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17.10.2007

Centrale solaire à Aspres

Le conseil général des HA a adopté le 16 octobre à l'unanimité le projet de centrale solaire à Aspres.Dans le cadre de la nécessaire transparence je vous comunique ci-aprés le texte que l'on m'a transmis (jc Eyraud):
quelques informations concernant le projet de miroirs solaires à Aspres

On ne peut pas dire que la préparation de ce projet soit un modèle de transparence. En effet d’après les informations recueillis, ce serait Victor Berenguel qui aurait présenté Marc Benmaraze à Christian Séard…
Suite à cette présentation de mardi, ce Monsieur Benmaraze donne une impression malsaine de "poudre aux yeux" et on ne peut pas dire que son projet soit bien clair.
Depuis le début de cette "affaire", les chiffres et indications techniques qui nous sont communiqués sont, d’une fois sur l’autre, contradictoires. Toutes ces contradictions ne sont, malheureusement pas relevés par la presse locale.
Par exemple
 Cette centrale devrait avoir une capacité équivalent à la centrale de Serre Ponçon : Pour info prévision à Aspres 20 Mégawats, Serre Ponçon (Unité d’Espinasses plus unité de Curbans) 540 Mégawats. Cherchez l’erreur… !
 Prévisionnel de 30 salariés pour la partie production. Pour info les 540 Mégawats de Serre Ponçon sont produits avec 17 salariés. Quel sera le prix réel de production du kilowatt/heures avec autant d’emplois ???
 Annonce du partenariat avec le CNRS : apparemment c’est la société Solar Euromed qui paye un membre du CNRS pour monter ce projet… Ce n’est donc pas le CNRS qui est demandeur.
 Au début de cette affaire Christian Séard annonçait la caution de CAPENERGIES et de l’ADEME. Après vérification cela est faux. La preuve c’est que ils ont étés obligés de demander par la suite une étude de CAPENERGIES. Encore un autre mensonge…
Pour mémoire
Les activités déjà en place sur l’aérodrome du Chevalet
 Association Aéronautique d’Aspres : aéroclub vol à voile responsable du fonctionnement des activités par l’intermédiaire d’une délégation de gestion.
 IUT Pôle Universitaire de Gap de l’Université d’Aix en Provence : Formation Maintenance Aéronautique
 Bleu Alpin : aéroclub ULM
 Alp’Air : école de pilotage ULM installée sur cet emplacement en 2006 grâce à l’aide du Conseil Général !!!
 Ressources Parapente : école de formation parapente
Les activités en cours d’installation dans le cadre d’Excell Air
 ACV AéroService : société d’ingénierie et de maintenance aéronautique
 APAME : Association pour la Promotion et le Développement des Aéronefs à Motorisation Electrique
 ELECTRAVIA : société chargée de la production des motorisations électriques
Dans le cadre de toutes ces activités c’est à ce jour environ 40 machines qui sont basés sur l’aérodrome.
Pour quelles raisons cette annonce laisse un grand sentiment d’injustice ?
A l’origine, la société ACV Aéroservice et l’Aéroclub BLEU ALPIN étaient basés sur l’aérodrome de Tallard. Depuis la mise en place du Pôle d’Excellence Rural "Excell Air", et après plusieurs dossiers infructueux pour implanter une structure sur Tallard, le Conseil Général a conseillé à ces deux entités de déménager car c’est sur l’aérodrome du Chevalet que devait se développer ce type d’activité. L’effort a été fait et il a fallut 2 ans pour arriver à mettre en place un dossier d’implantation d’une structure bâtie pour pouvoir accueillir 1 société en place, 1 association ainsi que la future société qui ne pouvait pas démarrer en l’absence de cette infrastructure. C’est 4 jours avant la signature de ce dossier que l’annonce de centrale solaire est sortie du chapeau. Cela veut dire que Monsieur Christian Séard a laissé faire toutes ces démarches qui ont coutés beaucoup de temps et d’argent à ACV, alors qu’il préparait ce dossier dans le plus grand secret.
Il est à noter que la société ACV Aéro Service n’ayant toujours pas d’installation disponible travaille depuis deux ans dans un hangar situé à Saint Pierre d’Argençon. C’est par la route (4 km) que les machines (avions, ULM…) en construction ou en maintenance rejoignent le terrain et sont remontées avant essais. D’où l’urgence d’un hangar sur place…
Cette société, en partenariat avec l’association APAME travaille sur le projet de motorisation électrique. Le 25 aout dernier le premier ULM électrique français a volé à Aspres, réalisant par la même occasion un record mondial de durée avec ce type de motorisation. Les américains avaient réussis à voler 6 minutes, alors qu’à Aspres il a été réalisé un vol de 22 minutes comprenant 7 décollages … !
Cette opération doit très prochainement (environ 1 mois) faire voler le premier avion électrique du monde… !
Tout ceci n’est bien entendu pas fait dans un but de loisir. Le but était d’installer dans ce hangar, une société (ELECTRAVIA) à des fins de production. Prévisionnel : environ 20 emplois sous 2 ans.
Résultat de cette situation : la société ACV qui faisait vivre 4 personnes (1 gérant et 3 salariés) vient de débaucher 1 salarié car, le simple effet d’annonce de la fermeture du terrain, et donc, de la non construction du hangar, lui a fait perdre un gros client. Celui-ci a perdu confiance en la capacité de survie étant donné la situation.
Il est à noter que le projet de motorisation électrique, soutenue par le pôle de Compétitivité PEGASE, a gagné le Concours National d’aide à la Création d’Entreprise Innovante avec Félicitations du jury. Prix remis par Valérie Peccresse en personne. Pour info, le projet Solar Euromed a été présenté à ce même concours l’année dernière et il a été refusé.
Cherchez l’erreur.
ACV n’aura pas la capacité financière de supporter un nouveau déménagement.
Il est beaucoup plus facile de trouver un emplacement pour installer des miroirs que pour installer un aérodrome.
A noter que cet aérodrome faisait parti du patrimoine aéronautique national. Création militaire en 1930.
Il est évident que la filière aérienne n'est pas contre un projet sur les énergies renouvelables. La preuve c’est qu'elle travail déjà dans ce sens.
Mais pourquoi détruire ce qui existe ?

Commentaires

Pourquoi détruire l'aérodrome? Il ya tant de place à coté.
Vous n'honorez pas le socialisme en vous comportant en idéologue; le prétexte solaire ne doit pas servir à faire n'importe quoi.

Ecrit par : mangold | 04.11.2007

Oui je partage votre analyse,c'est bien pour ça que j'ai publié ce texte, car je suis contre la destruction de l'aérodrome d'Aspres.Je pense que le solaire a toute sa place dans les HA,en le faisant cohabiter avec la filiére aérienne.

Ecrit par : Eyraud JC | 04.11.2007

Pour réagir au texte « Centrale solaire à Aspres » du 17.10 :

Beaucoup des faits énoncés dans ce texte sont exacts. Cependant les commentaires et les interprétations qu’ils induisent sont beaucoup plus sujets à caution :

- La confidentialité qui a prévalu à l’origine du projet solaire était du fait de l’industriel et non du conseil Général. Cette confidentialité a fait suspecté par la suite ceux qui se sont exprimés sur ce dossier de « menteurs », sans que ce soit justifié… ;
- Le dossier peut être bon ou moins bon, mais n’est pas de la « poudre aux yeux » : les choix technologiques ne pourront être arrêtés que lorsque des données techniques seront connues : lieu d’implantation, nombre d’heures de turbinage autorisées, prix de vente du kW… Le dossier prévoit une production de 12 à 20 MW en fonction de ces éléments, et a été affiché comme tel dès l’origine. Ce que disent la presse ou des particuliers n’est pas forcément ce qui est dans le dossier…
- Même s’il est difficile de juger de la qualité économique du projet industriel, le fait que le CNRS – PROMES y soit associé (et non « acheté » comme le laisse croire le texte), ainsi qu’Alsthom et Bertin Technologies laisse présager d’une certaine assise, sinon d’une certaine solidité. Depuis, l’Etat a « mené son enquête » dans ce domaine, et les autorisations obtenues dernièrement par Benmarraze au Ministère de l’industrie (5000 h de turbinage entre autres) inclinent à penser que tout ça est un peu sérieux… Le passage du projet à Capenergies et l’Ademe dépendait des conditions techniques à définir, et ne pouvait l’être avant que des réponses à la fois ministérielles et locales permettent de présenter le dossier. Il n’y a là aucun « mensonge »…
- Comparer le nombre d’emplois de Serre-ponçon à celui de la centrale solaire est un peu fallacieux : les technologies mises en œuvre étant très différentes, on ne fera pas une règle de trois. Par contre, ce qui n’est pas évoqué et qui est le plus important, ce sont les 10 emplois de recherche-développement, essentiellement sur du « Dish-stirling » qui peut révolutionner la production d’énergie (décentralisation, production d’hydrogène…).
- Enfin sur la localisation au Chevalet réside le un vrai problème : c’est surtout ACV (qui n’est qu’un opérateur faisant partie de l’APAME (qui n’est pas sur Aspres !) et qui portera Electravia : ce ne sont pas 3 entités distinctes implantées sur le Chevalet) qu’il convient de conserver par rapport à son potentiel en « aéronautique verte » et en emplois. C’est la raison des études actuelles sur des « sites de repli » pour la centrale solaire ailleurs mais autour du Chevalet, les autres activités (Bleu alpin, Alp’air, AAA) pouvant être éventuellement transférables. Quand à l’IUT, il ne fonctionne (malheureusement) pratiquement plus… L’objectif est bien de garder ACV en ne laissant pas « filer » la centrale solaire… En cela réside la grosse difficulté aujourd’hui, qu’il faut travailler à résoudre hors des polémiques nauséabondes par les discussions entre les acteurs et les collectivités locales qui permettront de « ne rien perdre mais ne rien rater »…

Je m’exprime ici comme citoyen croyant connaître un peu les questions énergétiques (sans prétention) ; mon rôle n’est ni de soutenir le Conseil Général, ni un industriel que je ne connais pas. Mais enfin, sur la problématique générale de l’implantation de cette usine dans le Buëch, il faut bien rappeler quelques vérités élémentaires, et il faut savoir ce que l’on veut : sur les questions écologiques ce dossier va dans le sens de la préservation de la planète toute entière. Sans doute des oppositions « environnementales » s’exprimeront-elles, mais jouent contre le camp de l’écologie. Dans 30 ans le solaire de puissance sera (heureusement, il faut l’espérer) une réalité incontournable, et ces considérations sembleront puériles… Un article paru récemment dans le « Monde » montre que l’on va dans le sens de l’histoire : les allemands prévoient ce type d’équipement d’avenir dans le Sahara. Si l’on pouvait marquer le territoire du Buëch comme emblématique de la filière française dans ce domaine, ce serait quand même formidable ! Parce qu’enfin, sur les questions du développement économique, qu’espérer installer comme industrie importante dans cette vallée dont tout le monde se fout ? Ce n’est pas en cultivant des logiques d’affrontement stériles qu’on participera à avancer : faire des propositions sera plus efficace en la matière que des jugements à coup de sabre… Sinon on va encore laisser filer une superbe opportunité parce qu’on n’aura pas su être efficaces, ou surtout trop conservateurs et frileux…

Bruno Faure, Novembre 2007.

Ecrit par : bruno faure | 02.12.2007

merci pour ces riches infos bruno...
plus on est nombreux à réfléchir moins on simplifie...
à+
laurent

Ecrit par : Laurent Eyraud | 11.12.2007

Plus d'informations sur l'électricité thermosolaire :
www.trec-france.org

Ecrit par : Michel | 29.04.2008

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