillage à gauche signent une décomposition qui n’en finit pas. Flirt d’une partie du PS ou des Verts avec le Modem, personnalités issues des rangs de la gauche dans un gouvernement de droite ultra-libéral et autoritaire, communistes et Verts sans voix, virage d’Arlette Laguiller dont le parti souhaite figurer sur les listes aux municipales dès le premier tour avec le PS… Le tableau est corsé ! En attendant, les conséquences d’une politique de classe qui assomme les catégories populaires sont chaque jour plus criantes. Les luttes sociales sur tous les fronts démontrent les capacités de résistance dans notre pays mais l’opposition politique à Nicolas Sarkozy reste quasi introuvable. Il y a de quoi s’inquiéter : serons-nous capables de nous ressaisir pour porter demain une alternative dans le pays ?
Pour y parvenir, la gauche doit se reconstruire, retrouver ses fondamentaux tout en se modernisant, et se recomposer. Deux propositions politiques occupent le devant de la scène. D’un côté, l’idée grandit - notamment au PS - d’un rassemblement de toute la gauche dans une même force, parti ou confédération. Sur le modèle italien, le Modem pourrait y avoir sa place. Le centre de gravité de cette nouvelle auberge espagnole serait de toute évidence la ligne actuellement majoritaire au PS, c’est-à-dire celle d’un accompagnement du libéralisme économique, d’un manque d’ambition sur de nombreux sujets et d’une confusion toujours plus grande entre modernisation et droitisation. De l’autre côté, Olivier Besancenot fait recette. Il faut dire que, dans le désert qu’est l’opposition, l’entendre tenir avec brio un discours clairement de gauche, ça fait du bien ! Mais que propose-t-il ? Créer un grand parti anti-capitaliste, « mi guévariste, mi-libertaire », essentiellement axé sur les luttes sociales, au discours simplifié qui frise parfois une vision simpliste du monde, revendiquant l’extériorité au champ institutionnel – pensant même que c’est ce qui fait sa force – et une frontière parfaitement étanche avec le PS et ses alliés, réels ou potentiels. Besancenot estime que, pour cette entreprise, aucun partenaire n’existe et propose donc aux «héros du quotidien » de renforcer une LCR rebaptisée à l’occasion du saut quantitatif escompté. Je préfère toujours la volonté de rupture à l’esprit d’accommodement. Mais doit-on s’enfermer dans ce choix binaire ? La répartition des rôles est marche : aux premiers, la « réalpolitik » et la gestion, l’objectif de prise de pouvoir, la capacité électorale de battre la droite à la faveur du jeu de l’alternance ; aux seconds, la parole contestataire, la solidarité infaillible avec les mobilisations, l’esthétique révolutionnaire et le sentiment auto-satisfait d’être du bon côté de la barrière, loin de toute compromission, en prenant son parti d’un cadre durablement minoritaire. Ainsi pourrait aller la gauche… De mal en pis donc. Car ce scénario des deux gauches est la garantie de notre incapacité à être en situation de transformer.
Une autre hypothèse méritait d’être explorée : la mise en route de convergences entre toutes les forces qui, aujourd’hui éparpillées, veulent une gauche de gauche. La seule perspective qui peut desserrer l’étau, c’est la création d’une nouvelle force politique qui défende le partage des richesses, des pouvoirs, des savoirs et des temps, l’émancipation individuelle et collective, qui assume l’affrontement avec la logique capitaliste, fasse émerger des idées neuves, redonne au mot « réforme » le sens d’un progrès pour les catégories populaires et pour le bien commun tout en faisant vivre l’aspiration révolutionnaire, c’est-à-dire la visée d’un changement radical de société. Un autre monde est nécessaire : à nous de raccorder le nécessaire au possible. Pour être en situation de modifier la donne et de susciter une dynamique populaire, cette force nouvelle doit rassembler des socialistes qui ne se retrouvent pas dans l’aggionamento de leur direction, des communistes, des écologistes, des trotskystes, des altermondialistes, des acteurs-trices du mouvement social et du monde de la culture, toutes celles et ceux qui se sentent aujourd’hui orphelins mais ont envie de s’engager résolument à gauche. Je ne crois pas qu’elle puisse se construire à partir d’une seule organisation, d’une seule sensibilité de la gauche critique. Certains s’y sont essayés, avec les échecs que l’on connaît. Parce que nous avons besoin de mêler sur le fond toutes les traditions et apports de la gauche critique et que tout comportement hégémonique de la part d’une des forces empêchera les autres de s’agréger.
Or, il faut voir large. L’enjeu, c’est bien de changer le rapport de force au sein de la gauche. Les responsables et militant-e-s d’organisations concernés par une telle recomposition ont une responsabilité pour faire advenir cette alternative. Les débats sont d’ailleurs ouverts dans la perspective des Congrès qui vont tous se tenir en 2008. Sortir des routines et mêler les traditions requiert du courage. Et du temps : les recompositions politiques ne se sont jamais faites en un jour. Mais il y a réellement le feu au lac, le moment est venu d’être responsables et de passer le pas, sans rejouer les scénarios d’échecs passés. Les initiateurs de « Maintenant à gauche » (www.maintenantagauche.org) ont fait une proposition : organiser des Etats généraux de la gauche de transformation sociale. Manière d’expérimenter et d’élaborer ensemble, en positif. Les échéances européennes de 2009, avec l’avantage du scrutin de liste, devraient constituer une étape importante dans ce processus constitutif. Une occasion de dire ensemble « oui », et pas seulement « non ». Si seulement on osait…
Clémentine Autain, co-directrice du mensuel Regards et co-animatrice de Maintenant à gauche
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26.12.2007
VEYNES : conseil municipal du 20 décembre 07
Motion pour un référendum sur l'avenir de l'Europe :
Le conseil municipal réuni le 20 décembre 2007 demande unanimement à l'ensemble des élus de l'assemblée nationale et du sénat qui vont être appelés à se prononcer sur une réforme constitutionnelle, afin de permettre de tenter d'éviter l'organisation d'un référendum sur le projet de mini traité européen dit : de Lisbonne, de s’opposer à cette réforme pour permettre aux citoyens de ce pays de se prononcer sur leur avenir.
En effet, le peuple a été appelé à se prononcer il y a trois ans sur un projet de constitution européenne ; les candidats aux élections législatives en 2007 et, particulièrement les candidats de gauche ainsi que les candidats à l'élection présidentielle se sont engagés devant leurs électeurs à respecter la position du peuple telle qu'elle avait été exprimée et à soumettre tout nouveau projet éventuel à une procédure référendaire.
Les élus de Veynes considèrent unanimement qu'il est préjudiciable à l'expression démocratique de laisser substituer au projet désavoué, un traité qui reprend l'essentiel de ce projet en tentant d’éviter cette voie référendaire.
Il est indispensable que le peuple soit appelé à décider de son devenir au sein de l'Europe par l'organisation d’un référendum relatif à ce traité modifié.
Il suffit que plus d’un tiers des élus de l'assemblée nationale et du sénat s’oppose à cette modification constitutionnelle pour que le gouvernement soit obligé de faire ratifier le projet de traité par voie référendaire.
Il est donc indispensable que tous nos élus nationaux, indépendamment de leur opinion personnelle sur le contenu du traité proposé, par respect à la fois pour leur engagement et pour l'ensemble des électeurs qu’ils représentent, votent contre le projet de réforme constitutionnelle afin de contraindre le gouvernement à la mise en place d'un référendum sur ce sujet.
Tel est l'objet de la présente motion qui sera adressée à l'ensemble des élus nationaux de notre région.
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