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31.07.2007
Service minimun: la loi inutile !
Le projet de loi sur « le dialogue social et la continuité du service public de transport » ou plus communément appelé « service minimum » est au cœur des discussions. Pour la Cgt, il ne répondra pas aux préoccupations des usagers.
L’exercice du droit constitutionnel de grève est déjà très encadré par plusieurs lois. Rien n’appelle aujourd’hui à un durcissement de la réglementation, d’autant qu’il est établi que la conflictualité a significativement baissé depuis dix ans dans les transports. Anne-Marie Idrac, présidente de la SNCF, avançait récemment qu’en 2006 le nombre de journées de grève par agent était passé de 1,44 à 0,79.
Selon les données des études de satisfaction de la clientèle et des données des organisations syndicales, les usagers placent les désagréments associés à la grève dans les transports après de nombreuses autres causes d’insatisfaction (sécurité, ponctualité, fréquence, confort). En effet en 2006, sur 6 043 incidents ayant donné lieu à des retards : 140 (2,3 %) étaient dus à des mouvements sociaux et 1728 (28,6 %) à des défaillances de matériels, la SNCF elle-même reconnaît que 70% des disfonctionnements sont dus à sa gestion interne.
La Cgt considère que plusieurs facteurs sont de nature à faire baisser la conflictualité et limiter la gène aux usagers : inspection du travail, médiateur, procédures d’arbitrage, commissions et conseils divers, loi du 10 août 1982 qui rend obligatoire la négociation pendant les cinq jours de préavis.
La Cgt a participé activement aux négociations dans les entreprises et les branches professionnelles sur des dispositifs d’amélioration du dialogue social : accord signé en 2004 à la Sncf, négociations sur le droit syndical à la Ratp, ou engagement important dans les négociations dans les transports urbains. La solution la plus simple consisterait à respecter et améliorer les dispositifs existants, plutôt que d’envisager la création d’une nouvelle instance qui n’a pas fait la preuve de sa pertinence dans les expériences étrangères.
L’amélioration du service public, priorité de la CGT et exigence des usagers et de leurs associations, passe par d’autres choix politiques, économiques et sociaux que se refusent à faire le gouvernement et la direction de la SNCF. Il y a pourtant urgence, notamment pour le fret SNCF.
Alors que dans quelques semaines devrait se tenir « un Grenelle de l’environnement », la stratégie de l’Etat et de la Sncf tournent radicalement le dos à une politique de volume en matière de fret ferroviaire seul susceptible d’établir un nouvel équilibre entre la route et le rail.
Nous ne laisserons pas toucher au droit de grève. Répondre aux besoins de transports pour les usagers, aux revendications des salariés, par un dialogue social efficace et reconnu est la clé de la baisse de la conflictualité et de la continuité du Service Public au quotidien.
PS:motion remise le 31 juillet au directeur de cabinet du préfet des HA.
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30.07.2007
La question de l'échec universitaire
Pendant longtemps et à juste titre, on a mis l'accent sur l'échec scolaire.
Cet échec scolaire, consistant, au-delà des redoublements, à sortir du système scolaire sans aucun diplôme n'a pas disparu. Son chiffre absolu stagne. Mais tout le monde sait que sa signification et ses effets ont radicalement changé par rapport à la période des Trente Glorieuses, période où la grande majorité des embauches sur emploi d'ouvriers ou d'employés se faisait sans aucun diplôme (à plus de 80%, rappelons le !). Aujourd'hui, se présenter sur le marché du travail en situation d'échec scolaire est tout simplement dramatique : les jeunes concernés sont nettement moins nombreux, encore que leur nombre ait cessé de régresser, mais pour eux la situation est considérablement plus difficile, avec la quasi-impossibilité de sortir de l'alternance entre chômage et (très) petits boulots.
Cette situation, pour le moins, est connue. On en parle dans les médias et les milieux politiques.
Mais pourquoi le silence est-il fait sur un phénomène désormais nettement plus massif : l'échec universitaire. Pourquoi ce thème ne figure-t-il pas en centre des discussions sur la future loi concernant les universités ?
Pourtant, tous ceux qui s'intéressent à l'enseignement supérieur le savent, et donc le silence à ce sujet est d'autant plus étrange.
Nous savons, depuis presque 10 ans :
- qu'il existe, parmi les élèves ayant obtenu leur bac et donc se présentant, de manière légitime, poursuivre des études universitaires (je laisse de côté le cas de bacs pro), un pourcentage très significatif de jeunes, qui non seulement ne maîtrisent pas les règles de l'orthographe, mais ne maîtrisent tout simplement pas l'usage écrit de la langue française. L'origine nationalitaire de ces jeunes ne joue qu'un rôle marginal face à ce phénomène massif.
- que les taux d'échec en première année, auxquels il faut désormais, depuis la réforme dite du LMD (licence, master, doctorat), ajouter ceux qui échouent en seconde année d'université, sont supérieurs à 50%, et ceci depuis un nombre élevé d'années. Cet échec peut se manifester par un abandon d'études ou par un échec aux examens. Mais le résultat est là. Si l'on tient compte des réorientations, les chiffres diminuent et les calculs deviennent plus difficiles, mais on est certain que plus d'un tiers des nouveaux étudiants sortiront, au bout de 1, voire 2, voire 3 ans d'études universitaires, sans aucun diplôme d'études supérieurs. Ils n'auront que leur bac en poche. S'il s'agissait d'ailleurs de conseiller de manière rationnelle, les parents et les élèves en fonction de l'accès futur à un emploi, il faudrait encourager une bonne partie des futurs lycéens à s'orienter vers la filière des bacs professionnels, ou, pour le moins, des bacs techniques. Mais comme ces filières sont "mal vues", il est très difficile pour des parents ou des jeunes de réaliser un tel choix de manière volontaire. Et il y a là une exigence qui a une signification sociétale profonde.
- Que l'importance réelle, mais non dite, non critiquée socialement et politiquement, de cet échec universitaire, a bien sûr été éprouvée et assimilée, à la fois par les jeunes et par les entreprises. Ce n'est pas parce qu'on ne parle pas d'un phénomène social, qu'il n'est pas vécu. Pour un jeune, n'avoir qu'un bac en poche, qui plus est : un bac général, est vécu comme un handicap majeur, voire une situation qui, insidieusement, se rapproche de l'échec scolaire. On sait par exemple qu'en 2003, pour des jeunes sortis du système universitaire entre 1998 et 2003 (enquête FQP de l'INSEE), seuls 60% des garçons qui ont abandonné les études supérieures avec uniquement le bac, ont fini par accéder à un emploi stable. Le reste se répartit entre emplois précaires, chômage et inactivité, et ceci, presque sans aucune perspective d'en sortir. Pour les filles, la situation est encore pire : elles ne sont que 52% à accéder à un emploi stable, avec 19% en emploi précaire, 14% au chômage et 15% en inactivité.
Quant aux entreprises, leur raisonnement est simple : pourquoi recruter un simple bachelier, alors qu'elle peut, pour le même salaire, recruter pour le moins le titulaire d'une licence ? Au train où vont les choses, l'accès à la grande majorité des emplois de niveau intermédiaire (au sens de la nomenclature de l'INSEE) va être réservée à des titulaires … de diplômes de niveau bac+5 !
En tendance, si l'on extrapole les chiffres, on pourrait en arriver à ce résultat très surprenant : les diplômes de niveau bac+5 deviendront, pour tous les emplois intermédiaires et supérieures, le diplôme à la fois de base et… le plus élevé requis !
Le plus élevé, car, pour accéder à un emploi, rien ne sert d'avoir un doctorat, signe négatif d'un étudiant "attardé" (attardé dans ses études et dans sa fuite devant l'épreuve de la confrontation au marché du travail, bien sûr, cela va de soi !). Situation qu'avec un peu d'humour noir on pourrait qualifier de cocasse : bientôt, pour les emplois intermédiaires et supérieurs, tout se jouera et se résoudra à bac +5 ! On imagine déjà la sauvage concurrence en termes de notoriété de chaque formation à ce niveau ! La concurrence va devenir féroce !
Comparons entre ce que valait le bac dans les années 50 et ce que vaut un diplôme de master aujourd'hui : où réside la différence ? Si, il existe une vraie différence : les jeunes, nécessairement, après 5 ans d'études universitaires, en savent plus et mieux que les anciens bacheliers. C'est certain. Et alors ? Pour quelle reconnaissance et pour quel effet concret ?
Mais le problème majeur n'est pas pour eux. Il est pour l'énorme majorité des étudiants qui n'atteindront pas ce diplôme de niveau bac+5. Au lieu d'attaquer le problème en face, avec la même rigueur et détermination que pour l'échec scolaire, et en mettant les entreprises face à ce que sont trop souvent leurs pratiques scandaleuses de recrutement, la seule solution que des responsables universitaires préconisent est d'"orienter" les étudiants vers des diplômes professionnalisant au niveau licence. La licence professionnelle d'aujourd'hui devient ce qu'était le CAP d'antan (et encore : les CAP, dans les années 50, avaient une réputation et une valeur beaucoup plus fortes, portés qu'ils étaient par un véritable milieu social considérablement plus solide et vivant que les actuels diplômes professionnels !)… Le discours tenu par les responsables universitaires (dont les pouvoirs, vus leurs mérites, vont s'accroître, eux qui ont perdu tout contact réel avec les étudiants) est à peu prêt le suivant : "mon brave jeune, et dans ton intérêt, il est bien meilleur de t'orienter vers une licence professionnelle, plutôt que vouloir d'entêter dans une filière générale. Tu trouveras beaucoup plus facilement un emploi". C'est ainsi qu'on forme une jeunesse purement opportuniste, sans ambition quant à sa connaissance du monde, et dès le départ, désabusée au sujet de ses propres capacités et de son devenir.
Dans cette affaire, la valorisation des savoirs et des disciplines scientifiques en prend un sale coup : l'université devient de moins en moins un lieu d'acquisition d'une compréhension du monde et d'acquisition d'un vrai savoir dans une discipline scientifique. Elle devient, pour la grande masse des étudiants, le lieu d'acquisition de "techniques" et de "méthodes pratiques" pour accéder directement à un emploi. Quelle ambition pour l'Université française et pour la jeunesse ! Quand à ceux qui auront le courage, presque suicidaire, de s'orienter vers un doctorat et la recherche, on ne peut que leur témoigner notre vive admiration, du moins en sciences humaines et sociales, là où ne compte même plus l'importance du "stock" des docteurs, par rapport aux rares emplois offerts. D'ailleurs, tout le monde le sait : c'est moins la valeur en soi de la thèse qui compte, que la qualité du "lobbying" qu'il sera possible de réaliser ensuite pour obtenir un poste.
En conclusion, puisqu'il y a, à l'occasion du projet de loi sur l'Université, ouverture d'un débat, il est peut être plus intéressant de discuter de manière sérieuse de l'échec universitaire que des futurs pouvoirs des Présidents d'Université.
Philippe Zarifian
Professeur de sociologie à l'Université de Marne la Vallée.-
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27.07.2007
Droit de grève
Le 31 juillet : Disons
"NON A LA REMISE EN CAUSE DU DROIT DE GREVE"
RV à 14h00 devant la Préfecture de Gap.
Ce jour là le projet de loi sur le service minimum sera examiné à l'Assemblée Nationale.
La CGT appelle à une journée d'action interprofessionnelle pour défendre le droit de grève. Cet appel à été relayé par :
- la Fédération des Cheminots
- la Fédération Mines Energie
- la Fédération de la Santé
- l'UGFF
- la fédération de la Chimie
- la Fédération du Commerce, etc...
L'UD CGT avec les syndicats des cheminots de Veynes et de Gap appelle à l'organisation de délégations de toutes les professions du public comme du privé devant la Préfecture à 14h00 : Conférence de Presse. Demande d'entrevue en Préfecture et dépot d'une motion.
Ce même jour des actions seront organisées dans chaque Préfecture à travers le pays et à Paris devant l'Assemblée Nationale.
16:38 Publié dans Au jour le jour... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Service minimum
F.Fillon confond démocratie et démagogie.
Le premier ministre, en exécuteur zélé des décisions sarkoziennes, a une obsession : « aller vite ! ». Tout en parlant quotidiennement dans les médias, de dialogue et de négociation, sans jamais prendre le temps de les organiser vraiment, Il veut faire avaliser par le Parlement, pendant la période estivale, tout un arsenal de projets de loi remettant profondément en cause, aussi bien dans l’entreprise que hors du travail, le système de protection sociale et les libertés publiques.
Avec le projet sur le service minimum, voulu aujourd'hui dans les transports, évoqué pour demain dans l'éducation nationale et pourquoi pas ensuite étendu à l'ensemble du salariat, une attaque décisive contre le droit de grève est déclenchée. Elle s’accompagne des grosses ficelles de mise en scène habituelles que sont les propos rassurants et surtout la division entre les usagers et les travailleurs.
Comme le dit Matignon, "il n'y a pas de sujet interdit quand il s'agit de rendre le meilleur service aux usagers".
Mais justement, de qui se moque-t-on ?
Des usagers qui manifestaient ce 18 juillet pour la modernisation de la ligne Béziers-Neussargues, après des années de lutte pour le développement des dessertes voyageurs nationales et régionales, la reprise d’un trafic marchandise et le ferroutage ?
Ou peut-être de ceux qui défendent leurs hôpitaux et maternités de proximités comme au Pertuis, à Ambert ou Qimperlé afin d'obtenir une égalité d'accès aux soins partout sur le territoire ?
A moins que ce ne soit des parents d'élèves qui vont de nouveau entrer en résistance contre les fermetures de classes à la rentrée de septembre, conséquences logiques des 17 000 postes que le gouvernement compte supprimer ?
Ou encore plus globalement des usagers de l'ensemble des services publics qui voient depuis plus de 20 ans disparaître cette garantie d'égalité et de solidarité que représente encore le service public, aux seuls motifs de rentabilité et de spéculation des groupes privés comme le démontrent par exemple les scandales de la tarification de l'eau ou des renseignements téléphoniques?
Les Collectifs de défense et de développement des services publics et donc les usagers qui les composent, aux côtés de salarié-e-s et d’élu-e-s, savent depuis longtemps que ce ne sont pas les grèves qui sont responsables de la détérioration du service rendu aux usagers ! Bien qu’elles leur coûtent chères, elles sont autant de signaux d'alarme lancés en désespoir de cause par les salarié-e-s aux gouvernants et aux dirigeants d’entreprises pour alerter sur les conséquences dramatiques des réductions de moyens et des abandons de missions que ces derniers ont décidés et dont l'ensemble des citoyen-ne-s, notamment les plus démuni-e-s, souffrent au quotidien !
La Convergence des collectifs appelle donc à se rassembler devant les préfectures, partout en France, le 31 juillet, date à laquelle la CGT appelle, ainsi que de nombreuses autres organisations, à une journée de mobilisation, juste avant le début de l'examen du projet de loi sur le service minimum à l’Assemblée Nationale.
Plus globalement, nous estimons nécessaire et urgent de FAIRE CONVERGER L’ENSEMBLE DES LUTTES pour l’existence et la qualité du service public, qu'il s'agisse des franchises médicales, de la directive postale, de l'ouverture du marché de l'énergie à la concurrence ou encore de l’éducation nationale et des transports.
Face à la démagogie, offrons un cadre unitaire avec l'ensemble des salariés des services publics et du privé, les usagers et les élus, pour affirmer qu'il ne peut y avoir de « République sans Service Public » !.
16:35 Publié dans Au jour le jour... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Quatre heures contre les franchises
La Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité est évidemment partie prenante du combat contre les franchises médicales
RETENEZ LA DATE DU 29 SEPTEMBRE 2007 et faites la connaître, svp, merci
Lieu et date vous seront communiqués utltérieurement : toutes les grandes villes sont concernées
et pour Paris, ce sera vraisemblablement le Gymnase Japy
Bien cordialement
Michel ANTONY & André LACHARD
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29 septembre 2007 : quatre heures contre les franchises et pour l'accès aux soins pour tous.
Professionnels du soin, syndicats, partis politiques, acteurs du monde associatif ou médico-social, mutualistes, représentants des usagers et /ou usagers du système de santé, nous nous mobilisons contre les franchises, pour l’accès aux soins de qualité et à la santé pour tous.
Nous refusons les franchises sur les soins, que veut mettre en place le nouveau gouvernement :
- Appliquer une franchise, c’est ne rien rembourser au patient en dessous d’un seuil annuel de dépenses proposé par le gouvernement et voté par le Parlement.
- Appliquer une franchise, même si elle épargnait les patients bénéficiaires de la CMU, c’est pénaliser les patients aux revenus les moins élevés, c’est aggraver les difficultés d’accès aux soins de ceux qui ne peuvent actuellement se payer une complémentaire, de ceux qui ne le pourront plus car le coût des complémentaires augmentera.
- Appliquer une franchise, c’est rendre impossible, en médecine générale, la pratique du tiers payant, alors que celui-ci est nécessaire pour l’accès aux soins des patients aux revenus les plus modestes.
- Appliquer une franchise, c’est dissuader les patients de se faire soigner pour des maladies apparemment peu sévères mais qui, faute de soins, risquent de s’aggraver ; c’est les inciter à reporter à plus tard les actes de prévention ; c’est l’inverse d’une politique cohérente de santé publique.
- Appliquer une franchise, c’est économiquement inefficace : les forfaits, mis en place ces dernières années, n’ont pas empêché l’accroissement des dépenses de soins car celles-ci sont concentrées sur un petit nombre de personnes à pathologies graves.
La franchise est sensée « responsabiliser » les patients, les membres du gouvernement le répètent constamment. C’est dire que pour eux, les Français sont irresponsables... Or, pour être responsable, il faudrait pouvoir s’orienter en connaissance de cause, bénéficier d’un système d’information claire sur l’organisation réelle du système de santé, sur les tarifs pratiqués, sur les pathologies et l’éducation à la santé. C’est loin d’être le cas en France.
La responsabilisation est donc un prétexte, les malades n’étant pas responsables de leurs maladies. La franchise est avant tout un système de pénalisation financière et de culpabilisation, notamment du malade pris en charge à 100%, du cancéreux, du dialysé, du diabétique, de l’accidenté du travail. Ce projet s'inscrit dans une « culture » des uns contre les autres, génératrice de haines sociales.
La question de la dépense de soins découle de décisions politiques sur l’organisation du système de soins, du mode de rémunération des professionnels, du type de formation qu’ils reçoivent (indépendante ou non notamment), de la mise en place d’actions de prévention et d’éducation à la santé, d’actions sur les conditions de vie des gens, sur la santé au travail et environnementale, sur le bien manger...
L’instauration de franchises, la généralisation des dépassements d'honoraires par la création d'un secteur optionnel, aboutirait à l’abandon progressif d’un système d’Assurance maladie solidaire, dans lequel chacun cotise selon son revenu et est soigné selon son état de santé ; ce serait la mise en place d’un système assurantiel privé favorable à la croissance des inégalités sociales de santé.
S’opposer aux franchises est le premier pas pour construire un système de santé plus juste.
Réussir la mobilisation du 29 septembre, c’est permettre ensuite, s’il n’y a pas abandon par le gouvernement de cette proposition injuste, d’engager, dans la deuxième quinzaine d’octobre, des manifestations décentralisées dans toute la France.
SIGNATAIRES DU COLLECTIF NATIONAL :
AMUF : Association des Médecins Urgentistes de France
Appel contre la Franchise
Association Nationale des Médecins Référents (AMedRef)
ATTAC France
Collectif « La Santé n'est pas une marchandise »
CDDSP75
CGT de l'administration centrale des Affaires sociales
Convergence Nationale des Collectifs de Défense et de Développement des Services publics
CoMéGas : Collectif des Médecins Généralistes pour l’Accès aux Soins
Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité
Fondation Copernic
FSU
LCR
Mars-Gauche républicaine
MRC
Parti Socialiste
PCF
Retraité(e)s Sud Solidaires de Loire-Atlantique et Vendée
Résistance sociale
SMG : Syndicat de la Médecine Générale
SNICS-FSU
UFAL: Union des Familles laïques
UNAM :Union Nationale Alternative Mutualiste
Union Syndicale SOLIDAIRES
Union Fédérale SUD Protection Sociale
Union fédérale Sud Santé Sociaux
UNGMS :Union Nationale des Groupements Mutualistes Solidaires
UNRPA : Union Nationale des Retraités et des personnes âgées
USP : Union Syndicale de la Psychiatrie
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Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité
Mairie de St Affrique 12400 - Site http://www.coordination-nationale.org - Postmaster@coordination-nationale.org
Coprésidents - Michel ANTONY et André LACHARD
Michel.Antony@wanadoo.fr - alachardsbesson@akeonet.com
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09:10 Publié dans Au jour le jour... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
St Affrique
Saint Affrique : une expérience à défendre et généraliser !!!
Toute la Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité, tous les citoyens et toutes les citoyennes, toutes les organisations oeuvrant pour un monde sanitaire plus démocratique, plus égalitaire et plus accessible sont concernés !!!!!
Ami(e)s de la presse, des Comités et collectifs et de toutes les organisations
Comme vous le savez, "le 19 juillet, à travers le quotidien national Le Parisien l’hôpital de Saint-Affrique était attaqué. Dans un article, intitulé : « Décès en série à l’hôpital de ST Affrique », une journaliste, dans un dossier non contradictoire, mettait en cause les compétences d’un médecin, mais aussi la sécurité de l'hôpital. On comprendra, dans le contexte politique d’aujourd’hui, ou les hôpitaux de proximité sont remis en cause, d’où vient le coup bas. A l'heure où Madame BACHELOT veut accélérer les restructurations, cette attaque n'est évidemment pas neutre ! Il faut discréditer l’expérimentation en court pour éviter qu'elle ne s'étende. En effet cette expérimentation (avec d'autres) permettrait de mettre en place en France un véritable service de santé de proximité, dont ne veulent pas les ultralibéraux et les pouvoirs en place. Le danger est présent et la fermeture de l'hôpital de Saint Affrique mettrait en danger tout le circuit de santé du bassin de vie concerné et créerait, à terme, un désert sanitaire supplémentaire, comme la France n'en connait que trop déjà. Après Ambert, Quimperlé, Pertuis, Clamecy... la vague de restructurations-suppressions généralisée depuis le plan Hôpital 2007 (et son successeur Hôpital 2012) est en train de s'accélerer, et comme toujours, en plein été, au moment où les mobilisations sont les plus difficiles à mener !!!
Les détracteurs des hôpitaux de proximité, comme de tous les autres services publics aujourd'hui menacés (écoles, postes, énergie, transports, tribunaux...) n’ont qu’une conception budgétaire, et le plus souvent idéologique du problème. L’hôpital de Saint-Affrique est un symbole fort dans la lutte pour une conception de santé égalitaire et de proximité et comme centre de résistance à la logique de centralisation libérale qui nous écrase.
A l'heure où nous amis saint affricains subissent un déluge médiatique sans avoir vraiment les moyens de le contrer, il est bon de rappeler que la Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité et les comités locaux défendent et défendront, comme nous avons su le faire par le passé, tous les bassins de vie, nos services de santé et notamment ceux de proximité qui correspondent aux besoins des populations locales, à notre vision citoyenne d’une vie solidaire ainsi qu'à notre conception d'un équitable aménagement du territoire.
Nous soutenons notre Comité de Défense de Saint Affrique et tous les collectifs saint affricains, ainsi que le collectif Aveyronnais de défense et de développement des services publics. Nous dénonçons avec eux cette volonté de nuire à cette expérimentation et nous demandons au ministre de la Santé de sanctionner lourdement l’auteur de cette désinformation.
Michel ANTONY et André LACHARD
Contacts sur Saint Affrique :
- le maire Alain FAUCONNIER : afauconnier@ville-saintaffrique.fr
- responsable du Comité : Pierre CHEVALLIER : pierre.chevallier3@wanadoo.fr
- responsable du Comité : François HABUDA : francois.habuda@wanadoo.fr>
- responsable du Comité : Isabelle TREPS : ijk.treps@wanadoo.fr
09:08 Publié dans Au jour le jour... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Le droit de grève n'est pas négociable !
L'objectif final de Sarkozy avec le "service minimum" c'est d'interdire le droit de grève dans les entreprises. Le pot –aux -roses ? Le voici : "A celui qui est contre la grève obligatoire imposée par une minorité, je propose la démocratie par l'organisation obligatoire d'un vote à bulletin secret dans les huit jours qui suivront tout déclenchement d'un mouvement social." (N.Sarkozy, Agen, le 22 juin 2006). "Ces nouvelles règles s'appliqueront d'abord dans les entreprises en charge d'un service public, dans les universités et dans les administrations.". (Xavier Bertrand à La Tribune, le 29 janvier 2007). "Le vote à bulletin secret commencerait par le service public et pourrait être élargi au privé d'une manière générale." (Rachida Dati, 1° février).
Ils nous parlent de "démocratie", mais la réalité du marché du travail, c'est l'obligation de vendre sa force de travail ou d'être chômeur, obligation imposée par une minorité : la minorité capitaliste. Sa conséquence dans l'entreprise, c'est tout le pouvoir au patron. Toute grève véritable est une grève imposée contre cet ordre de choses : cela ne se fait jamais sans choc. Les piquets de grève sont souvent la condition pour que la majorité puisse, comme elle le souhaite, faire grève. Et cela, beaucoup de jeunes, dans leurs lycées, leurs facultés, leurs IUT, l'ont appris aussi dans la lutte contre le CPE en 2006. Sans piquets, jamais cette victoire de la démocratie qu'a été le retrait du CPE n'aurait été arrachée. Si on les laisse faire, ils ne s'arrêteront pas là.
En Grande-Bretagne, Thatcher a imposé le vote secret, sous contrôle d'huissier, avant toute grève, interdit les grèves interprofessionnelles et les grèves de solidarité. Au XIX° siècle le droit de grève a été arraché par des grèves illégales et violentes et ne l'aurait jamais été autrement. Il est désormais un droit constitutionnel, même si c’est un droit qui est toujours aussi difficile à mettre en oeuvre, particulièrement pour les salariés du privé.
Le plan du gouvernement est clair. 1°) Instaurer "dans la concertation" le service minimum dans les transports et les établissements scolaires, avant fin 2007 au moins pour les transports, en ne parlant pas trop de leur projet contre les travailleurs du privé pour diviser entre public et privé. Selon les propres statistiques de la SNCF, 3% des trains non pris sont dus à des grèves. Moins il y aura de grèves, plus les trains arriveront en retard, car les atteintes au service public se multiplieront. 2°) En 2008, s'ils en ont réuni ainsi les conditions juridiques, ils pourront essayer de briser une éventuelle grève des conducteurs de trains pour défendre leur régime de retraite, dernier bastion avec les électriciens et les gaziers du droit aux 37,5 annuités de cotisations : ils pourront tenter de réquisitionner et de licencier les récalcitrants. 3°) Ayant ainsi modifié le rapport de force social, ils imposeront alors, courant 2008, le "contrat unique" de travail facilitant les licenciements dans toutes les entreprises et verrouilleront le droit de grève partout, pour imposer la dictature complète dans les boites. Mais ils savent qu'en réalité ils sont minoritaires pour faire cela, ils savent que les salariés seront décidés à se battre et ils craignent qu'un affrontement sur le droit de grève devienne un choc frontal dans lequel ce sera soit la classe ouvrière française qui sera défaite, soit Sarkozy.
Le droit de grève n'est pas négociable. Le service minimum imposé par la loi c'est mettre le doigt ans l'engrenage de sa destruction. Par conséquent, nous demandons aux organisations CGT, FO, CFDT, FSU, UNSA CFTC, CGC, Solidaires d'exiger le retrait du projet sur le service minimum et la remise en cause du droit de grève et sur cette base développer des initiatives de lutte dans l'unité syndicale la plus large.
Hélène FRANCO (secrétaire générale du Syndicat de la Magistrature), Christian BARLO (secrétaire général de la CGT CELM, 83500*), Jean-François CHALOT (EPA FSU*), François FERRETTE (membre du bureau national du SNASUB-FSU*), Yann LEGUET (élu CDFN FSU et CAN SNASUB), Stéphane FUSTEC (secrétaire adjoint de l’US CGT commerce et services, 75*), Vincent PRESUMEY (secrétaire départemental de la FSU, 03), Jean-François ADAM (Union Syndicale Solidaires Paris), Henri AMADEI (Emancipation au SNESup-FSU), Emile FABROL (membre de la CE de l'UFICT-CGT des Services Publics), Claude LUCHETTA (responsable SNES-FSU Haute-Loire), Fabien GALLET (responsable SUD-Education et Solidaires, Ardèche) Michel TOMMASINI (CE UD CGT Vosges), UDAS (Union des Alternatives Syndicales), Sylvie BONNIN (responsable territoriaux FO, Allier), Henri CHAPEL (délégué syndical CGT commerce et services), Edouard MARTIN (secrétaire du SNES lycée de Millau, Aveyron), Olivier DELBEKE (secrétaire adjoint CGT OM IGN*), Mayeul CHAMUSSY (Communaux CGT Grenoble), Rémi LOVATI (Syndicaliste CGT OM IGN), Magali ESCOT (CGT Marseille), Christian LANGUILLE (syndiqué SNAD CGT Paris), Rémy JANNEAU (SNESup), Dani MOLINES (SNES Aix-Marseille /FSU 13), Richard NEUVILLE (SNU TEFI-FSU Ardèche), Boualem SNAOUI (enseignant CGT 95), S. PLISSON (étudiante salariée AGEL FSU Limoges), Joss ROVELAS (adhérent SUD PTT, responsable d’association), David NOËL (Professeur d'histoire-géographie, SUD Education 59/62), Pascal DIDIER (SUD éduc Nancy), Marie Noëlle RIBONI (professeur, syndiquée à SUD éducation), André BARNOIN (retraité France télécom, militant CGT), Marcel BAKULI (militant CGT), Hyacinthe ROBERT (ex conseiller Prud’hommes, 06580 Pegomas), FSE Paris I-IV, Jean-Baptiste MARTINI (président de l’AGEP-FSE, Aix-Marseille), PSL (Pour un syndicalisme de lutte, tendance de la FSU), CILCA (Courant Intersyndical Lutte de Classe Antibureaucratique), Sylvie BARENFELD (militante PS Paris 12), Arnaud DURAND (enseignant, Collectif Antilibéral de Gauche d'Avranches, syndiqué CGT sensibilité Ecologiste et Antinucléaire), Pascal SACAU (leader syndical national réintégré à GAN Assurances), MARIUS (Adhérent ATTAC Alpes Maritimes N° X0038132), Amaury COUDERC (ex-maire et conseiller régional, animateur de « Rassembler à gauche »), Enzo D’AVIOLO, Christine DELPHY, Alain LACROIX (chauffeur de car à mi temps), Claude MONNIER (ouvrier retraité), Philippe COMMARET (professeur d’EPS, TZR Aveyron), Antoine MOURAT (ATER à l’Université d’Orléans), Françoise SALMON (enseignante), Sylvie PRALONG (enseignante, Montauban 82), Philippe KAUFMANN (enseignant 07200 Aubenas), Charles GILBERT (professeur retraité, Carpentras), Jean Charles ALBERT (instituteur retraité, membre de la LCR, La Seyne Sur Mer), Jean POUSSIN (ancien syndicaliste FO, ancien délégué syndical), Daniel ALLONCLE (ancien syndicaliste), Nathalie BONIS (secrétaire commerciale), Natacha SOMMER (chargée d’opérations), Joan-Leslie JAKOBOWSKI (artiste), Yvonne MIGNOT LEFEBVRE (chercheur CNRS, Paris 20e), Catherine LEVY (sociologue CNRS, retraitée), Patrick GUMEZ (retraité des ouvriers d’Etat), Maurice BISSEY (ingénieur diplômé de l’ENSA, retraité, Lyon), Oristelle BONIS (traductrice), Lucien VENTRE (retraité défense), Natacha CHETCUTI (doctorante en sociologie, EHSS Paris), Simon CARET (étudiant science po, Rennes), Billy FEREOL (étudiant), Marie-Odile PERY.
Pour vous joindre à cet appel : envoyer nom, prénom et qualité à : syndicalisme@le-militant.org
(*) Les appartenances sont mentionnées uniquement pour indentification. Bien entendu les diverses instances syndicales qui prendraient connaissance de ce texte et en partageraient les orientations sont vivement invitées à le co-signer.
09:00 Publié dans Au jour le jour... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22.07.2007
Et maintenant à gauche !
Voir ICI article de Politis.
18:56 Publié dans Au jour le jour... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Droit de grève
L’attaque contre le droit de grève prend de l’ampleur.. et contre tout le code du travail !
La méthode de Fillon c’est d’essayer de pervertir, de manipuler progressivement, pour mieux les asphyxier, les réflexes de défense des droits sociaux élémentaires.
C’est bien Fillon qui a dit : « on ne peut pas remettre en cause les 35 h tout de suite, les esprits ne sont pas mûrs, ce sera pour la législature suivante ».
Il fait pareil pour le droit de grève, il prétend s’appuyer sur la défense des usagers contre les cheminots, et puis, il parle d’étendre cela aux enseignants : il teste.
Pour arriver à ses fins, Fillon est obligé de mentir et d’aller, masqué, pas à pas : sa loi contre le droit de grève, ce n’est pas pour défendre, comme il le prétend, les usagers ou les parents d’élèves contre les cheminots et les profs, au contraire c’est pour empêcher les cheminots et les enseignants de défendre les usagers et les parents d’élèves.
Chacun sait que seulement 2 % des dysfonctionnements des transports proviennent des grèves, et 98 % de l’insuffisance des services publics ( investissements, effectifs, matériels,…). Pareil à l’école, où Fillon, aux dernières nouvelles, veut supprimer 17 000 postes. (Forcément, il faut compenser les 15 milliards de remises d’impôt accordées aux familles les plus riches !)
Fillon commence par exiger que les grévistes et non grévistes se « dénoncent » à leurs directions hiérarchiques 48 h avant la grève ! Imaginez les ravages d’une telle loi : celui qui se déclare risque les pressions les pires, celui qui ne se déclare pas, ne peut se raviser, et on n’a pas le droit libre d’hésiter !
Puis, il exige qu’ils votent à bulletins secrets, au bout de huit jours de grève… Imaginez le moyen de pression, de chantage patronal !
Cela, pas seulement pour le secteur public mais pour toutes les entreprises !
Car, à partir des cheminots, Fillon, en plein été, est passé aux enseignants, et des enseignants, il est passé aux 16 millions de salariés du privé.
On n’en est plus à assurer le service minimum dans les transports, on en est à une atteinte généralisée contre le droit constitutionnel de grève.
C’est le dessus et le dessous de l’iceberg, tout cela ne concerne en fait plus du tout le « service minimum » : cela concerne tous les métiers et le droit de grève en général…
Le rejet de cette atteinte fondamentale, anticonstitutionnelle, au droit de grève doit donc être le fait de toutes les catégories de salariés…
Ne pas se laisser saucissonner, comme Fillon l’a fait sur les retraites, en opposant privé et public, 37 et 40 annuités, pour ensuite tirer cers 41 et 42 annuités : sa méthode est la plus virulente, la plus perverse pour mettre à bas l’édifice de notre droit social et de notre droit du travail.
Il veut aussi supprimer le « premier tour » des élections professionnelles réservé aux syndicats : il facilitera avec un seul tour, les officines para syndicales, anti-syndicales, créées par les patrons eux mêmes.
Il veut aussi restaurer le travail dominical interdit à l’unanimité depuis 1906…
Il veut et cela rôde secrètement derrière tout cela, ré écrire totalement un nouveau code du travail, cent ans de reculs, qui entrera en vigueur pour sa partie législative le 1er septembre 2007, pour ses parties réglementaires les 1er janvier et 1er mars 2008.
Unité intersyndicale public et privé, en défense des droits fondamentaux des salariés !
Gérard Filoche, D&S le 18 juillet 07
PS : une pensée particulière pour les “jaunes” ex socialistes qui, au gouvernement, cautionnent cela, et ce n’est qu’un début...
18:49 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14.07.2007
Lettre du courant UNIR de la LCR
Le courant UNIR de la LCR s'est adressé au secrétariat de la coordination nationale des collectifs.LIRE ICI cette lettre.
13:46 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

