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29.10.2007

Déclaration des CPAM d'Ile-de-France

Les Présidents des CPAM d'Ile-de-France ont examiné le projet de loi de financement de la Sécurité Sociale pour 2008.

Certaines de ces dispositions suscitent de vives inquiétudes. Ainsi, ils se déclarent totalement opposés à la mise en œuvre des franchises sur les boîtes de médicaments, les actes paramédicaux et les transports sanitaires, même si celles ci se trouvent plafonnées. Ces mesures s'avèrent iniques pour les personnes à revenu modeste, particulièrement les malades. Ils désapprouvent ces dispositions pénalisantes à l'égard des assurés sociaux, dont la mise en œuvre n'aboutira pas à un retour à l'équilibre des comptes de l'Assurance Maladie.

Attachés au système de protection sociale, les Présidents qui ne méconnaissent pas les difficultés actuelles de financement, condamnent l'instauration de ces franchises qui mettent en cause le droit à la santé et à l'accès aux soins pour tous. Cette logique constitue une rupture grave du principe de solidarité, valeur fondatrice de la Sécurité Sociale.

Les Présidents déplorent que toutes ces mesures d'application immédiate, décidées depuis 2004, aient été essentiellement prises à l'encontre des assurés sociaux.

Ils tiennent à rappeler leur attachement à une Sécurité Sociale Solidaire, Universelle et Obligatoire. Sa sauvegarde passe inéluctablement par la responsabilité de l'ensemble des acteurs et il convient de trouver des moyens de son financement juste et équitable dans le respect du principe fondateur "chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins.

Fait à Paris, le 31 octobre 2007

Commentaires

La France occupant le 5 rang des pays dit développé avec un PIB qui ne cesse d'augmenter, n'aurait pas les moyens de soigner sa population selon le principe fondateur "chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins".
Le remboursement des exonérations de charges faites au patronat, la reduction du budget militaire, une vrai lutte contre le chomage voilà de vrais pistes pour permettre des budgets envers la population qui prennent en compte les besoins de la population.

Ecrit par : le migout des Alpes | 30.10.2007

Le dire ouvertement aussi clairement,c'est une bonne et excellente chose.

Mais pour faire admettre cette déclaration, qui a l'air d'être consensuelle.

Ils ont une occasion pour se faire entendre et soumettre la reflexion aux français ,y compris eux (CPAM) tous ensemble le 13 Novembre sur le bitume.

Sinon ,c'est un avis sans suite,qui tombe à la verticale dans la corbeille du ministre.

Ecrit par : nour | 01.11.2007

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